‹ L'ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres de V e siècle à la RévolutionChapitre 68 sur 101 · XV8 SIECLE · texte numérisé non relu

XV8 SIECLE

Templeuve (Jacques de) d'Arras, se dit ancien enfant de chœur dans son testament du 17 avril 1434, devint chanoine de Chartres, prévôt de Normandie, chapelain du duc de Bourgogne et de Brabant. (G. 1434.)

Portier Jean, appela l'église de Chartres « sa mère nourrice, où il a été élevé dès son enfance : il fut prévôt d'Auvers en 1443, souschantre en 1446 ; il fut inhumé aux Jacobins en 1447. (Souchet III, 367, 380.)

Etienne, enfant d'aube, du côté d'Orléans, en 1428 ; on lui acheta un habit.

Talon Geoffroi, entra en 1456 avec un certificat de naissance légitime et d'ingénuité.

Grouyn Gilles, clerc, enfant en aube, fut nommé chanoine de Saint- Piat, le 24 avril 1481 ; on le voit comme tel en 1502.

Sonesnb Pierre, enfant de chœur, chanoine de Saint-Piat en 1482, puis heurier matinier.

Furet Nicolas, clerc enfant en aube, fut nommé par faveur chanoine de Saint-Piat en 1482, envoyé aux études à Paris, le 27 juin 1484, puis huit jours après retenu à la Maîtrise, à 8 deniers par jour; enfin heurier matinier le 4 mars 1486.

Chevrier Jean, en 1485, fut invité à garder la tonsure, et à demeurer à la Maîtrise où il eut une pension de 70 ou 72 livres.

Christophe, enfant d'aube en 1485, et heurier matinier.

'XVIe SIECLE

Desportes Jean, se dit enfant de chœur vers 1505, chanoine de Saint- Piat en 1549, plus tard chanoine de la Cathédrale, mort à 76 ans en 1574.

Lefèvre Jean, était enfant de chœur quand passa la reine Anne de Bretagne ; il fut emmené par elle à cause de sa voix, et renvoyé avec une cloche; puis devint chanoine en 1509, fut plusieurs fois Commis de l'Œuvre ; en 1574 il avait 80 ans et mourut le 10 avril 1575: il fonda des prières devant la Vierge de laNef, les dimanches d'Avent.

Milet Jean, plus tard évêque de Soissons : il avait été élevé dans l'église de Chartres, vers 1512. {Souchet III, 452. Cart. N.-D. III. 103.)

Lefèvre Diogène, se dit enfant de chœur dès 1522, chanoine en 1545; il avait 63 ans en 1574.

Gtuyon Jean, se dit enfant de chœur dès 1523, chanoine Commis à l'Œuvre ; il avait 60 ans en 1574.

Lamy Jacques, d'abord enfant de chœur à Saint-Quentin, puis à Chartres, mort le 30 avril 1560. {Cart. N.-D. III, 103.)

Goussu Robert, fut enfant de chœur à Chartres, plus tard maître de musique à Saint-Martin de Tours vers 1590), puis à Nantes, et revint mourir à Chartres. (Souchet, IV. 281.)

Fizelier Catherin, neveu de Catherin Angenard, maître de musique ; il fut chanoine de Saint-Piat le 3 juin 1586. Sorti de la Maîtrise à Pâques 1588, avec un bonnet de 15 sols, il alla étudier

l'orgue à Paris et reçut en son absence ses distributions de Saint-Piat. Il célébra sa première messe, le 4 septembre 1594, à Sainte-Foi, et tous les chanoines y assistèrent; il mourut, en 1598. (G. 418 et 548.)

Anonyme, décédé au mois de juillet 1589, chez le doyen d'Aubermont ; il fut apporté à l'église, et enterré à Saint-Jérôme ; on sonna Renée et les deux Moineaux. (G. 418.)'

Novisse sortit enfant de chœur en 1589 et emporta son bonnet. (G. 418. f. 122 v.)

Hébert Florentin était enfant de chœur et clerc quand, le 28 octobre 1593, il fut reçu chanoine de Saint-Piat: il le demeura jusqu'au 2 avril 1598; il sortit de la Maîtrise à Pâques 1595 avec 15 sols pour son bonnet.

Le Tunais Simon, sortit à Pâques avec un bonnet de 15 sols en 1594. (G. 418, f. 249 v.)

Chevillot Charles, sortit à Pâques avec un bonnet de 15 sols en 1594. (G. 418, f. 249 v.)

Brosse Jehan, enfant de chœur et clerc, fut reçu à Saint-Piat le 13 août

De Cazar, enfant de chœur, sortit à Pâques avec un bonnet de 15 sols : le 16 décembre 1597, il devint clerc, heurier matinier, chanoine de Saint-Piat. (G. 548.)

Symon de Thunas sortit de la Maîtrise en 1598 et reçut 30 livres. .

Du Rochonne. On donne à sa mère un secours en 1598.

Beaudoin Thomas cesse d'être enfant de chœur en 1600 et a 50 livres.

Le Houic Guillaume fut élève de la Maîtrise à la fin du xvic siècle, fit / son testament et des fondations en sa faveur, et mourut en

XVIIe SIECLE <

Prudhomme Jacques, reçut, pour une demi-année d'études, 25 livres, en 1601.

Loup du Boys, ci-devant enfant de chœur, reçut 50 livres pour l'année de sa pension, en 1601.

1 Les noms de ces enfants de chœur se trouvent soit dans les Comptes, soit dans les Registres capilulaires, soit dans les Contrats aux dates indiquées, c'est-à-dire dans G. 387, 392, 251, 252, 255, 256, 628, etc.

Haverdin Jehan, de Chartres, sortit de la Maîtrise en 1602, eut 50 livres de gratification. Il fut chanoine de Saint-Piat, le 22 juin 1617, après avoir été chapelain du Crucifix.

Simon sortit de la Maîtrise à la Quasimodo de l'année 1612.

Deuxtètes, enfant d'aube, renvoyé à ses parents, en 1612.

Souillard Louis, rendu à son père, avec 12 livres de gratification, le 7 avril 1612.

Renard, renvoyé en même temps que Coignard, avec un habit neuf, en 1613.

Coignard, renvoyé en même temps que Renard, avec un habit neuf, en 1613.

Poussard Marin. On lui donna des chemises à son entrée, en 1613; il fut chassé pour larcin, en 1615 : en 1627, il reçut, pour avoir chanté, 32 sols.

