P1CHER1C
Que t’a-t-eîle dit ?
ROBERT
Son refrain éternel : Restez, il faut que je vous parle. ,
PICHKRIC.
Mais tu sais que ce n’est pas pour elle que nous sommes ici.
ROBERT
Tais -toi! tais-toil
PICHERIC.
Oh î c’est ennuyeux, on ne peut jamais te parler d’affaires t robert, frissonnant.
Ohl... de telles paroles... commentas-tu le courage...
PICHERIC.
J’ai le courage de mon opinion, et mon opinion est qu’il y a un duc de Royande trop... c’est clair, et à la fin, c’est impatientant... il semblerait que je fais tout ça pour m’amuser...
robert, bas.
Mais enfin, quel est ton projet?
picheric, bas.
Eh bien ! mais, je puis l’avouer... mon moyen est honorable... c’est un duel, après tout.
robert, avec ironie.
• Oui, un duel I...
PICHERIC.
Où grâce à ce coup italien sur lequel tu fais de si misérables
L’ANE MORT
progrès et dont je n’ai pas eu le temps de me servir l’autre fois... j'espère bien... ( Riant .) Monsieur Raymond n’avait qu’è aller en Italie... les voyages forment la jeunesse... ei ce' n’est pas ma faute si... Seulement ce qui me contrarie, c’est qu’il parait fort doux, fort bien élevé, et que je ne sais comment il me sera possible de chercher une querelle à cet homme-là, mais eriûn... espérons... Mais j’aperçois la maîtresse de céans 1. .. je le laisse avec elle... ( lllouche un jeu de curies. A pari.) Ah I une querelle de jeu!... oui... c’est cela... je voudrai bien perdre... pour cette fois seulement... (Il salue Henriette et sort.)