‹ L'ancienne Faculté de droit de DouaiChapitre 23 sur 57 · GOETHALS · texte numérisé non relu

GOETHALS

Foppens, p. 293. — Biogr. des hommes remxirq, de la Flandre occid.y 1, Bruges, iS43, pp. 167-168. — Biogr. Nat,, VllI, Bruxelles, 1884.80, col. 67.68.

François Goethals (aliàs Panagathus ou Eucollus), de Bruges (ou de Gand), édita des poésies et un traité politique : de felici et infelici Republica, Lovanii 1667, S». Docteur de Louvain le 5 juin iSjo, il enseigna d'abord dans cette ville, où il devint professeur Royal des titres du Digeste et du Code (Cf. Paquot, III, p. 619 : art. P. Goudelin, successeur de Goethals à Louvain). Appelé à Douai en 1682 (ou i583), il y mourut, le i" février (i) 1616, premier professeur de droit canonique. Il fut enterré à Saint- Amé, dont il était devenu chanoine, du vivant et du consentement de sa femme et avec dispense du pape.

Bricourt Foppens, p. i83.

Claude Bricourt, de Cambrai, chanoine de la cathédrale d'Arras, composa en vers latins Catechismi Romani Epitome. Reçu Docteur à Douai le aS oct. lôgo, il fut professeur extraordinaire de droit civil.

Broide

Foppens, p. 1026 (cf. ibid.^ p. 3o4; art. Franc. Follet). — Duthilloeul^ 2« série, pp. 20-21.

Philippe Broide (devenu de Broide), né à Aire (2) vers 1539, docteur de Douai vers 1695, épousa Marguerite Pollet, fille du célèbre jurisconsulte douaisien François Pollet (3) et mourut à Douai professeur primaire du droit civil, après le 5 juillet 1606, date à laquelle il était recteur {Arch, dép. D. i). Nommé, avec Nicolas de le Lys, conseiller pensionnaire de la ville de Douai, le 2 déc. 1674 (Arch, Douai^ BB. 3, f. i6), puis, seul (do BB. 5, f. 124) avant le 2 janv. 1596 ;

(1) Addition à Foppens, d'après le compte de 1618 (Arch. Douai, GG. 176).

(2) Foppens le fait naître à tort à Douai (cf. Arch. Douai, BB. 84, f. ccxv).

(3) L'abbé G. Périès, op. cit., a confondu, p. 212, Phil. Broide et Phil. le Boindre, dont il parle, p. 170.

remplacé par son fils Pierre, le 17 déc. 1610 (d° BB. 5, f. 204 v»), touchera une pension viagère de 200 1. (d9 CC. 33i, f. 89) ; reçoit, en 1598-99, i3o 11. de don gratuit (d9 CC. 965, f. 47)-

Il publia l'ouvrage de PoUet : Historiae Fori Romani libri V< (Duaci, 1672 et iS^S, 8®, et Lugduni, i583, 8"), et composa quatre discours en français :

Le Philosophe ou admiration ;

L'Orateur ou rhétorique chrétienne ;

Le Prince ou Imitation de Dieu ;

Le Vassal ou le Jîef, tous quatre édités à Douai, Marc Wion, 1627, 8<>.

BoETius (fils) Foppens, p. 139.

Epo Boetius, fils de l'illustre maître de Douai, y prit le doctorat le 5 novembre 1602, mort premier professeur de droit canonique en 1642.

XVIIe ET XVlIIe SlÈCLES

Les renseignements sur les professeurs du XVI« siècle sont

particulièrement précis et abondants. Au contraire, ils manquent presque complètement pour la période qui va du con^mencement du XVII« siècle à 1667. La raison de cette difierence est facile à comprendre. La vie des premiers a pu susciter Tattention des biographes des Pays-Bas ; car les professeurs du XV I® siècle unissaient en général à une large science du droit un amour profond de la religion et une érudition prodigieusement féconde, dans les branches les plus diverses de la science et des lettres. Ceux du XVII* siècle se sont recrutés, non point comme jadis dans tous les Pays- Bas, depuis la Frise jusqu'aux Flandres, mais uniquement parmi des Flamands wallons ou des Français. Cela montre