Boys Jehan, sortit de la Maîtrise après Pâques, en 1614, et reçut60sols pour s'en retourner en son pays.

Breton Simon, reçut le dernier quart de sa pension aux Universités, le 13 mars 1614.

Poignard Guilles, sortit en 1615, de la Maîtrise.

Ber Jehan, sortit de la Maîtrise, avec Guilles Poignard, en 1615.

Le Maçon Denys. Nommé, le 5 février 1618, à Saint-Nicolas, en présence de Jolliet, enfant de chœur, et de Jean Drouard, organiste. En 1620, 1622, 1624, 1625, il toucha les rentes de sa prébende de Saint-Nicolas (G. 252 et G. 628).

Jolliet Vincent, cité le 5 février 1618 comme enfant de chœur. En 1622, on le dit nuper puer chori et chanoine de Saint-Nicolas : il était absent. En 1632 et 1633, il fut signalé encore comme chanoine de Saint-Nicolas (G. 628 et G. 255) : il fut maître de musique.

Halle Jacques. Le 19 mars 1620, il toucha des rentes de Saint-Nicolas ; de même, en 1622 et en 1624. Il fut évêque des Saints-Innocents.

Morineau Barthélémy, fut cité le 9 mars 1620 comme chanoine de Saint- Nicolas, avec Jacques Halle, Denys Le Maçon, François Pauvert, enfants de chœur; en 1622, il fut cité avec les mêmes; en 1624, il fut aussi cité avec les mêmes, plus Brionne; enfin, en 1625, on le voit encore avec les mêmes et Denys Le Maçon, naguère chanoine.

Pauvert François, cité comme enfant de chœur et chanoine de Saint- Nicolas, en 1620, 1622, 1624, 1625, avec Jacques Halle, Denys

Le Maçon, Barthélémy Morineau et Brionne. En 1627, il reçut 100 livres pour deux années d'études aux Universités (G. 252 et 387).

Bonvallot Claude, reçut, en 1622, pour un quart d'année d'études 25 livres. (G. 387.)

Bourdoys François, enfant d'aube, fut nommé chanoine de Saint- Nicolas.

Duboys André, reçut, pour un an d'études (1624), 50 livres (G. 387).

Damoiseau Michel, reçut, en 1627, pour une demi-année d'études, 50 livres (G. 387).

Charron Nicolas. En 1627, son père, pour l'avoir amené de Janville, reçut 12 livres. Le 9 avril 1629, il fut nommé chanoine de Saint-Piat. En 1632, il était encore enfant de chœur.

Le Jars Jehan. En 1628, pour sa pension aux études, il reçut 50 livres.

Delorme Jehan. En 1628, il demanda de fêter les Saints-Innocents. En 1632 et 1633, il était 'encore enfant de chœur et touchait les rentes de sa prébende de Saint-Nicolas (Nécr. f. 98) '.

Boutry Jehan. En 1632, il est enfant de chœur et chanoine de Saint- Nicolas (G. 255.)

Harranger Guillaume. En 1632 et 1633, enfant de chœur et chanoine de Saint-Nicolas (G. 133.)

Guepin Thomas. En 1632, il est chanoine de Saint-Nicolas, et « naguère enfant de chœur. »

Amelotte Samson. En 1632, il est dit chanoine de Saint-Nicolas, et « naguère enfant de chœur » (G. 255.)

Hesnault Jacques, du diocèse de Séez, est nommé chanoine de Saint- Nicolas, en 1637 (G. 628.)

1 Un certain nombre d'enfants du chœur du xvn» siècle ont écrit leurs noms sur le Nécrologe dont ils se servaient : nous allons relever leurs signatures en soulignant ceux qui ne sont pas connus autrement. Ils appartiennent presque tous au premier tiers du XVIIe siècle.

Boutry, f. 98, 155 (1629), 126 v. — Delorme, f. 98, 107 v. bis, 117 v., 120 v. ter., 132 v., I'i3 bis, 172 v., 175, 203. — Millet, qui n'est pas connu par ailleurs, f. 98. — Guespin Thomas, f. 105 v. (se dit : « bon garçon », 162 id.), 205, 207 v. — Lejars, Jean, f. 112. — Lefèbure, f. 107 v. — Perrier, Jehan, qui n'est pas connu autrement, f. 112. — Beaucoux, f. 113, d'ailleurs inconnu, f. 167. — Sèdillot, f. 118 v., non signalé ailleurs. — Charon Denis f. 126 v. — Harenger, Guillaume, enfant de chœur de Notre-Dame de Chartres (1629), fol. 154. — Poussard, Marin, enfant de chœur à Notre-Dame de Chartres (1611), f. 158 v., f. 173. — Saron, Charon Nicolas-Jeanville, f. 178 v., f. 190 (il signe « Jeanville, bon enfant »). — Longpré, f. 189. — Pauvert François, f. 198 v. — Martin Michel, f. 191 v. — Bonardin Dionysius, f. 195.

Dans le Processionnal n°» 538 et 539 (xv« siècle), nous relevons C. Richer, /. Montarin, 1086, et six fois Pierre Gibon « bon vivent ».

Breton Jehan de la Perruche-en-Perche. En 1637, le 28 février, il est mis en apprentissage chez un tailleur, à sa sortie de la Maîtrise (G. 256.)

Roger Jean. Originaire de Châteaudun, meurt en saint, le 23 août 1653. C'est celui dont la tête est conservée à la Maîtrise (G. 340).

Poulain Pierre dit Cabaret. Le 30 mai 1654, il a demandé la permission d'aller en Chevauchée; de même, en 1655. En 1658, il fut congédié pour s'être évadé avec Jehan Arnou, le soir de la Chevauchée. On refit son matelas en 1656. Il obtint de chanter à l'église après sa sortie de la Maîtrise.

Masselain François. En 1654, on ledit « naguère enfant de chœur » : sur sa requête, on lui accorde deux capitulums de 75 livres.

Chevallier Jehan. En 1655, il est dit « naguère enfant de chœur » et demande le reste de sa récompense de sortie.

Biscaille James. Sort de la Maîtrise en 1655.

Masselain Robert. Sort en 1655, et on lui donne un chapeau et des souliers ; on lui avait acheté un serpent : il reste à l'église pour en jouer.

Cailleau Jacques. Sort en 1655 ; on lui paie un chapeau et des souliers. En 1657, il demande d'être heurier matinier.

Cresté Louis. Il est reçu enfant de chœur en 1656.

