‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 350 sur 355 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

Un oubli involontaire nous a empêché de signaler à la page 399 que, sous le provisorat de He Louvel, parmi les maîtres du collège d'HARCouRT, on comptait des Oratoriens, comme en témoigne un bulletin de notes de l'élève Nau, en 1777, signé des maîtres Paqnelin et BouYTon, avec la mention de l'Oratoire, On trouvera cette pièce à la page 707 de nos documents annexes, avec la quittance d'un trimestre de pension du même élève, en 1682.

A la page 430, nous parlons du serment civique prêté, en février 1790, par les élèves du collège accompagnés du proviseur Duval. Remarquons, à ce sujet, qu'il ne s'agit pas du serment à la Constitution civile du clergé, qui ne fut exigé qu'à la fin de 1790. Le serment civique de fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi ne contenait rien de répréhensible, tandis que le serment à la Constitution civile du clergé était inacceptable pour une conscience catholique parce qu'il impliquait la violation des lois de l'Église. Un rapport de l'époque constate que onze professeurs du collège d'HARCouRT refusèrent de prêter ce serment schisma tique; le sous-principal Lécrivain et cinq professeurs seulement s'y soumirent. Pour expliquer cette défection, il ne faut pas oublier qu'à cette époque, il y avait, par suite de ^agrégation, un nombre assez considérable de professeurs laïques dans les collèges de l'Université.

A la page 456, ajouter le nom de Ambroise Lefébure, bibliothécaire en 1793.

Inauguration du lycée Voltaire le 13 juillet 189t. — Nous lisons dans le Petit Moniteur qu'après avoir visité les bâtiments de ce Lycée, M. le Président de la République s'est arrêté dans l'appartement de M. le Proviseur : a Je vous félicite Monsieur, dit M. Carnot à M. Taboureux, d'être si bien logé. Vos élèves doivent se trouver ici très heureux, et les études leur seront rendues plus faciles, sans doute. » — « Où est le temps, ajoute M. Floquet, où élève du lycée Saint-Louis, je grattais de l'ongle les murs noirs de moississure et d'humidité? »

Nous espérons que cette parole de M. le Président de la Chambre, tout en évoquant, sous des couleurs un peu chargées, le souvenir d'un passé que rien ne rappelle aujourd'hui, attirera néanmoins la sollicitude de l'Administration sur les projets d'assainissement du lycée Saint-Louis, dont nous avons dit un mot à la page 491.

A la page 538, nous aurions dû aussi rappeler, avec le Journal officiel du 16 juin 1871, qu'après la Guerre et la Commune, la population scolaire avait à peu prés disparu. Il en résulta que la situation financière des lycées fut compromise au point qu'il fallut imposer, pendant quelque temps, aux professeurs, une réduction de traitement1.

À la page 542, ajouter à la liste des médecins le Dr Maigne, 1840.

A la page 548, nous avons reproduit les trois costumes donnés aux élèves des collèges et lycées de l'Université depuis 18122 jusqu'à la dernière transformation en 1890 : le frac, la tunique et la redingote.

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