‹ L'Ane mort, drame en 5 actes, avec un prologue et un épilogueChapitre 16 sur 76 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

L’ÉTRANGER, puis HENRIETTE, venant de l’escalier. l’étranger.

Oui, oui, ie veillerai sur elle... elle ne tombera pas au pouvoir de ces misérables... Kobert lui a écrit... si elle veut aller à ce rendez-vous, je saurai bien... ( Ecoutant . ) On se dirige de ce côté... c’est elle... je reconnais son pas... Henriette, je te le jure, je te sauverai d’eux! je te sauverai de toi-même. (Il se cache.) ' :

iirnr ibtte, entrant, elle tient la lettre de Robert.

« R y va de ma vie... » Que veut il dire ?... je tremble, mon Dieu !... je fais mal... mais s’il disait vrai... si sa vie était en danger !... Oh ! n’hésitons plus. (Elle va à la fenêtre et aperçoit le bouquet.) Ah ! le bouquet 1... pauvre Maihurin! il est bien heureux aujourd’hui... et demain quand il ne retrouvera plus ces fleurs! il souffrira'... mais lui, lui, Hobert 1 Oh! donnous-lui le signal, , ouvrons cette fenêtre. (Elle va à la fenêtre. L'Etranger est sorti de l'ombre et a marché lentement vers Henriette. Au moment où elle étend la main vers le bouquet, celle-ci chancelle, recule et vient s’asseoir à gauche.) Qu'ai-je donc? ce que j’éprouve, je l’ai éprouvé déjà !... (Elle se retourne, aperçoit l'Etranger fixant les yeux sur elle. Elle pousse un cri étouffé, étend les bras, puis s’affaisse dans le fauteuil et reste immobile en laissant tomber à ses pieds la lettre de Robert.)

l’étranger, avec joie.

Ah! enfin ! elle dort, elle n’ira pas à ce rendez-vous, et j’ai la nuit pour écrire mes dépêches... (fl va s’asseoir à la table de droite et se met à écrire . L'orage recommence.)

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