Desvaulx Jean. Est reçu enfant de chœur, en 1656.

Besnard Pierre, enfant de chœur, est pourvu d'un canonicat de Saint- Nicolas, au lieu de Poullain, en 1656.

Symon Claude. Est chanoine de Saint-Nicolas, au lieu de R. Masselain, en 1656.

Moreau Jacques. En 1656, il demande l'autorisation de fêter les Saints- Innocents, et reçoit 100 sols pour cet effet.

Arnou Jehan. Il s'évade au soir de la Chevauchée: le 20 août 1658 il est fouetté et renvoyé; on lui donne 100 livres et un habit non complet. Une somme est remise à quelqu'un qui lui montre à jouer.

Le Grand Martin. Il sort en 1658, et, pour sa récompense, il reçoit 50 livres.

Couppé Charles, enfant de chœur. Pour le papier qu'il employa à noter le service de Notre-Dame de Pitié, il reçut 30 sols, en 1661.

Richer Claude. Il est nommé enfant de chœur et installé, en 1684.

Gibon Pierre. Est chanoine de Saint-Piat, en 1684.

Hazon Paul. Né à Chartres, fils d'un vannier. Il fut installé ■ au chœur, le 18 avril 1688. à sept ans; il tomba malade après treize ans de service; il sortit à Pâques en 1701, reçut 50 livres pour un habit, 200 livres pour gratification, fut heurier matinier à 5 sols par semaine, obtint la bourse du collège après Hallier, en 1704; il mourut le 10 septembre 1707 et fut inhumé à Saint- Jérôme.

Vallet Jean, de Chartres, fils d'un tailleur; fut installé, le 18 avril 1688 à huit ans. Le 24 janvier 1699, il sortit après onze ans de service.

Huguet Jacques, de Chartres, fils d'un portefaix. Il est installé au chœur, le 16 avril 1689. En 1695, il est chanoine de Saint-Nicolas. Il reste treize ans; sort à Pâques (1702), reçoit 50 livres pour un habit et 200 livres de gratification. Il fut heurier matinier.

Levacher Antoine. Natif de Chartres, fils d'un maître de danse. Il est installé au chœur, le 1er mai 1691, à sept ans.

Lefebvre François. Fils d'un homme de peine, de Chartres, est installé, le 24 octobre 1692, à sept ans; il sort en 1700.

Lecomte François. Né à Dreux, fils d'un marchand de soie, est installé enfant de chœur, le 24 avril 1694. 11 se sauva pendant Matines.

Margat Charles-François. Né à Dreux, fils d'un capitaine, est installé enfant de chœur, le 30 mars 1695, à sept ans. — Le 17 décembre 1699, il demande à fêter l'octave des Saints-Innocents et à faire la Chevauchée; il écrit un motet pour la procession de la Brèche, en 1706; il sort en septembre 1707 et obtient la bourse du collège après Hazon.

Duval Jacques. Fils de Duval, huissier royal, est installé au chœur, le 30 mars 1695. Il fut tonsuré, et en 1702, chanoine de Thiersault, après Huguet.

David Jacques. Fils d'un chirurgien de Nonancourt, est installé, le 5 avril 1695, à cinq ans : il sort en 1700, mais il reste comme musicien.

Mesnager Jean, originaire de Sens. Il fut reçu chanoine de Saint- Nicolas, en 1697. Il sortit de la Maîtrise en 1699.

Crouin Jacques-Pierre. Fut reçu enfant de chœur à la place de Vallet et de Lefebvre, et le H avril 1699, il fut installé. En 1702,

1 Pour ceux qui sont dits installés, on peut voir les actes d'installation aux dates indiquées dans les Reg. G. 262, 283, 264, 265.

il demanda de fêter l'octave des Saints-Innocents; sortit à Pâques, 1709, avec 50 livres pour son habit et 150 livres pour gratification.

Fontaine Jacques , de Chartres, fils d'une cuisinière. Fut reçu, en 1700, le 10 avril, et installé au chœur le lendemain. En 1704, il se sauva. En 1707, il demanda de l'aire l'octave des Saints-Innocents. En 1708, fut chanoine de Thiersault. En 1710, il tomba du mal caduc, sortit, fut heurier matinier à 5 sols, et resta chanoine de Thiersault; il fut placé chez un tailleur, moyennant 20 écus par an, et un pain de blé, et finalement il fut envoyé à Bicêtre (G. 340).

Lecomte, de Dreux, reçu le 13 décembre, 1700; sortit en mai ou juin 1705.

Daumont. Ancien enfant de chœur devenu musicien haute-taille, offrit ses services comme chantre ; en 1700, on lui donna 3 livres (G. 340).

XVIIe SIECLE «

Le Tunais. Renvoyé en décembre 1700, parce qu'il n'apprenait rien, avec 3 livres 12 sols pour une robe fourrée et 100 livres de gratification.

Bellanger Jacques, de Chartres, fils d'un tonnelier, orphelin. Fut engagé à sept ans par sa mère, comme enfant de chœur, en 1701, le 9 avril: en 1704, harangua les chanoines pour les Saints-Innocents : il demeura douze ans à la Maîtrise, quoique menacé de renvoi à deux reprises. Il sortit à la Chandeleur, en 1713, et reçut 50 livres pour habit, 150 livres de gratification et 20 livres de supplément.

Lassue Jacques, de Dreux. Reçu le 8 avril 1702, à six ans et demi.

Charpentier Valentin. Fut renvoyé comme inutile, après cinq ans, en 1703, avec 75 livres pour gratification et habit.

Carde Pierre, de Paris, âgé de onze ans. Fut engagé par sa mère, veuve (G. 264), le 22 'octobre 1703 ; en 1704, se sauva dès quatre heures du matin; en 1709, fut chanoine de Thiersault; en

1 Tous ces enfants de chœur sont signalés dans les Registres Capitulaires aux dates indiquées : il est probable que la liste pour le XVIIIe siècle est presque complète. Ils étaient dix qui se renouvelaient en moyenne tous les dix ans; ils furent donc un peu plus de cent pendant ce siècle. Or nous en nommons 117. Ajoutons-y Creusas qui ne nous est connu que par Brillon, G-. 504, et qui dut faire son service au commencement du XVIII» siècle,

1711, sortit après huit ans de service, avec 50 livres pour habit et 150 livres de gratification; fut ensuite petit heurier matinier à 5 sols par semaine, et en '1715, demanda d'être haute-contre.