combien, même avant la conquête française, la Faculté de Droit était abandonnée par les flamingants. Le rayonnement de son influence était de plus en plus limité au cercle étroit de la ville et de ses environs. Les professeurs n'attiraient plus les étudiants de tous les Pays-Bas. Aussi le recrutement des professeurs lut-il, à partir de 1600 environ, purement local. André de Spira est le dernier professeur flamingant ; il était originaire de Louvain. Tous ceux qui furent nommés après lui appartenaient, sauf de rares exceptions, à des familles de la haute bourgeoisie douaisienne. Leurs armes figurent aux recueils héraldiques du temps (i). Leurs noms sont cités aux dénombrements des fiefs voisins de Douai (2). Eux-mêmes, ils sont mêlés aux affaires politiques de la Ville, non plus en qualité de conseils ou d'agents de la Ville, mais comme échevins (3), et à la fin du XVllI^ siècle, comme Maires. Mais leur science est, du fait même d'un recrutement local trop fermé, fort en baisse. Les professeurs des deux derniers siècles n'ont, pour ainsi dire, rien écrit, comme on peut s'en assurer en dépouillant la Bibliographie douaisienne (4).

(1) L'Armoriai de d'Hozîer, publié par Borel d'Hauterive (Arm. de Flandre., etc., 1696-1710, t. I, Paris, 1856, 4") contient les armes des professeurs suivants à Fart. DOUAY :

Feu Jacques Taisne, n» 49 bis (p. 130).

Louis MoNNiER, s' de Richardin, n» 103 (p. 134).

Feu Amé- Franc, de Lalaing, n» 125 (p. 136).

Jean- Adrien Denys, n"235 6tô (p. 239/.

Alex. TuRPiN, n° 270 bis (p. 241).

P.-Fr. Gallois, n» 276 (p. 241).

(2) Voy. p. ex., parmi les vassaux du liefde Belleforière, Pierre Briffant, J. -Adrien Denis, Hattu, de Marseille {Souv. Fland. Wall. XIX, 1879, p. 23).

(3) Cf. Tart. Le gouvernement français et Céchevimige de Douai en i66g, dans Souv, Fland. Wall. I, 1861, pp. 88,89, 90, 92.

(4) La Bibliographie douaisienne^ par H:-R. Duthilloeul, Douai, 1842, t. II, 1^4 (contenant les additions de M. Nève, in Bull du Bibliographe belge, t. VII, 1850, pp. 423 et suiv.) ne mentionne (pour la période dont je m'occupe) qu'un seul livre, dû à Alexis Desbaulx^ Lois militaires et romaines. Douai, Balth. Bellère, 1675 {Bibl. douais., n° 485).

Univ. de Lille, Tome IX. A. 7.

Leur biographie se résume donc dans la réunion de détails sur Tétat civil, le mariage, les alliances et descendances des professeurs. Plouvain a déjà réuni des notes dans ce sens. Qu'il y ait là des notes utiles pour l'histoire locale, nous n'y contredisons pas. Dans une histoire de la Faculté de Droit, où les maîtres sont envisagés en tant que professeurs plutôt qu'en tant qu'hommes, les détails sur leur famille, le nombre et la destinée de leurs enfants, etc. sont, à notre sentiment, déplacés. Nous n'insérons donc ici que quelques biographies choisies, et le résumé très succinct des notes de Plouvain :

Sources

Duthilloeul, op. cit. — Plouvain : ^otes mss., Bibl. Douai, ms. 1018, pp. 29-35 [prot*. depuis 1680 jusqu'à la fin]. — [Plouvain] Notes hist. relatives aux offices et aux officiers de la Cour du Parlement de Flandres. Douai, 1809, 4° carré.

Biographies

Denys (Jean- Adrien) f 17 mars 1711, à 69 ans.

TuRPiN DE Marvalle (Alcx.), né à Lille en i658, f 10 août 1742-

M0NNIER DE RicHARDiN (Louis), ué à Tournai (Plouvain dit à tort : St-Amand ; voy. les Extraits des Mém. de Monnier cités suprà, p. i5 n. 4)» t i^^Q-

Gallois (Pierre-François), né à Douai (3i août 1697), f 19 août 1760.

Briffaut (Pierre), né en Hainaut en 1678, f i®"^ nov. 1789.

DÉ Warenghien (Thomas-François), f 1737.

Dehaulï (Guill.), né à Bouchain, en 1709, f 12 avril 1769.

Briffaut (Pierre) (le neveu), né à Rœux (chàtell. de Bouchain) en 1705, f 10 avril 1788.

Bosquet (Franc., Louis, Célestin), né à Frasnes, près Marienbourg (anj. Belgique), en 171 1, f 27 nov. 1790.

