‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 337 sur 355 · OO^CO · texte numérisé non relu

OO^CO

A cette porte hospitalière, Que la Charité vient d'ouvrir, On heurte, et la ruche escholière Suspend un instant son plaisir.

Fatigué par un long chemin, Un pauvre enfant de Normandie Frappe d'une tremblante main.

Et tout inquiet écoute et prie.

« Tu viens à nous avec raison, »

Dit une voix joyeuse et claire,

« D'Hàrcourt t'accueille ; en sa maison

Toujours l'eacholier trouve un frère!

« Sous notre toit chaque escholier Travaille au profit de la France.

Avec nous tu viendras prier ; Nos chants berceront ta souffrance !

« Car le Dieu qu'ici l'on révère Au cœur nous mit un double amour :

Aux études, à la prière, Il nous invite tour à tour.

« Viens, & l'abri de ces grands murs, Ame, de science altérée, Écouter auprès d'amis sûrs Du maître la voix inspirée.

« Des flancs de la montagne sainte La source abondante jaillit ; Frère, viens y puiser sans crainte, Au nom d'HARCOUBT qui te bénit ! >

Ho» ego versiculos fed, ferat unus honorem,

G. BOCHBGBOBSB, PklQT.

27 janvier 1891.

Page 1