Bruslard Léonard, de Chartres, fut chanoine de Saint-Piat, en 1704, sortit à Pâques, en 1709, après onze ans : il reçut 50 livres pour habit et 150 livres de gratification. Il fut heurier matinier, à 5 sols par semaine.

Delamothe Edme, de Fresnay-l'Evêque. Choisi comme enfant de chœur, en 1705, sur six concurrents.

Sauvé François, de Paris. Entré en 1706, tonsuré en 1711, chanoine de Thiersault en 1713, fait chanter une messe en musique en décembre 1714, pour quoi il reçoit 10 livres de gratification; il sort en 1715, et est reçu heurier matinier à 5 sols par semaine; il a de plus 150 livres de gratification et 50 livres pour un habit. Il continue ses études au collège avec la bourse du Chapitre jusqu'en 1722, et devient maître de musique de Senlis, la même année.

Doucet Jean-Baptiste, du diocèse. Entré en 1706, chanoine de Thier^ sault en 1714, sorti à Pâques 1717, après onze ans de service; il est reçu heurier matinier à 5 sols par semaine et obtient un canonicat de Saint-Nicolas avec 50 livres de gratification, 50 livres pour un habit, et continue ses études au collège avec une demi-bourse.

Veillard Jean-Michel. Entré en 1707, tonsuré en décembre 1718, chanoine de Thiersault en 1719. Sorti après douze ans de service, avec 200 livres de gratification et pour avoir joué du basson, pendant deux ans, plus 50 livres pour un habit. 11 devient heurier matinier à 5 sols par semaine et continue à jouer du basson. Plus tard, en 1 733, il est nommé pointeur.

Malnou Jean-Jacques, de Louville-les-Perche. Elu en 1709 et renvoyé en 1711, parce qu'il avait la voix fausse et ne faisait aucun progrès.

Robert Claude, de Chartres. Reçu le 10 avril 1709 , après examen : châtié pour insolence en 1717, avec Caillaux et Lucas; tonsuré avec Veillard, en 1718. 11 sortit à Pâques, en 1720, avec 50 livres pour habit, 150 livres de gratification et 15 livres de supplément. Il devint heurier matinier, à 4 livres 10 sols par semaine, et, pour ses études, reçut un canonicat de Saint- Nicolas. En 1744, on lui donna 68 livres pour avoir noté les huit tons du Venite de Matines. En 1746, il était chapelain.

Caillaux Pierre, de Chartres. Entré le 10 avril 1709, avec Claude Robert; renvoyé pour insolence après correction, le 3 juillet 1717, avec son seul basson pour récompense.

Dupont. Renvoyé en 1711, parce qu'il n'avait point de dispositions pour la musique et l'étude, avec un habit et 40 écus pour lui faire apprendre un métier.

Mâchefer Pierre-Marin, de Chartres. Entré le 15 avril 1711, sorti sans permission en 1719 et renvoyé sur le champ; il reçut, en 1726, 12 livres de gratification pour avoir chanté quelque temps aux fêtes en musique, et 100 livres, en 1744, pour le même motif.

David Jean, de Chartres. Entré le 15 avril 1711, sorti à Pâques 1717, avec 120 livres une première fois, puis 100 livres une seconde fois, de gratification.

Alleaume Sébastien, de Dreux. Entré le 15 avril 1711, fait chanter en musique, de sa composition, un Regina en 1717; une messe en musique le jour de la Pentecôte, 1718; un Lauda Jérusalem la veille de l'Ascension et une messe le jour de la Pentecôte, 1719, pour quoi il reçut 6 livres de gratification. Il fit encore chanter les premières Vêpres, la Grand'Messe et les secondes Vêpres de la Purification en 1722, les premières et secondes Vêpres avec la Messe, le 6 décembre de la même année; tout l'office de la veille et du jour de la Toussaint, 1724. Il s'était l'ait tonsurer en 1720 et avait été chanoine de Thiersault. Il sortit en 1722 et reçut la charge d'heurier matinier à 5 sols par semaine, avec 65 livres de récompense, 50 livres pour un habit, et la bourse du collège, occupée avant lui par Sauvé.

Cornu Pierre, fils d'un tapissier de Chartres. Entré le 29 avril 1713, est renvoyé de suite pour maladie contagieuse.

Veillard, Joseph. Entré en 1713 ; il apprend à jouer du serpent, sous Friou, en 1721, d'abord, avec un instrument acheté par le Chapitre, puis avec le sien propre, pour lequel on lui avance 30 livres. Il sort, à Pâques, 1724, après onze ans de service, avec la récompense ordinaire et reste à titre de joueur de serpent et de basson; il se retire définitivement en 1735.

Rotrou Nicolas, de Dreux. Entré le 8 mai 1715, âgé de sept à huit ans; demande, avec Veillard, 30 livres d'avance pour un serpent, en 1723. Renvoyé en janvier 1724, parce qu'il ne faisait point son devoir, et sans récompense; toutefois, on accorde 120 livres à sa mère.

Guenesche Louis. Entré en 1717, il demande 30 livres d'avance pour payer Pagnon, son professeur de serpent. Il fait chanter une messe en 1727, et sort cette même année, avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit, sans réduction des 30 livres qu'on lui avait avancées pour son serpent.

Longqueue Guillaume, de la paroisse de Saint-Hilaire , de Chartres. Entré le 8 avril 1717, il fait chanter une messe de sa composition, en 1727, et se fait tonsurer en 1728. Il sort à Pâques, de cette année, avec 150 livres de gratification, plus 50 livres pour un habit, plus 20 livres pour sa messe. Il est reçu heurier matinier à 5 sols par semaine, obtient la bourse du collège, puis va continuer ses études à Paris, à Montaigu, en 1731 ; il fut peut-être curé de Saint-Luperce en 1744 jusqu'en 1753.

Lucas Michel, fils de Michel Lucas, serger. Châtié pour insolence avec Robert et Caillaux, en 1717, il sort en 1718 avec sa récompense, et reste comme heurier matinier.

Borel Pierre, dit Miracle, de Versailles. Entré en 1717, il sortit en 1730, avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit et 20 livres pour avoir joué du serpent pendant un an.