Le Pan (Edouard, Joseph), né à Tournai, en 1696, f 11 avril 1773.

Payen (Pierre. Franc.), né à Glageon, en 1721, f 3 avril 1752.

Simon de Maibelle

Duthilloeul, pp. 354-356. — Aniédée de Ternas, Simon de Majr belle, Vun des derniers recteurs de V Université de Douai (Soui^, FI. WalL, XIV, 1874» pp. 165-169). — G. Lépreux. Histoire électorale et parlementaire du Département dx Nord et Biographie de tous les députéSy représentants, pairs et sénateurs de ce département : Nos représentants pendant la Révolation (1789-1799). Lille, 1898, in-8*, pp. a32-a33 [a dépouillé les Dict. des Parlementaires].

Simon (Pierre- Joseph), né à Dinant (Belgique), le 17 novembre 1725 (et non en 1728), naturalisé Français, fut reçu, au concours, professeur, le 22 août 1764, et installé le 11 octobre. M. de Ternas a réédité une ode dédiée à Simon, lors de sa réception : Clarissimo ^iro Domino Dom, Petro Josepho Simon ^ juris utriusq. projessori régie ordinario, doctoratas honore inaignito, applaudebat celebennmum J, U. Colle gium. Il fut à maintes reprises recteur de T Université. Le Tiers-Etat du bailliage de Douai Télut député le 4 avril 1789. Il démissionna le 12 novembre 1789 et mourut à Douai le 28 septembre 1796 (6 vendémiaire an IV) (et non le 28 juillet 1793, comme le dit de Ternas).

Gahuac

Duthilloeul, a" série, pp. i49-i5o.

Bertrand C, né le 10 mai 1740 à Beddington, au diocèse de Londres, d'un père originaire de TAgenais (Duthilloeul le fait naître à Douai vers 174^), fut d'abord professeur de rhétorique, pendant 4 ans, au Collège d'x\nchin (Bibl. Douai, ms. 1020, t. II, f. 102). Il fut reçu licencié en Droit à Douai et docteur à Paris, le 3 septembre 1770» (Voy. Oratio habita Parisiis à Bertr, Cahuac, cum Juris utriusque Doctor renunciatus esset, die 3 septembris lyyo, éd. ait. Insulis, 1778, 120). On sait que, nommé professeur à Douai le 23 mars 1770, avec dispense d'âge et de concours, il fut mal accueilli par ses

lOO ANCIENNE FACULTÉ DE DROIT DE DOUAI

collègues (cf. suprà, pp. 33-34, 68). Après la Révolution, il se retira à Bruxelles, où il mourut, professeur en Droit, le 25 avril i8ii (Duthilloeul dit à tort le ii avril, sans mentionner le lieu du décès).

Il liiissait :

Le premier livre des Institutes de Justinien (trad. franc.), 2 vol. in-ia, chez L. Danel, Lille. 1788, et des Orationes variae, imprimées à Lille entre 1776 et 1778. (Un exemplaire existe aux Arch. dép, D. 2).

Déprès

Duthilloeul. pp. ioo-io5 (avec un portrait). — Éloge de Pierre- Antoine Déprès^ par M. Preux (Douai, 1821, in-4").

DÉPRÈS (Pierre-Antoine), naquit à Bouchain le 3i mai^s 1742 et mourut à Douai le 11 décembre 1820. Reçu avocat au Parlement de Flandre, le 21 juillet 1763, il suppléa dès cette année les professeurs empêchés, ce que constante le brevet de sa nomination (sans concours) à la chaire du Droit français, en date du 24 avril 1773 : « // (ce brevet) lui a été accordé sur les bons témoignages qui ont été rendus à S. M.,, de son attachement aux saines maximes du Rq/'aume... autant que dans la vue de le récompenser des soins qu'il a pris, depuis dix ans, de suppléer aux absences, incommodités et autres empêchemens des professeurs de Droit canonique, civil ou françois, à V entière satisfaction de V Université et du public, )) Installé le 9 mai dans la chaire d'en bas, attendu qu'il n'était que licencié, il. prit de suite le bonnet de Docteur. Il devint sans concours professeur du Droit civil, par brevet du 27 juillet 1788. Après son remplacement en 1791, il resta au barreau de Douai, où il a laissé le souvenir d'un avocat de talent. Son portrait est conservé à la Faculté de Droit de Lille.

LBS PROFESSEURS lOI

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