DÉCORATION EXTERIEURE
sentaient des allégories analogues, dont les attributs divers décoraient le dessous des niches et les pendentifs, entre les chapiteaux des colonnes.
Les bas-reliefs de la façade principale, représentant ÏÉloquence et la Philosophie, avaient été exécutés par Ottin.
Les bas-reliefs représentant la Peintiwe et la Musique étaient dus à Jouffroy.
Dantan aîné avait sculpté deux bas-reliefs à l'une des archivoltes du pavillon Saint-Jean; Simart, également deux aux archivoltes du pavillon Ouest, au deuxième étage; Seurre, deux, aux archivoltes du rez-de-chaussée du pavillon Ouest; Brian jeune, deux, aux archivoltes d'un des pavillons neufs. Chacun de ces artistes avait reçu pour ce travail, exécuté en 1840, une somme de 3,000 francs.
Le campanile était décoré des armes de la ville soutenues par deux génies d'une fîère allure. Au-dessous, une statue représentait la ville de Paris, armée en Minerve, tenant d'une main un sceptre et de l'autre une couronne. Les cariatides qui accompagnaient l'horloge présentaient de grandes qualités artistiques. Le fronton dominant l'horloge était orné aux angles de deux statues couchées, la Marne et la Seine, exécutées, en i852, par Cavelier sur le modèle des anciennes qu'elles remplaçaient. Au-dessus de la porte d'entrée se trouvait la statue équestre de Henri IV, en bronze sur marbre blanc, œuvre de Lemaire, membre de l'Institut, mise en place en i838.
Dans la grande cour vitrée, à droite, était érigée la statue en bronze de Louis XIV, par Coysevox, qui en occupait le centre, avant la construction de l'escalier d'honneur en i855. Cette statue, qui n'a pas souffert beaucoup de l'incendie et qui sera replacée dans le nouvel édifice, représente Louis XIV debout, en costume d'empereur romain, cuirasse, cothurnes et manteau; le bras
gauche s'appuie sur un faisceau d'armes; le bras droit est étendu en signe de protection. Le roi porte perruque. Le piédestal est orné de deux bas-reliefs : celui de face représente la Religion assise sur un trône, tenant d'une main le calice et de l'autre la croix. Près d'elle, un génie, armé d'un bouclier portant les armes de Louis XIV, un soleil rayonnant, foudroyé Terreur, le vice et l'hydre de l'hérésie. Sur l'autre est figurée, sous les traits d'un ange, la Royauté donnant du pain au peuple pendant la grande famine de 1662. La base porte, à droite, l'inscription suivante : Fait et fondu par Aut. Coysevox, sculpteur ordinaire du roy. Cette statue, élevée par la ville de Paris, comme testimonial de la visite faite par Louis XIV à l'Hôtel de Ville, le 3o janvier 1689, à la suite de la réconciliation opérée entre la royauté et la municipalité parisienne, avait été inaugurée le 14 juillet de la même année. Singulière coïncidence: 14 juillet 1689, la royauté à l'Hôtel de Ville; 14 juillet 1789, prise de la Bastille! Au commencement de la Révolution, la statue de Louis XIV avait été enlevée et reléguée dans les caves de l'Hôtel de Ville. La Restauration la replaça sur son piédestal. Une curieuse estampe de la Bibliothèque nationale, dessinée et gravée par Lepautre, nous donne une vue exacte de la statue et de sa disposition dans l'édifice, avant la Révolution.
La cour d'honneur était desservie par un escalier monumental édifié à son centre, et présentant la forme d'un fer à cheval,dont les deux branches s'élevaient par des courbes très gracieuses d'un perron large et évasé. Au premier étage, elles aboutissaient à un autre perron, s'appuyant sur la fenêtre centrale de la façade du fond. Les architectes qui en avaient donné les dessins et surveillé l'exécution étaient Baltard et Max. Vauthier. Les courbes et les marches en pierre de liais étaient supportées par des colonnes accouplées, en pierre dure, d'un travail très précieux, exécuté par Lechesne, auquel était due également
COUR d'honneur : statue de louis XIV, PAR COYSEVOX.
gauche s'appuie sur un faisceau d'armes; le bras droit est étendu en signe de protection. Le roi porte perruque. Le piédestal est orné de deux bas-reliefs : celui de face représente la Religionassise sur un trône, tenant d'une main le calice et de l'autre la croix. Près d'elle, un génie, armé d'un bouclier portant les armes de Louis XIV, un soleil rayonnant, foudroyé Terreur, le vice et l'hydre de l'hérésie. Sur l'autre est figurée, sous les traits d'un ange, la Royauté donnant du pain au peuple pendant la grande famine de 1662. La base porte, à droite, l'inscription suivante : Fait et fondu par Anl. Coysevox, sculpteur ordinaire du roy. Cette statue, élevée par la ville de Paris, comme testimonial de la visite faite par Louis XIV à l'Hôtel de Ville, le 3o janvier iG8g, à la suite de la réconciliation opérée entre la royauté et la municipalité parisienne, avait été inaugurée le 14 juillet de la même année. Singulière coïncidence: 14 juillet 1689, la royauté à l'Hôtel de Ville; 14 juillet 1789, prise de la Bastille! Au commencement de la Révolution, la statue de Louis XIV avait été enlevée et reléguée dans les caves de l'Hôtel de Ville. La Restauration la replaça sur son piédestal. Une curieuse estampe de la Bibliothèque nationale, dessinée et gravée par Lepautre, nous donne une vue exacte de la statue et de sa disposition dans l'édifice, avant la Révolution.
La cour d'honneur était desservie par un escalier monumental édifié à son centre, et présentant la forme d'un fer à cheval, dont les deux branches s'élevaient par des courbes très gracieuses d'un perron large et évasé. Au premier étage, elles aboutissaient à un autre perron, s'appuyant sur la fenêtre centrale de la façade du fond. Les architectes qui en avaient donné les dessins et surveillé l'exécution étaient Baltard et Max. Vauthier. Les courbes et les marches en pierre de liais étaient supportées par des colonnes accouplées, en pierre dure, d'un travail très précieux, exécuté par Lechesne, auquel était due également
COUR d'honneur : statue de louis XIV, PAR C0Y5EV0X,