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vaille 24. C’est pour.
2° Il faut entre cinq à six livres de viande par jour : la livre à 9 sous au-
jourd’hui : elle peut augmenter
3° La boisson en cidre. Le poinçon coûte aujourd’hui 50 livres : il en faut au moins deux pintes par jour : la pinte
à D sols.
4° Les souliers. Il en faut pour des enfants chacun trois paires à raison aujourd'hui de 5 livres la paire, l’un dans l’autre; cela fera vingt-quatre
paires
Les bas sont oubliés : estimés, par
an, 50 livres .
5° Le blanchissage des chemises, mouchoirs, bas, etc., raccommodage de soutane, bas, culotte, veste, gilet, etc.,
sabots, chaussons, etc. . .
6° Le chauffage : il faut au moins trois cordes de bois à 34 livres la corde
Plus un cent de fagots .
T° Le beurre. L'un dans l’autre je
mets trois livres par semaine à raison
de 24 sols la livre : par an.
364 liver. 65.
985 livr. 105.
182 liver. 108.
120 livr. »
100 livr. »
200 livr. »
102 Lvr. »
20 livr. »
93 Livr. 125,
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8’ Le poisson, les œufs qui sont presque toujours chers, les légumes, les épices. Je mets pour tout cela
CTICORE De TR RE NN Me ARLES 120 Livr. »
Nora. Il me faut les gages et la
nourriture d’une domestique.
OLA LE SRE 2307 livre. 92%:
« À 300 livres de pension pour chaque enfant, grand comme petit, cela me rapporterait la somme de 2,400 livres. Le profit que jaurai comme vous voyez, Messieurs, fournira à grand'peine de quoi gager et nourir une domestique. »
« [Lest vrai que jaurois le logement. Mais, Messieurs, il faut surveiller exactement ses enfants, il faut les instruire; c'est donc huit écoliers dont je me chargerois et ses huit m'obligerois par devoir et en conscience dabandonner ceux que jai en ville. Quand je n’en aurois que six en ville, cela peut me raporter, à raison de 12 livres par mois chaque, la somme de 600 livres, à cause des rhumes, maladies ou absences, tant du maître que de lescolier : car les leçons prise et donnée régulièrement, les mois nétant surtout pour la musique que de 20 jours, les 6 me raporteroient 864 livres. Quand à cela, Messieurs, je ne vous demande que ce que votre justice vous suggérera. »
« Je pourrois encore, Messieurs, vous proposer un avantage réelle pour le bien de vos enfants. Jay un frère qui étoit maistre de musique à Chinon. Comme il joue fort bien du serpent et que vous désirez en avoir deux pour
votre église, vous pourrez luy donner les mêmes apoin-
tements quà vos musiciens. [| demeureroit avec moy de manière quil auroit, avec vostre permission, le nom de soumaître, et en cas que je fusse malade ou à la campagne, 1l me remplaceroitde manièrre que les enfants ne seroient jamais seuls et que de luy ou de moy recevroient
exactement leurs lecons. »
Ce tableau, mis à exécution, aurait conservé une assez belle Maîtrise. Mais avant de l’adopter la municipalité voulut connaître le revenu de la Fabrique. Il était de 16,809 livres. Alors elle se prononça dans un sens opposé.
Et, le 8 janvier 1793, elle rendit le décret suivant: Art. 1. La musique de la Cathédrale sera supprimée.
ART. 2. Il y aura six chantres de chœur
TOO IN LES re NS Ron TS ae sh rer ane 4.200 liv.
Arr. 3. Il y aura quatre chantres pour assister aux inhumations, qui auront chaeun 75 livres par an. Mais les chantres des
paroisses supprimées pourront se joindre à
eux et-faire-leur semaines 000 nr 300 liv.
Arr. 4. Il y aura deux serpents qui n’assisteront qu'aux offices des dimanches et
fêtes et des Vigiles ; ils auront chacun
SOUL SE RNREN S RR RL A RENE 600 Liv.
Arr. 6. Il y aura quatre enfants de chœur qui demeureront chez leurs parents; ils ser-
viront les messes, assisteront aux inhuma-
tions et à tous les offices; leurs appointe-
ms bé
ments seront de 150 livres par an chacun:
ce qui fait pour les quatre. 4... 600 Liv.
Ces enfants de chœur seront instruits pen-
dant le cours de leur exercice, et, à l'âge de
quinze ans, il leur sera donné une profession
en sortant.