Marais Jacques, de Caen. Elu le 9 avril 1718; fait chanter une messe le jour de l'Epiphanie, 1728; sort cette même année et reçoit 150 livres de gratification, 50 livres pour habit, 10 livres pour sa messe. Il est reçu heurier matinier à 7 livres par semaine et 3 sols par jour, à condition d'assister à la messe de Saint-Nicolas. 11 se fait tonsurer en 1729, est accepté comme chantre à 25 sols par jour, en 1730, et est remercié parce qu'il va se marier, en 1731; il demande encore à chanter un jour dans le chœur, en 1733.

Borel Jean-Louis, dit Miracle, frère aîné du précédent. Entré en 1719; envoyé à Paris, chez l'oculiste, en 1723, parce qu'il avait une taie sur l'œil; il sort en 1729.

Milcent Michel, fils de Pierre Milcent, vigneron, demeurant à Dreux. Entré le 1er avril 1719, tonsuré en 1726, chanoine de Thiersault, le 28 février 1728. Il sort en 1729, et est reçu heurier matinier à 5 sols par semaine. Pour continuer ses études, il obtient un canonicat de Saint-Nicolas, puis la bourse du collège qu'avait Longqueue. Il devient vicaire de Vert, et en 1741, maître de grammaire : il exerce cette charge trente-cinq ans, celle d'épistolier dix-huit ans : il était chanoine de Saint- Piat, et mourut à soixante-dix-sept ans, le 17 mars 1775.

Huilliac Jean, de la paroisse Saint-André de Chartres. Entré en 1719 il est renvoyé de suite pour maladie avec 20 livres de récompense.

Dobet Maurice, de Chartres. Entré le 23 mars 1720; fait chanter une messe le 25 mars 1729, et sort après onze ans à Pâques, 1731.

Marais François, de Caen. Entré en 1722, tonsuré en 1731, sort cette même année.

Dumontgars Denys, de Maxilly-sur-Saône. Entré le 8 avril 1724.

Quinton Etienne, de la paroisse Saint-Michel, de Chartres. Entré le 8 avril 1724; il est tonsuré en 1733 et chanoine de Thiersault en 1734 ; il joue du serpent et du basson et sort en 1735, avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit et 10 livres pour une année supplémentaire. Il reste comme heurier matinier et joueur de serpent.

Bainville François, né le 1er avril 1725 sur la paroisse Saint-Michel de Chartres. Il obtint la permission de toucher l'orgue en 1741 en l'absence de l'organiste, et fit chanter deux psaumes en musique la veille de llmmaculée-Conception 1743 et un motet la veille de l'Annonciation. Il sortit en 1744 avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit et 20 livres pour son chant. Il devint organiste de Saint-Père-en- Vallée et se maria le 10 mars 1751, devint ensuite organiste à Angers et publia de Nouvelles pièces d'orgue dans différents tons. Paris, 1756.

Nicoust Robert, entré en 1728.

Guérineau Toussaint. Entré en 1728, renvoyé parce qu'il avait peu de voix en 1733, avec 100 livres de gratification. Il obtient, en 1734, la bourse du collège, devient vicaire d'Yèvres et se présente inutilement comme sacristain de Sous-Terre en 1760.

Rouvray Jacques, de la paroisse Saint-Hilaire de Chartres. Entré en 1729 et tonsuré en 1738. Il fait chanter un Magnificat à la Purification 1739 et sort à Pâques avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit, plus 10 livres pour son chant. Fut malade sa dernière année et soigné chez lui aux frais du Chapitre.

Garnier Jean, de Mainvilliers. Entré en 1729, il est renvoyé pour n'avoir point de voix en 1731, avec 30 livres de récompense.

Godard Louis, de Saint-Aignan. Entré en 1730; il sort en 1740. Pour continuer ses études, il demande d'être petit matinier. Il se fait tonsurer, obtient un canonicat de Saint-Nicolas pour

deux ans, puis en 1743 la bourse du collège et un canonicat de Thiersault. Il fait chanter une messe le 8 décembre 1741 et le 8 décembre 1743. Devient maître de musique au Mans.

Rouvray Jean-Pierre-Claude, de Chartres. Choisi en 1731, renvoyé en 1737, comme hors d'état de rendre service, avec 100 livres de gratification, et ses habits vieux et neufs.

Lacoudre Pierre-Benoît, de Dreux. Entré en 1731, il est chargé d'encenser en 1733, se fait avancer 80 livres pour acheter un basson en 1737. Réclamé par sa mère en 1740, il emporte son basson et 50 livres pour habit.

Trabouillet Jean-Baptiste, de Rouen. Entré en 1731 ; il fit chanter une messe le jour des Rois 1742 et sortit cette même année avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habits et 10 livres pour la messe. Il fut maître de musique de Saint-Dié de Lorraine et se présenta pour Chartres en 1756.

Demongeot Denys, du diocèse de Dijon. Il fait chanter une messe le jour de l'Epiphanie 1731, se fait tonsurer en 1732, et devient chanoine de Thiersault en 1733. Il sort en 1734 avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit, plus 10 livres pour deux messes. Il postule de suite la Maîtrise de Saint-Omer, devient plus tard maître de musique à Tours et Maître de musique à Chartres le 7 juillet 1756.

Dandeville Jean-Baptiste, de Vernon. Entré le 17 avril 1734, renvoyé comme inutile en 1737, avec 100 livres de gratification et ses habits vieux et neufs.

Paie Jacques-Charles, de Saint-Saturnin de Chartres. Entré en 1735 à huit ans; renvoyé comme borgne et sans voix en 1739 avec 50 livres de gratification.

Vauchelle Claude-François, de Saint-Sauveur de Péronne. Choisi le 2 avril 1735, âgé de 7 ans, tonsuré en 1744, sorti en 1746 avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit et 20 livres pour avoir fait chanter un motet. Pour continuer ses études il resta comme heurier matinier et obtint la bourse du collège.

Daneau Joseph, de la paroisse Saint-André, de Chartres. Il se fait tonsurer en 1736 et devient chanoine de Thiersault en 1737 ; il fait chanter une fois de la musique de sa composition et sort cette même année 1737, avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit, plus 10 livres pour son morceau. Puis, pour continuer ses études, il est nommé heurier matinier à 5 sols par semaine; ensuite il obtient la bourse du collège

qu'il garde jusqu'en 1743, époque à laquelle on lui donne encore 24 livres de gratification. Il alla au Grand Séminaire de" Beaulieu et devint probablement cbanoine de Saint- André .

La Clau Josué, de Saint-Pierre de Cliàteaudun Entré en 1737, tonsuré en 1743, conduit pour une maladie d'yeux chez l'oculiste à Champseru en 1744, renvoyé à cause de son infirmité, avec 250 livres de gratification.

