‹ L'ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres de V e siècle à la RévolutionChapitre 37 sur 101 · V. — PRIÈRES VARIÉES DEMANDÉES AUX ENFANTS · texte numérisé non relu

V. — PRIÈRES VARIÉES DEMANDÉES AUX ENFANTS

Enfin on demandait aux enfants différentes autres prières. En 1589 3 on donna 100 sols à leur maître pour avoir dit une neuvaine et chanté tous les jours un Salut à l'intention d'une « bonne Dame ». Biaise Leféron nous dit aussi, dans son journal , que, le 15 septembre 1682, on commença une neuvaine pour une Dame de Paris, que pendant huit jours il y eut à la Crypte une messe

• G. 1476, 8 février.

2 G. 1488, 27 lëv. f. 53, et 1481.

à laquelle les enfants de chœur assistaient et chantaient des motets. Nous avons vu que Lebeau, de Saint-Aubin, en 1719, se fit aussi chanter par eux devant la Vierge un Salve pendant huit jours. Quand les Reines de France étaient malades ou sur le point d'accoucher 1, on mettait sur la Sainte Châsse une chemise de taffetas qui leur était portée, et l'on disait à la Crypte une neuvaine de messes, où les enfants chantaient. Quand les Rois ou les Dauphins venaient, par exemple en 1756, il y avait de grands Saluts où les enfants disaient les versets.

De même pour les évêques de Chartres. Lorsqu'ils faisaient leur première entrée, les enfants étaient obligés, d'après une fondation de l'évêque Hurault de Chiverny, confirmée par une convention du 17 avril 1733, d'exécuter avec les chanoines de Saint-Piat et de Saint-Nicolas, le Benedicite et les Grâces à leur repas de joyeux avènement. Ils le firent en 1746 pour Msr de Fleury, et en 1780 pour Msr de Lubersac2. En cette dernière occasion la musique de ces chants fut composée par M. Delalande. Si les évêques étaient malades (1649 et 1656), les enfants chantaient le soir, après Matines, pour leur santé, le Domine, non secundum... et le Salve Regina :!.

1 G. 340, Br. H. f. 27, 1661.

2 G. 553, 31 juillet 1780.

3 G. 340, Bril. H. f. 5.

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