‹ L'Ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres du Ve siècle à la RévolutionChapitre 129 sur 153 · FONDATIONS · texte numérisé non relu

FONDATIONS

F. 138 vo. — Etat des offices et messes basses à acquitter dans la chapelle de Saint-Piat : 4 grand'messes, 1 Znviolata, 157 messes basses, messe de Requiem à la mort de chaque évêque.

« Me Vincent Joliet, chanoine de Saïint-Piat et maître de musique, neuf minots de terre à la vallée de Jouy acquis d’une somme d'argent provenant de sa donation : la messe de Saint-Vincent en musique; après la messe l’antienne : A/ma, ensuite De profundis en faux-bourdon : à chaque chanoine 20 sols, 20 sols aux 10 enfants d’aube et 2 sols 6 deniers aux non chanoïnes. »

« M° Philippe Hurault de Chaverny, évêque de Chartres, et ses successeurs, ont déchargé le Chapitre de Saint-Piat d’un homme vivant et mourant et des droits de rachapt pour différents objets, le dit rachapt estimé au moins 400 livres : continueront les chanoïnes de Saint-Piat à répondre en faux-bourdon à la bénédiction épiscopale ; à l'entrée de l'évêque, diront le Benedicite et les Grdces en musique ; le lendemain la messe du Saint-Esprit; tous les dimanches, à la messe, les oraisons pro Episcopo, et, après le décès de chaque évêque, chanteront une

messe de Requiem.

Les vitraux de l'enfant de chœur.

Nous avons reproduit en tête de ce volume le médaillon d’un vitrail du chœur qui représente un certain Gaufridus et sa famille. Le plus jeune de ses deux fils est habillé en enfant de chœur. Son frère aîné n’est pas, comme nous l'avons dit, revêtu du même costume : il porte un habit séculier et tient la bannière à chausse rouge de sa famille.

Les mêmes personnages sont encore représentés dans une autre grande verrière, près des orgues, du côté du vieux clocher. Mais le petit Gaufridus n'y est pas vêtu en clerc.

On s'accorde à reconnaître dans ces vitraux Geoffroi II d'Illiers, avec Adélicie, sa femme, Guillaume et Geoffroi III, ses enfants. Ils vivaient dans la première moitié du XIII° siècle 1.

Ce petit enfant de chœur était donc un oblat de condition noble.

1 V. Lépinois, Histoire de Chartres, 1, 219, 224, 248. — I. Merlet, Carfulaire de N.-D. de Chartres, II, 51.

XXXIT

L’Epître farcie des Saints Innocents Chantée au Moyen Age

dans l’Église de Notre-Dame de Chartres.

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