Rouzet Etienne, de Saint-Michel de Chartres. Entré en 1737, sorti en

1742 avec 120 livres de récompense. Pour continuer ses études, il est nommé petit matinier à 5 sols par semaine en

1743 et tonsuré ; en 1744, il devient chanoine de Saint-Nicolas.

Bréan Nicolas, de Saint-André de Chartres. Entré en 1737, tonsuré en 1746 ; pour l'aider à continuer ses études au Séminaire de Saint- Vincent, on le nomma chanoine de Saint-Nicolas.

Prunelle René, de Saint- Aignan, choisi le 21 mars 1739. Il sortit en 1749 avec 150 livres de gratification et 50 livres pour habit et la bourse du collège. Il devint aussi heurier matinier.

Lobreau Jean, de Saint-André de Bordeaux. Choisi le 21 mars 1739 à l'âge de 7 ans 1/2. Il fut tonsuré en 1749 et sortit cette année-là.

Dargent Jean-Jacques, de Fontenay-sur-Eure. Choisi le 21 avril 1739, à l'âge de 7 ans ; il eut une maladie d'yeux en 1747, et fut renvoyé en 1748.

Secrétin Jean, de Saint-Saturnin de Chartres. Entré en 1740, il fit chanter un motet à la Sainte-Cécile en 1748. Il cassa son serpent en 1749 et fut renvoyé cette année-là.

Toullon Louis, de Saint-Paul de Paris. Choisi le 13 mars 1742 à 7 ans 1/2, il fut dénoncé comme indiscipliné et comme nuisible aux autres en 1751 et renvoyé avec 150 livres de gratification et 50 livres pour habit, sans déduction du prix de son serpent.

Miollais Jean, de Fruncé. Reçu en 1742 à 7 ans. Il fut tonsuré en 1752 et sortit en 1753 avec 150 livres de gratification et 50 livres pour habit : afin de continuer ses études, on le nomma chanoine de Saint-Nicolas et heurier matinier à 5 sols par semaine. Enfin on lui donna la bourse du collège.

Pétillau Louis-Mathieu, de Paris, fils d'un musicien du Roi. Entré en 1744, il fit chanter un « 0 Salutaris » à Noël 1752. Tonsuré en 1754, il sortit à Pâques avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit et 10 livres pour avoir fait chanter.

Haillot Nicolas-Charles, de Saint-Sulpice de Paris. Reçu en 1744 à

l'âge de 7 ans. Il sortit à la Saint-Jean de 1754 avec une récompense de 150 livres plus 50 livres pour habit.

Pigoreau Jacques- Armand, de Saint-Martin de Chartres. Entré en 1746 à l'âge de 6 ans 1/2. Il sortit en 1757 après 11 ans de service, avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit et 50 livres pour raisons particulières. Il eut aussi la bourse du collège et alla au Séminaire recevoir les ordres en 1753 : il était peut-être curé de Montlouet en 1790.

Pasquier Jean, de Senonches. Entré en 1747 à 7 ans 1/2; mort à la Maîtrise à 10 ans 1/2 en 1749, inhumé à Saint-Jérôme.

Thiénot, fils d'un musicien ordinaire du Roy. Entré en 1749 à l'âge de 10 ans, sorti en 1751, parce qu'il n'avait plus de voix, avec 60 livres de gratification.

Belhomme Etienne-Michel, dit David, de Saint-André de Chartres. Entré en 1749, renvoyé pour indocilité en 1754, avec 100 livres pour toute récompense.

Fourré Jean-Etienne, de Saint-Aignan. Entré en 1749 et renvoyé en 1750 sans autre récompense que l'habit d'enfant de chœur qu'il avait pris à l'Ascension.

Boulin Jean-Jacques, de Saint-Paul de Paris. Entré en 1750 à 7 ans; renvoyé en 1753 parce qu'il n'avait plus de voix, avec 70 livres pour s'habiller et faire son voyage.

Boucher Pierre-Marie, de Saint-Hilaire de Chartres. Entré en 1750 à l*âge de 7 ans : il fit chanter une messe à Pâques et un motet le 7 décembre 1759. Il sortit en 1761 avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit, 10 livres pour messe et 50 livres pour une année supplémentaire. On le nomma petit heurier matinier; il alla dans diverses paroisses de Paris; revenu à Chartres, il prépara les messes solennelles du commencement de ce siècle et mourut le 15 février 1828 à 85 ans, en son domicile, cloître Sainte-Foy.

De Laplace Symon-Hottet. Entré en 1750; il fit chanter une messe à l'Ascension de 1759 et un motet la veille de la Purification, et les Vêpres de Pâques en 1760. Il fut tonsuré et sortit en 1759 avec 210 livres, dont 10 pour ses chants. Pour l'aider à continuer ses études on le nomma heurier matinier, puis chanoine de Saint-Nicolas et finalement on lui accorda la bourse du collège. En 1764, il fit chanter un motet sous forme de concert spirituel.

Deschamps François, de Saint-Saturnin. Choisi en 1751 à l'âge de 8 ans. Il demanda 72 livres d'avance pour acheter un serpent en 1758.

Le Rêtre, de Miermaigne. Reçu en 1751, il fit chanter une messe à la Saint-Jean-Baptiste en 1761, un motet à la Nativité et à la Conception en 1762. Il sortit cette même année, et pour l'aider à continuer ses études on le nomma petit heurier matinier, chanoine de Saint-Nicolas, et en 1763 on lui assigna la bourse du collège qu'il garda jusqu'en 1765.

Borrelle Aimé-Nicolas, de Saint-Sulpice de Paris. Entré en 1753 à 8 ans 1/2; prit la tonsure et sortit en 1761.

Bouraine, malade en 1753, obtint la permission de rester au chœur avec la calotte, vu qu'il n'avait pu être rasé.

Cordier Joseph, de Sainte-Foy. Entré en 1753 à 8 ans, renvoyé comme inepte, en 1754, avec 60 livres de gratification.

Dautigny François-Nicolas, de Saint-Grermain-en-Laye. Entré en 1754 à 7 ans et demi, mort âgé de 15 ans le 29 avril 1762, inhumé à Saint-Jérôme.

Brault Jacques-Isaac-Mathurin, de Saint-Saturnin de Chartres. Entré à 10 ans, en 1754, renvoyé comme indocile et incorrigible en

Lefebvre Louis, de Saint-Pierre de Dreux. Entré en 1754 à 8 ans, renvoyé comme inepte en 1756 avec 48 livres pour un habit et pour son voyage.

