CONCLUSIONS
1° L'espace épidural ést pratiquement un espacé fermé possédant une certaine ampleur et une grande facilité de décollément à toutes les hauteurs du canal vertébral exceplé dans la parlié la plus élevéé où'il adhère strictement au trou occipital.
2° Un: liquide injecté dans cet espace épidural éntoure le sac dural décollant lé tissu cellulaire et monte à une distance qui est fonction de là qüantité du liquide: injecté. Le niveau supérieur de 50 cc. de liquide injectés par l'hiatus sacré se trouve en moyenne à la hauteur de DD* anesthésiant ainsi sûrement toute la région sous-ombilicale de l'abdomen.
30 Ilest donc possible, sans augmenter la dose dé substance active (scurocaïne 0 gr. 60) d'étendre le terriltoire de l’anesthésie épidurale’sacrée en augmentant seulement la quantité de liquide injecté (50 cc. au lieu de 30 em.).
4° L'anesthésie a tous les caractères d’une anesthésie tronculaire faite au point où les nerfs émergent du sac dural.
. Ricaaro ë
Evitant la ponction du sac dural, l'injection anesthésique épidurale donne tous les avantages de la rachianesthésie sans les inconvénients qui accompagnent souvent cette dérnière.
Au point de vue anatomique deux ordres de dispositions dimihuent la hauteur de la « marge de sécurité » :
1) Le sommet de l’hiatus sacré peut être situé au niveau du 3° trou sacré ;
2) Dans la grande majorité des cas le cul de-sac dural descend jusqu’à S’ partie moyenne ou partie basse, mais un arrêt au cours de son ascension embryologique apparente peut l’amener au niveau de Si.
Nous avons relevé une telle anomalie où le fond du cul-de-sac dural se trouvait à 3 em. 4 de la membrane obturatrice sacro-coccygienne.
Au point de vue technique. — Le grand danger de l’injection épidurale étant la ponction de ce cul-de sac dural, les considérations anatomiques précédentes comportent en corollaire :
1° La nécessité de n’employer que des aiguilles cour- Les (6:em.);
2° L'obligation de ne pas faire pénétrer de plus de 2 cm. l'aiguille dans le canal sacré après perforation de la membrane obturatrice, si l’on veut éviter sûrement la lésion dure-mérienne même en cas d’anomalie.
Au point de vue clinique. — Les observations que nous rapportons sont encore trop peu nombreuses pour don-
ner droit de cité à cette méthode d’anesthésie. Elles montrent cependant qu’il est possible de pratiquer une césarienne supra-symphysaire sous anesthésie épidurale haute par voie sacrée, que l’anesthésie obtenue est excellente se rapprochant en tous points de la rachianesthésie : souplesse absolue des muscles pariétaux ; rétraction marquée du corps utériÿ aussitôt après la délivrance, rétraction qui, réduisant au minimum l’hémorragie, facilite dans une singulière proportion l’acte opératoire. |
Enfia étant donné lPétendue du territoire anesthésique qu’on obtient par l’anesthésie épidurale haute par: voie sacrée il n’est pas sans intérêt d'envisager son utilisation dans les laparotomies sous-ombilicales.
Vu, le Doyen : Vu, le Président ROUSSY JEANNIN, ‘ Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris
S. CHARLÉTY.