Le titre de docteur en médecine ne date que de
5. Commentaires manuscrits de la Faculté de médecine, t. Ier, que son très obligeant bibliothécaire, M. le D* Gorlieu, m'a communiqués.
nons aussi par l'historien des médecins des rois de France qu'il fut pendant plusieurs années revêtu, dans la faculté, du titre d'antiquior magister. C'était, dit le Dr Corlieu', Y ancien des écoles, c'est-à-dire le plus anciennement reçu parmi tous les docteurs régents. Il était l'objet de la vénération de tous ses collègues ; à son entrée dans l'école tous se levaient, et les appariteurs allaient avec leurs masses à sa rencontre. En l'absence du Doyen, il pouvait, à la demande d'un docteur, convoquer la faculté et la présider. Nous avons vu quelque chose d'analogue pour Yantiquior deh Nation de Normandie*. Telle était la situation de Thomas de Saint-Pierre. Aussi a-t-on dit qu'il jouissait à son époque d'une réputation méritée par ses talents, son caractère et les hautes fonctions qu'il remplissait, soit dans la faculté, soit à la Cour de France*. Guillebert de Metz conûrme cet éloge en mentionnant Thomas de Saint-Pierre comme la plus grande célébrité médicale du commencement du xv* siècle *.
Nous savons par une fondation d'obit de Jean Bontin • que sous le provisorat de Thomas de Saint-Pierre, en 1384, le collège d'HARcouRT était en état de prospérité.
En ce qui concerne le personnel, nous le trouvons à peu près au complet. On en peut juger par la nomenclature des signataires de l'acte de 1384.
Thomas de Saint-Pierre, proviseur.
Gilles Labbb, professeur de théologie.
Robert Chardon, prieur et procureur des théologiens.
Jean Trop Hardi, procureur des Ar tiens.
Guillaume Du jardin, bachelier en théologie.
1. Vanciennè faculté de médecine de Paris, p. 93. Nous reproduisons au frontispice de ce chapitre la façade de ce monument, d'après ce curieux ourrage (Paris, 1887, V™ Adr. Delahaye et E. Lecrosnier.)