Boucher Pierre-Jean-François, frère de Pierre-Marie Boucher. Entré en 1754 à 9 ans. Il fit chanter une messe et les 5 psaumes de Vêpres en 1764. Il sortit en 1765 avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit, 10 livres pour la messe, et 50 livres pour l'année en supplément. Pour l'aider à continuer ses études, on le nomma heurier matinier, puis chanoine de Saint-Nicolas, et enfin on lui attribua la bourse du collège.

Jumentier Bernard, de Saint-Lazare de Lèves. Entré le 16 avril 1756 à 7 ans, tonsuré en 1764, fit chanter une messe à la Dédicace et à la Toussaint 1766. Il sortit à Pâques 1767 avec 150 livres de gratification, 50 livres pour habit, 10 livres pour la messe, et 50 livres pour une année en plus. Il devint maître de musique de Senlis en 1767, et reçut une subvention de 120 livres pour aller en cette ville. La maladie l'ayant obligé de revenir en 1768, on le nomma petit heurier matinier et chanoine de Saint-Nicolas, pour l'aider à continuer ses étu-

des. Il devint ensuite maître de musique de Saint-Malo, puis de Coutances en 1772, et enfin de Saint-Quentin en 1776. Voir l'article de M. Lecoq dans Y Astrologue de 1870 et la Notice historique de la Maîtrise de Saint-Quentin , par Gomard , et la Bibliographie de Fétis.

Dugast Louis, de Saint-Saturnin. Entré en 1756 le 10 avril à 6 ans et 1/2.

Duclos, neveu de Milcent, maître de grammaire. Entré en 1757, congédié en 1764 avec 50 livres en considération de son oncle.

Lemesle Jean-Antoine, de Saint-Pierre de Montreuil-Bellay. Neveu des deux Chartier, joueurs de serpent, entré en 1760 à 6 ans et 3 mois. Il lit chanter un motet la veille de la Purilication, en 1770. Il sortit avec 220 livres de gratification, dont 20 pour le motet et la messe. Reçu petit heurier, puis joueur de serpent et basson, aux gages de 10 livres par semaine.

Dumoustier Louis-Pierre, de Saint-Lazare de Lèves. Il fut élu le 17 mars 1761 à 7 ans et tonsuré le 18 décembre 1770; il sortit en 1772 avec 270 livres, dont 50 pour sa 11e année et 20 livres pour avoir l'ait chanter deux fois. Pour l'aider à continuer ses études, on lui donna la bourse du collège, plus 100 livres pour cette année et 50 livres pour les autres années où il serait au petit Séminaire.

Dauvilliers Jacques, de Saint-Aignan. Elu le 3 avril 1762, âgé de 6 ans et demi, il était né le 22 septembre 1755; menacé de renvoi comme poitrinaire en 1765. Il ne sortit qu'en 1773, après avoir fait chanter trois fois et copié un recueil de répons. On lui donna comme récompense 300 livres, dont 150 livres de gratification, 50 livres pour sa onzième année, et 50 livres pour sa musique. Il resta petit heurier matinier haute-contre en 1774, puis devint maître de chapelle à Saint-Aignan d'Orléans et à Tours. Il a composé un solfège et des romances. (Voir Lecoq dans son article sur Bernard Jumentier.)

Bosson Bernard, de Saint-Etienne de Dreux. Reçu le 3 juillet 1762 malgré le Chapitre de Dreux ; il fait chanter une messe à la Dédicace 1765 ; il sort cette même année et obtient la bourse.

Bréant Jean-Baptiste, de Saint-Martin. Entré en 1762 à l'âge de 6 ans 6 mois, à la place de Seigneury et de Servoin, qui avaient trompé le Chapitre sur leur âge, et sorti en 1772.

Poupron Jacques-François, de Saint-Cheron. Nommé le 13 avril 1763 à 7 ans, renvoyé comme incapable en 1765.

Servoin, de Saint-Martin de Chartres. Entré en 1764 à 7 ans 3 mois. Il fait chanter une messe le jour de la Saint-Jean 1774, et un

motet après Complies le 1er février 1775. Il sort en 1776 avec 200 livres et 100 livres pour les deux ans de surplus, et 20 livres pour son motet et sa messe ; il reste heurier matinier comme basse-taille à 15 livres par semaine.

Douglas, tonsuré en 1764, renvoyé en 1767 après 11 ans, pour difficultés avec le maître de Psallette. Il fut excité à la révolte par son père, maître d'écriture à la Maîtrise , et n'eut que la récompense de ceux qui ne servaient que 10 ans.

Gillet Jean-Etienne, de Saint-Maurice de Chartres. Entré en 1765 à 7 ans ; il fit chanter une messe à la Dédicace 1774. Il sortit en 1775, et pour l'aider à continuer ses études, on le nomma petit heurier matinier et on lui donna 150 livres.

Glon Louis-Noël-Mathurin, de Saint-Laurent de Nogent-le-Rotrou. Né le 24 décembre 1766, élu le 22 mars 1774; il insulte un chanoine en 1782 et est mandé au Chapitre ; il sort en 1784 avec la gratification ordinaire, plus 10 livres pour un motet ; pour continuer ses études, on lui donne aussi 200 livres, et en 1785 un canonicat de Saint-Nicolas. Il eut, en 1786, au collège, le deuxième prix de thème, l'accessit de vers, de version et à'inter insignes. Il entra au Séminaire en 1787 avec une bourse entière ; il obtint en 1788 100 livres par an pour son entretien, puis se rendit à Saint-Sulpice et se fît encore octroyer 200 livres.

Jumeau Bernard, de Saint-Maurice. Entré en 1766 à 6 ans. Déjà menacé en 1775 pour indocilité, il fut finalement renvoyé en 1777 avec 2 livres de pain par jour et 50 livres pour apprendre le métier de perruquier.

Dunas Jean-François, de Saint-Hilaire. Entré en 1766 à 7 ans 1 mois; il sort en 1776 avec 250 livres de gratification, dont 50 pour une année supplémentaire, et, en outre, 200 livres, et, en 1777, la bourse du collège pour ses études ; il s'en va à Paris, fait son quinquennium, et il obtient en 1781 un nouveau subside de 400 livres. Il mourut à Friaize le 9 juin 1831 à 72 ans et 5 mois, après avoir été curé delà Chapelle-Forainvilliers en 1790.

