RUE DU SAULT-AU-MATELOT
En 1716, la rue la plus fortement peuplée était la rue du Sault-au-Matelot: 383 âmes avec 78
feux. Nur cette rue demeuraient: Charles Denis de Naint-Nimon, grand prévôot des maréchaux de France; François Maujean dit Saint-Germain, écrivain; Jacques Gourdeau, ecaporal des gardes du castor; Jean Mailiou, architecte; Mine Anne Maccard. veuve de Beccard de Grandville, et son fils Louis, capitaine des trounes : Mme veuve de Noulange, qui éteit une Beecard de Grandville et ln mère de la femme du souverneur de Vaudreuil; Mine Marie Albert, veuve du sieur de Mosuy, chirurgien ; Mme Hélène Meschin, veuve de Joseph Prieur: François Aubert de Ta Chenaye, conseiller du roi en la Nouvelle-France et seigneur de Mille-Vaches, sur la Côte dun Nord ; Jean de l'Estage et Charles Guillemin, marchands tous deux.
Cette rue du Sault-an-Matelot aurait pu tout aussi bien se noininer ue des Veures, car elle était habitée, outre celles que je viens d'indiquer, par d'autres veuves à noms historiques inconnus.
Cette rue semble avoir été une des rues aristocratiques de l'époque, quoiqu'elle fat habitée aussi par plusieurs fanilles d'artisaus : on y voit des maçons, des menuisiers, des charpentiers, des charretiers, des bouchers, des boulangers, des forserons, des navigateurs, des cordonniers, des fondeurs, ete. À venir jusqu'à ces dernières années. la rue du Nault-au-Matelot était le refuge des tonneliers.
On trouve aussi comme habitant la rue du Saultan-Matelot, en 1716, deux anglais : Joseph Greenhill et un autre indiqué sous le non de ‘* Jeun à Renaut, anglais" Les peres de ces Anglais étaient: ils venus à Québee avec les frères Kertk. en 1629. et étaient-1ls demeurés au Pays a pres que Louis Kertk eut reinis le fort à Emery de Caen, en 1632 ? Quelques-uns peut-être: mais la plupart avaient ête faits prisonniers dans les combats incessants de l'époque avec Jes habitants de la Nouvelle- Angleterre, et d'autres, venus directement d'An gleterre, s'étaient fixés LU pays el avalent fait souche, en se mariant nvec des Canadiennes C'est ainsi que Greenhill, venu. ui ou son père, de Worcester, en Angleterre, était marié à Marice- Louise Paillé, dit le recensement, et Pagé, d'après Mor Tanguay: son véritable nom était Puillurd.
Jean à Renanut, anglois, était marié à Marouerite
Charbonneau et venait de Londres.
ÿn 1716, on comptait, à Québec, une dizaine d'Anolais LA RUE DE MEULLES Ce non lui fat donné en l’honneur du qua trième intendant de la Nouvelle France, qui suc-
céda à Duchesneau, en 1682. On out, plus tard, le bon esprit de remplacer ce nom par celui du