RENNES
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les chapelains : ceux-ci en haut du chœur, près des portes latérales, ceux-là plus bas, du côté du jubé. En l'absence des chapelains, les laïques, qui entraient dans le chœur, se trouvaient près des enfants et même s’asseyaient sur leurs bancs. Craignant qu'ils ne leur communiquassent la peste, le Chapitre résolut, le 9 août 1563 !, de leur interdire tout contact avec eux. Pour cela, il supprima les bancs et les remplaça par une sellette spéciale à chaque enfant, Il y en eut d’abord cinq de chaque côté, puisqu'ils étaient dix. Mais au xvu° siècle, quand MM. Edeline et Bertheaud voulurent élever leur nombre à douze, l’on en ajouta deux. Et ces douze sellettes furent longtemps conservées, bien que ce nombre désiré ne fût pas maintenu; on les voit encore sur le plan de Félibien, de 1678, à la Bibliothèque de la ville.
Primitivement, il n’y avait que deux lutrins, un de chaque côté : ce qui obligeait les enfants, quand ils devaient chanter sur le livre, à se mêler avee les chantres. Cette confusion, qui engendrait certains désordres, amena le Chapitre, en 1534 ?, à joindre aux anciens pupitres deux nouveaux qui furent posés comme les autres, de chaque côté, devant les enfants. Cet arrangement ne remédia pas complètement au mal, et, en 1562, le Chapitre essaya une autre disposition . Le maître-autel avait été reculé, plus de trente ans auparavant, de deux arcades, et le chœur avait été allongé d'autant. On avait aussi fait
écrire de très grands livres d'office, On erut pouvoir, dans
1 Bibl. mun., 1016, Br., O. f. 38.
? Bibl. mun., 1016, Br., O. f. 80.
3 G. 297, chap, de la Purif. f. 69 et G. 282, p. 79.
LES CÉRÉMONIES 175 ke L 1
ces conditions, reporter les pupitres qui étaient jadis de côté, au milieu du chœur, et l’on fixa ainsi les places : Sur les sièses inférieurs, en face des pupitres, se tenaient les choristes ou marguilliers ; sur les sellettes plus hautes, du même rang, les jeunes chanoines non dans les ordres. Pour empêcher toute conversation, on avait laissé un certain espace vide entre chacun de ces jeunes chanoines et chacun des enfants de chœur, qui étaient en avant. Les chapelains et les habitués occupaient les stalles supérieures du bas chœur qui restaient vides, et les stalles inférieures du même ordre, en réservant toutefois les plus honorables aux chanoines sous-diacres. Les chanoines prêtres et diacres, sachant la musique et possédant une belle voix, avaient la permission d’occuper les stalles hautes faisant face aux pupitres pour prendre plus commodément part aux chants et à la psalmodie.
En 1678, d’après le plan de Félibien, on avait laissé seulement l'aigle au milieu du chœur, et l’on avait mis deux lutrins de chaque côté, tout en bas, près du jubé. En face, sur le dernier banc, se tenaient les marguilliers chantres, et un peu au-dessus, les enfants sur des sellettes; plus haut, les chapelains non in sacris. Sur les stalles du premier et du second rang, les chanoines, prêtres, diacres et sousdiacres.
Cette disposition fut encore modifiée en 1781. On fit faire, à Paris, quatre antiphoniers nouveaux et quatre pupitres. On en mit deux de chaque côté : les musiciens se tinrent en face et ne furent plus obligés de se déplacer pour chanter les antiennes et les répons. On supprima l’ancien gros pupitre.
En somme, les enfants se trouvèrent tantôt entre les