Maupoin Jacques-Joseph-Bernardin, de Saint-Michel. Entré en 1767, âgé de 6 ans 11 mois, se montre indocile : il s'évade une première fois pendant Vêpres en 1775 et de nouveau en 1777, pour éviter une correction. Il est renvoyé en 1778.

Gillet Pierre-Claude. Entré en 1767 à 8 ans; dénoncé comme intraitable en 1775 et sorti pendant Vêpres, il est renvoyé en 1778.

Quesnel, fils de La Grenade, garde de M. le président d'Aligre. Il fut reçu le 10 mars 1770 et sortit en 1774 avec. 150 livres de gratification; pour continuer ses études, il obtint 200 livres c'est-à-dire la bourse de 100 livres du collège, plus 100 livres, par année. Il fut nommé heurier matinier en qualité de basse-taille.

Jumeau Mathurin. Entré le 1 1 avril 1772, il fut retiré par sa mère en 1777. Il dut rentrer, car on le voit sortir de nouveau en 1781, après avoir fait chanter une messe. Il demande à rester comme heurier matinier.

Deshayes Charles, de Saint-Maurice. Entré le 11 avril 1772, à 7 ans, il fait chanter un morceau et sort en 1783 avec 1S0 livres de gratification, 50 livres pour habit, plus 50 livres pour une année supplémentaire. Il reste comme heurier matinier et joue de la contre-basse et du violon. Il avait appris àenjouer à la Maîtrise et donnait des leçons aux enfants.

Lecomte Noël, de Saint-Hilaire de Chartres. Entré en 1773 à 7 ans, il sort en 1782 avec la récompense ordinaire, et pour continuer ses études on lui donne 200 livres par an, et on le nomme petit heurier matinier. Il alla comme musicien à Bourges; de là, il fut déporté à Rochefort, où il mourut le 17 août 1794. (Voir les Martyrs de la Foi, de l'abbé Guillon, au mot Lecomte.)

Mahigny Etienne-Louis, de Saint-Gilles d'Etampes. Choisi le 19 avril 1775 à 7 ou 8 ans, mourut à la Maîtrise le 11 août 1784 et fut inhumé à Saint-Jérôme.

Doueneau Jean-Michel, de Notre-Dame de Pithiviers. Il entre en 1775 à 7 ans, il sort en 1786 avec 200 livres, plus 10 livres pour avoir fait chanter. Il est reçu heurier matinier en qualité de hautecontre : on lui donne, de plus, un canonicat de Saint-Nicolas et 8 livres par semaine.

Hervé Etienne-Simon, de Saint-Michel de Chartres. Elu en 1775 à 7 ans 7 mois; sorti en 1782 avec 200 livres, plus 50 livres pour la onzième année de service, et 10 livres pour avoir fait chanter; pour continuer ses études, on le nomma heurier matinier thuriféraire, et on lui donna 200 livres.

Ligeon Louis-Théodore, de Saint- Aignan. Elu en 1777 à 6 ans 8 mois, et renvoyé comme nul en 1779.

Goblin Pierre- Alexandre, de Saint-Martin de Chartres. Choisi le 15 avril 1778 à 7 ans, tonsuré en 1789. Il joue de la contre-basse, et en sortant il demande à rester à la Maîtrise comme contrebassiste moyennant 20 sols par semaine. On lui donne, déplus,

200 livres de gratification et, en outre, 100 livres pour deux années supplémentaires. Soldat au commencement de la Révolution, il reste à son retour chantre , tant que le culte est toléré.

Cabaret Léonard, entré en 1778. Fait exécuter le cinquième psaume de Vêpres en 1788 et devient, cette année-là, le maître de musique de Saint-Aigoan d'Orléans: il sort avec 200 livres de récompense.

Labault Marie-Léonard, de Courville. Entré le 11 avril 1778 à 7 ans 8 mois.

Chuatrin, de Saint-André de Châteaudun. Reçu à 17 ans en 1779, pour faire fonction de thuriféraire.

Tullot, de Saint-André de Châteaudun. Reçu en 1779 à 16 ans, pour faire- office de thuriféraire.

Calais Jean-Louis-François, de Saint-André de Chartres. Choisi en 1779 à 7 ans et demi et congédié pour insolences en 1780.

Palisse Michel-Claude, de Saint- André de Chartres. Entré en 1782 à 6 ans et demi, s'en va comme malade en 1786.

Cogo de Cambulas Jacques-Augustin, de Saint-Hilaire de Chartres. Entré en 1782 à 7 ans et demi.

Cabaret Claude-Jacques, de Courville, entré en 1782 à 7 ans.

Brazon, de Saint-Barthélémy. Entré en 1784 à 7 ans, se sauve chez ses parents en 1788, est placé chez un perruquier le 6 février 1793, et reçoit 50 livres de gratification, plus 6 livres pour sa trousse et 300 livres comme musicien.

Hoyau, élu le 19 mars 1785, fut placé le 6 février 1793 en apprentissage avec 25 livres de gratification ; fut musicien sous la Révolution.

Cognier Jacques-Joseph, de Saint-Maurice. Entré en 1786 à 8 ans, est placé le 6 février 1793 en apprentissage et reçoit 25 livres, plus (5 livres pour sa trousse ; il supplée Goblin comme chantre moyennant 300 livres.

Maheu Antoine, de Saint-Michel. Entré en 1786 à 7 ans et demi, est placé le 6 février 1793 et reçoit 25 livres.

Renou Pierre, d'Evreux. Entré en 1787 à 6 ans, eut la teigne, etle8 juin 1792 fut placé chez Dauphinot ; il fut le dernier porte -croix.

Boudin Louis, de Saint-Maurice. Entré en 1787 à 7 ans.

Humbert François, de Paris. Entré en 1789 à 7 ans 2 mois.

Rondeau Jean-Baptiste, de Lèves. Entré en 1789 à 6 ans et demi, eut la teigne, et le 7 mars 1792, fut placé chez Madame Girard

moyennant 24 livres pour les soins et 24 livres pour la nourriture.

Leveau Casimir, fils du greffier du juge de paix de Bonneval. Entré le 9 novembre 1791 à 8 ans, il eut la teigne du 17 mars au 8 juin.

Renou Philippe-Alexandre, fils de Louis- André Renou, maçon et couvreur. Reçu le 23 octobre 1793, à 50 livres par an.

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