‹ L'Ane mort, drame en 5 actes, avec un prologue et un épilogueChapitre 49 sur 76 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les Mêmes, ROBERT et PICHERIC.

LE BARON

Monsieur, voici les gentilshommes que j’ai eu l’honneur de vous annoncer.

PiciiERic, saluant, et gaiement.

Permettez, monsieur le baron... Mais je ne suis point gentilhomme, mon ami l’est pour nous deux.

RAYMOND

Oui, vous avez un beau nom, et que vous devez être fier de porter, monsieur.

ROBERT, saluant.

En effet !

RATMOND.

Votre main, monsieur ; je n’oublierai jamais que c’est au baron de Sathaniel que je dois l’honneur de vous connaître.

PICHERIC.

Honneur partagé, monsieur, car si vous n’avez pas le bonheur d’avoir héiiié d’un nom illustre... votre réputation qui est déjà venue jusqu’à nous ett un sûr garant que vous saurez vous faire un nom glorieux à la pointe de voire épée.

Raymond, souriant.

Oh ! pour cela, il faudrait qu’elle me servît mieux que l’autre jour...

PICHERIC.

Ahl oui... vous voulez parler de ce guet-apens dont vous avez été victime... Ah! mais écoutez donc, ces gens-là se mettent dix contre uni

L’ANE MORT

Raymond, simplement.

Pardon ! ils n’élaiont que deux. (Robert fait un mouvement. Ficher ic le pousse.)

Henriette, à part.

Robert a tressailli.

pichekic, riant.

C’étaient des lire-laines... quelques coupe-jarrets sans doute! 11 y en a beaucoup pn ce moment... ils se sont attaqués à vous comme au premier venu.

Raymond, souriant.

Mais... je n’ai pas supposé qu’ils m’en voulussent personnellement.

piciikiuc, à part.

Aïe... maladroit!

HENRIETTE, à part.

C’est étrange!

RAYMOND

Pourquoi aurais-je des ennemis... puisque je suis seul au monde?...

IMCHERIC.

En effet, on me l’a dit, et vous n’ètes pas sur les traces de votre famille?

RAYMOND

Hélas! non., et je suis bien sûr de mourir sans l’avoir revue. picheric, lui serrant la main.

Espérez... il ne faut jamais douter de la Providence, monsieur... Voyez monsieur le duc, il y a trois mois encore, il était comme vous, seul, exilé... eh bien ! dernièrement, et grâce à moi, il a pu embrasser sa mère.

Raymond, « part.

Une mère!... (A Robert.) Ah ! que vous êtes heureux, monsieur, de connaître la vôtre !

PICHEKIC.

Elle est si bonne, l’illustre dame!... [A Raymond.) Je suis sûr que vous l’aimeriez ..

Henriette, à part, se levant. *

Non, non, c’est impossible!... Oh! qui donc percera ces ténèbres?

PICHERIC.

Le diable m’emporte... je crois que le souper est servi.

RAYMOND

Allons... à table, messieurs ! (A Robert et à Picheric.) A table... on n’attendait plus que vous, messieurs 1

* Henriette, Raymond, Picheric et Robert.

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