AMPUTATION DE LA LANGUE
A. Pour une amputation de la langue, par voie sous-hyoïdienne, faire :
1° L’anesthésie du plexus cervical (page 95).
2° L’anesthésie du nerf maxillaire inférieur, au trou ovale, (page 69)..
R. Pour l’amputation, par la voie buccale élargie, faire :
Fig. 268. — A.mputation de la langue.
Anesthésie du plexus cervical et du nerf maxillaire inférieur, pour une amputation de la langue, par voie sous-hyoîdienne. Le plancher sous-hyoïdien a été incisé ; la langue est amenée au dehors.
1° L’anesthésie du plexus cervical,- par voie latérale directe, - (page 95).
2° L’anesthésie de la joue, comme suit :
Faire un « bouton », au niveau du bord antérieur de la branche montante du maxillaire inférieur et un autre au niveau de la commissure labiale, du même côté. Par ces deux boutons, infiltrer toute la joue, depuis la peau jusqu’à la muqueuse; en enfonçant
OPÉRATIONS
l’aiguille tantôt perpendiculairement, tantôt obliquement et -fina-
Fig. 259. — Amputation de la langue.
Injection pour fente transversale de la joue, destinée ù, opérer les cancers du pharynx et les cancers postérieurs de la langue. Infiitrer depuis la branche montante jusqu’à la commissure labiale.
lement parallèlement à la surface de la peau, pendant tout Ce
Fig. 260. — Amputation de la langue.
Anesthésie de la langue et du plancher buccal par voie sushyofdienne. Le doigt dans la bouche contrôle la pointe del’aiguiUe.
temps, on aura un doigt dans la bouche du patient, afin de s’assurer
que l’aiguille m’effondre pas la muqueuse. Cette ligne d’injection sera la ligne d’incision qui élargira la voie d’accès à la langue.
Injecter 50 cc. de solution à 1 p. 100.
3° L’infiltration de la base de la langue, comme suit :
Prendre une aiguille de 8 cm. et l’enfoncer à travers un « bouton » fait au niveau du bord supérieur de la partie moyenne de l’os hyoïde, l’introduire jusqu’à la muqueuse d’avant en arrière, et de bas en haut, contrôlant la pointe par un doigt placé dans la bouche, sur le dos de la langue.
Injecter progressivement toute l’épaisseur traversée par l’aiguille, tant dans son mouvement de pénétration que dans son mouvement de retrait ; puis injecter obliquement toute la tranche de tissu entre le « bouton » et le bord inférieur du maxillaire inférieur de chaque côté. On aura ainsi bloqué les nerfs lingual, hypoglosse, et glosso-pharyngien.
Injecter 30 cc. de solution à 1 p. 100.
THYROÏDECTOMIE
A. Faire l’anesthésie du plexus cervical, par voie latérale directe
(page 95), des deux côtés. Généralement, aucune infiltration de la tumeur n’est nécessaire; mais si l’anesthésiste.est peu habitué
OPÉRATIONS 287
à la pratique de cette technique, le procédé suivant réussira à coup sûr.
B. Faire 6 « boutons » suivant les figures 261 et 262. Par les « boutons » 1 et 2 qui correspondent à la ligne des apophyses épineuses, infiltrer toute la tranche de tissu comprise entre la peau et le squelette. Réunir tous les « boutons » par une injec-* tion sous-cutanée et sous-aponévrotique.
Injecter 100 cc. de solution à 1 /2 p. lOO pour l’infiltration sous-
' Fig. 263. — Amygdalectomie.
Par une piqûre faite it la partie supérieure du pilier antérieur, le pôle supérieur est in filtré. Une piqûre A la base do ce pilier permet d’infiltrer le pôle iniérieur (Labouré).
Fig. 264. — Amygdalectomie (Labouré).
Le pilier est infiltré en totalité, infiltration de l’amyg.lale (croissant blanc).
cutanée et sous-aponévrotique circonférentielle, et 25 cc. de la même solution pour l’infiltration latérale profonde.
Lorsque le goitre sera médian, répéter l’infiltration profonde par 1 et 2 de l’autre côté du cou, et relier tous les « boutons » comme précédemment.
LARYNGECTOMIE TOTALE
Deux procédés :
A. Faire : 1° L’anesthésie du plexus cervical, par voie latérale directe (page 95).
2o L’anesthésie des nerfs laryngés supérieurs et inférieurs (pages 84 et 88).
30 La pulvérisation du pharynx avec de la cocaïne au 10°, pour supprimer les réflexes de déglutition et la toux.
B. Faire : 1° L’anesthésie des nerfs laryngés supérieurs et inférieurs (pages 84 et 88);
2° Infiltrer de chaque côté du larynx, comme le montre la
Fig. 265. — Laryngectomie totale.
A-B et C-D correspondent à l’injection paravertébrale des nerfs cervicaux. Place des « boutons » pour circonscrire le champ opératoire en haut et bas. Le « bouton » central maroue le point d’injection des nerfs laryneés supérieur et inférieur. La même anesthé,sie sert pour les grandes opérations de cette région : goitre, extirpation des ganglions du cou pour cancer de la langue, etc.
figure 266, une zone sous-cutanée et sous-aponévrotique en forme d’hexagone dont les limites verticales s’étendent du menton à la fourchette sternale. Pousser l’aiguille profondémsnt jusqu’à la face postérieure du larynx et injecter toute la hauteur, de façon à permettre, sans douleur, la dissection du larynx de l’oesophage. Employer environ 20 cc. de solution à 1 p. 100 pour les plans profonds et 30 à 30 cc. pour l’infiltration superficielle.
Fig. 266. — Laryngectomie totale.
Par les « boutons » 1 à 6 injecter profondément de chaque côté du larynx tous les tissus jusqu’à la peau ; relier les « boutons » par une infiltration sons-cutanée. 7. sert à l’iniection .les nerfs laryngés supérieur et inférieur. {Placer 1 sur la fourchette sternale.)