LA RUE DES JARDINS
Cette rne avait le même Parcours qu'elle à Maintenant, ef son nom Ini vient sans doute des Jardins qui Ja bordaient : le Jardin des PP.
Récollets, des Jésuites, ete. Elle avait une population de 50 âmes avec 11 feux.
Au pied de la rue et sur le site de l'hôtel Russell d'aujourd'hui, se trouvait une maison à l'usage des domestiques des PP. Jésuites, dont le terrain, dépendant de leur collège, aboutissait, tout près, à la rue Nainte-Anne, Un pen plus haut, en face du monastère des Récollets, résidait un garde de navire: Etienne Lainé dit Naint- Pierre, et plus haut encore, là à peu près où demeure l’hon Louis-P. Pellitier, se trouvait un charpentier de navire : Nicolas Roussel. À l'encoiguure de cette rue et de ]a rue Naint-Louis. était un menuisier : Jacques Chefdeville dit la Crarenne.
Pres de l'habitation de domestiques des Jésuites, résidait M, de Louvigny, lieutenant du roi, à Québec; et, trois portes plus haut, probablement à l’encoignure de cette rue et de la rue Donnacona,
demeurait Nicolas Baune, secrétaire de M. d'Aigremont.
Remarquons, en passant, que le Bureau du grand Morin (Augustin-Norbert) était établi à cette même encoignure, et qu'en 1847, les sbires anglais firent une descente dans ce bureau, qu'ils bouleversèrent de fond en comble, tandis que M. Morin était caché dans une cabane à sucre, en arrière de la paroisse de Saint-François de la Rivière-du-Sud.
Louis de la Porte, Sieur de Louvigny, remplaça M. de la Durantaye à Michillimakinac et y demeua de 1690 à 1694 : en 1716, il devint lieutenant du roi, à Québec, et gouverneur des Trois-Rivieres, en 1724: il mourait l'année suivante.
Michillimakinac était un fort situé sur une île entre le lac Huron et le lac Michigan. C’est là que le P. Marquette, Jésuite, fondait la mission de Saint-[gnace, en 1671. Cet endroit devint, plus tard, un poste de traite important et prit le nom de Makinar. C'est ce même P. Marquette. qui découvrait, en 1673, avec Louis Jolliet, le fleuve Mississippi. |
“ Deux ans après cett@ découverte, dont il à publié la relation, comme il allait de Chicagou à Michillimakinuc, il entra, le 18 mai 1675, dans une rivière qui porte aujourd’hui son nom {dans l'Etai du Michigan), à l'entrée de laquelle il dressa son autel et y dit la messe, Il s'éloigne un peu pour faire son action de grâces, et prie les deux hommes
lip
qui conduisaient son canot de le laisser seul pendant une demi-heure, Ce temps passé. ils allèrent le chercher, et furent très surpris de le trouver iort ; il se souvinrent néanmoins qu'en entrant dans la rivière, il Jui était échappé de dire qu'il finirait là son voyage. Non corps fut inhumé sur le bord de la rivière, et, l'année suivante, transporté à Michillimakinac.” (CHARLEVOIX, livre ITT, p. 314).
Il n'était ;
igé que de 38 ans. Na mort était bien digne d'un di
sciple de Lovala.
Nicolas Baune. ou Beaune, où Bosne, venait du gouvernement de Montréal.
François Clairambaut. Sien r d'Ajcremont, dont Beaune était le secrétaire, remplissait les fonctions de délégué de l’Intendant de la Marine, et il était aussi député de la Cour pour visiter Les postes avancés de Ia Nouvelle-France, En 1704, il était à Montréal; en 1:08. au Détroit, et, en 1716, à Québec, ete.