Il leur sera fourni, pendant leur exer-
cice, soutane, surplis, rochet et camaille :
ce qui pourra faire une dépense par chacun
AO Rs do e Lac ul 200 liv.
ART. 7. — Il y aura un organiste à 600 fr.
par an: mais, attendu les services de Prota,
on le garde aux appointements de . . ., . 1,063 liv.
Cet arrêté était la suppression de la Maitrise, puisque les enfants étaient réduits à quatre, ne vivaient plus ensemble, n'avaient plus de maîtres d'écriture, ne chantaient
plus.
On fit cependant un effort pour en sauver quelques débris. Le 9 janvier 1793, on décida que les quatre enfants de chœur seraient choisis parmi les sept qui étaient actuellement à la Cathédrale, et qu'on verrait que faire des trois autres. On rapporta .l’arrêté qui, la veille, avait supprimé la musique; car les musiciens s'offrirent à être chantres et à continuer, même avec les nouveaux traitements, la musique d'autrefois. Desvignes accepta de rester pour 400 livres à la Cathédrale, d’instruire ces quatre enfants dans la lecture, l'écriture et la musique, et
de garder son service : ce qui fut admis unanimement en
pleine séance; on lui alloua donc 400 livres et on lui laissa son logement gratuit, du moins jusqu’à la Saint-Jean.
Le 15 janvier 1793, le chœur fut définitivement constitué comme il suit: Desvignes, Dupont, Delafoy, à 400 livres, Brazon, Boucher, Macé, Caillot, Turben, serpent, Pichot, Gaillard, à 700 livres. Goblin avait 500 livres pendant son service militaire, sur lesquels on en donnait 300 à Cognier, enfant de chœur qui le remplaçait. Tous ces chantres restèrent dans leurs fonctions jusqu'au bout,
Quant aux enfants, dès le 6 février, on en plaça trois en apprentissage, selon l'ordonnance. C'étaient Maheu, Cognier et Hoyau; on leur donna 25 livres de gratification. Le boulanger eut, de plus, la commission de leur fournir chaque jour du pain. Cognier fut mis chez un perruquier. Il eut 6 livres pour sa trousse et, comme suppléant de Goblin, 300 livres qu'il toucha par quartier.
Les quatre autres enfants s'étaient retirés chez leurs parents, sauf un, Pierre Renou, porte-croix, qui fut accepté, le 10 novembre, par le menuisier et fabricien Dauphinot, à raison de 150 livres par an. Ils venaient servir de chez eux.
On trouva bientôt ces enfants insuffisants en nombre, et, le 9 octobre 1793, on pensa en prendre trois autres, de préférence dans la classe indigente des citoyens, demeurant aussi chez leurs parents, et moyennant 50 livres. Le 25 octobre, Ph.-Al. Renou, fils de Louis-André Renou, maçon et couvreur de la ville, âgé de neuf à dix ans, fut choisi : mais ce fut le seul et le dernier enfant reçu.
Desvignes, de son côté, las du nouvel état de choses,
et se voyant sans logement, se retira dès le 22 avril, après
avoir touché, pour la dernière fois, la pension de ses enfants. On avait d’abord décidé, le 6 mars et le 24 avril, de mettre la maison qu'il occupait en location pour le 2% juin suivant: on préféra ensuite la vendre aux enchères avec le linge et les meubles. Cette vente n’eut lieu que le 26 mai et le 3 juillet. À ce moment, il restait encore un peu de musique dans une armoire. Vitalis et Boucher furent invités à en dresser l'inventaire. Tout le reste, meuble et immeuble, fut vendu. Cette fois, la Maïtrise était bien morte, parce qu'elle n'avait plus ni maîtres, ni refuge.
Le 15 novembre, l’église était fermée, et quelques jours après, convertie en Temple de la Raison! Tous les serviteurs étaient supprimés, le 31 janvier 1794. Renou. l'enfant de chœur, placé chez Dauphinot le 20 brumaire (10° nov. 1793), fut renvoyé à son père le 20 pluviôse (8 février 1794), et reçut 16 livres pour avoir porté la croix pendant deux mois. Il ne restait plus à la Cathédrale que le sacristain Chambrette et Martin, l’accordeur d'orgue : il n’y avait plus d’enfants !
La Maïtrise était tout entière engloutie dans le gouffre
révolutionnaire.
EC