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PHYSIOLOGIE DE L'ESPACE PERIDURAL

Du point de vue de l’anesthésie péridurale, une série de problèmes physiologiques se posent. Deux présentent un intérêt tout particulier :

— capacité et la diffusion des liquides injectés dans cet espace ;

— problème du vide péridural.

Capacité. — Diffusion des liquides

La capacité totale est appréciée de façon différente selon les auteurs, surtout selon la voie d’injection. Par voie sacrée, HANNECART ne parvient pas à injecter totalement l’espace péridural avec 200 cm3 de liquide.

Au contraire, il suffit à Docziorri de 90 cm3 de liquide pour injecter totalement l’espace péridural par voie lombaire. C’est qu’en effet les trous sacrés constituent une source de déperdition considérable de la solution anesthésiante. Ils empêchent la diffusion vers la région lombaire. L’expérience de GIORDANENGO est à ce point de vue très probante. Il introduit par voie sacrée dix centimètres cubes de solution de bleu de méthylène. Il met le sujet en position de Trende-

Op lenburg. La solution fuse par les trous sacrés, mais ne gagre pas la région lombaire. Si on bouche les trous sacrés, la solution remontera vers la 11° dorsale. Cette expérience entraîne deux conclusions : 1° Il n’existe pas de cloison fibreuse entre la région lombaire et la région sacrée et le liquide peut passer librement de l’une à l’autre ; 2° La voie sacrée est une mauvaise voie d’introduction pour les anesthésies devant intéresser les deux segments : lombaire et sacré. La voie lombaire basse est bien préférable.

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