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ANESTHÉSIE DU NERF DENTAIRE INFÉRIEUR ANATOMIE

Le N. dentaire inférieur est une des grosses branches terminales du

N. maxillaire inférieur. Il se sépare angle aigu du N. Lingual et passe entre le muscle ptérygoïdien interne et la branche montante du maxillaire

TECHNIQUES DE L’ÂNESTHÉSIE TRONGULAIRE 75

inférieur. II gagne ainsi Torifice postérieur du canal dentaire et sort au niveau du menton, par le trou mentonnier où il s’épanouit en un bouquet comparable à celui du nerf sous-orbitaire.

En examinant un os maxillaire inférieur, on voit qu’immédiatement en arrière de la dernière molaire inférieure se trouve une surface triangulaire osseuse que Braun a appelée le trigone rétro-molaire. Ce triangle.

Remarquer le trigone rétro-molaire et surtout la disparition de la faee interne de la branche Montante quand l’os est vu de face.

tapissé parla muqueuse, est oblique en avant et en dedans. Il est limité ' le plus souvent de chaque côté par les deux lignes obliques externe et interne qui, partant d’un même point, au sommet de l’apophyse coronoïde, descendent en divergeant sur les faces du maxillaire inférieur.

La face interne de la branche montante du maxillaire inférieur s’écarte de la direction générale de la face interne de l’os et se porte en dehors, de telle sorte qu’elle disparaît totalement lorsqu’on regarde la mandibule suivant son axe antéro-postérieur. j

Sur la face interne de la branché montante, se trouve l’orifice postérieur du canal dentaire, recouvert en partie en avant et en bas par l’épine de Spix. Cet orifice est situé à 1 cm. 5 en arrière du bord interne du trigone rétro-molaire ; chez l’adulte, il est à un centimètre

au-dessus de la surface triturante des molaires, mais chez 1 enfant,

Apophyi Echancrure al^motde.

^ ^GotdUière ^ mylo-hyoïdienne

^Liyne obli<li^e interne Triangle rétro-molaire ^^ssette sub-linguale Foaaette sous-maxillaire Fossette dtgaatrique 'Apophyses gen$

Fig. 67. — Face interne de l’os maxillaire inférieur (adulte).

L’oriflce du canal dentaire, en arrière de l’épine de Spix, est à 1 cm. 5 de la ligne oblique interne et à 1 cm. au-dessus de la face triturante des dernières molaires. L’aiguille qui pique dans le trigone rétro-molaire à 1 cm. au-dessus de cette face, doit être poussée horizontalement en arrière pour atteindre le nerf.

est au-dessous du plan de cette surface et, grâce aux modifications que

Fig. 68. — Os maxillaire inférieur^d’un enfant de 7 ans. Remarquer la direction qn’il faut donner à l’aiguillo li)Our atteindre le nerf dentaire inférieur.

subit la mandibule dans son évolution, on le rencontrera à des

hauteurs variables, suivant Tâge du sujet. Les rapports anatomiques ainsi compris, Tanesthésie du nerf dentaire inférieur se fera

Fig. 69. — Os maxillaire inférieur d’un adolescent de 18 ans.

L’aiguffle est poussée un peu moins obliquement que chez l’er faut, mais non parallèle à la face triturante des dernières molairés, comme chez l’adulte.

très facilement au lieu même de son entrée dans le canal dentaire.

TECHNIQUE

POSITION DU PATIENT

Face à l’opérateur, la tête renversée en arrière et bien fixée, la bouche ouverte.

POINTS DE REPÈRE

Introduire l’index de la main qui ne sert pas : gauche sur le côté droit et droit sur le côté gauche. Reconnaître le bord antérieur de la coronoïde et en dedans de ce bord, le trigone rétromolaire. Rien n’est plus variable, sous le doigt qui palpe, que ce trigone rétro-molaire. Quelquefois, il est déprimé en gouttière ; d’autres fois, aplati, de telle sorte que son côté interne, mousse et arrondi, se continue avec la face interne de la branche montante. Ce qu’il faut toujours repérer, c’est le bord antérieur de la coronoïde, qui n’est autre que le bord externe du trigone rétro-molaire, qui est toujours saillant.

PONCTION ET INJECTION

Premier temps. — Prendre de l’autre main, l’aiguille montée ou non sur la seringue. Se servir d’une aiguille de 8 centimètres, ou d’une plus courte. (Dans ce dernier cas, elle sera montée sur la seringue.) Placer l’aiguille entre la canine et la première molaire

Fig. 60. — Anesthésie du nerf dentaire inférieur.

1®'' lemps. — L’index, coiffé d’un doigtier, repère le bord antérieur de la branche montante du maxillaire inférieur; l’aiguille, tenue de la main libre, est placée entre la canine et la première pré-molaire inférieures du côté opposé à l’injection et pique en plein trigone rétro-molaire à 1 cm. au-dessus de la face triturante des dernières molahes.

inférieure, du côté opposé à l’injection. La diriger obliquement vers le doigt qui palpe et la piquer en plein trigone, à un centimètre au-dessus de la face triturante de la dernière grosse molaire. Elle rencontrera l’os.

Deuxième temps. — Changer la direction de l’aiguille en la portant du côté intéressé, parallèlement à la ligne des molaires sans la faire dévier cependant du plan transversal dans lequel elle se

trouve. Cette manœuvre aide beaucoup à contourner le bord

Fig. 61. — Anesthésie du nerf dentaure inférieur.

2' temps. — L’aiguille est entraînée du côté intéressé jusqu’à ce qu’elle soit parallèle à la ligne des molaires, puis elle est engagée de quelques millimètres et contourne le bord interne du trigone rétro-molaire.

interne du trigone rétro-molaire sur lequel l’aiguille glisse le plus souvent.

Troisième temps. '■— Après avoir contourné ce bord, la pointe ne sentant plus de résistance, ramener l’aiguille entre les deux médianes incisives et soulever le pavillon de 1 centimètre. Dans cette dernière position, l’aiguille sera dans un plan parallèle à celui de la face triturante des molaires et à un centimètre audessus de celle-ci. Sa direction sera celle de la face interne de la branche montante ; parfois il faudra ramener l’aiguille dans la première position, lorsque cette face interne sera plus oblique en dehors. Enfoncer l’aiguille doucement, en injectant progressivement, afin d’éloigner les vaisseaux et s’arrêter à 2 centimètres

OU 2 cèntimètres et demi plus loin, en poussant le reste de l’injection. Ne pas dépasser 2 centimètres et demi, sous peine de rater. Ne jamais enfoncer l’aiguille sous la périoste, car sa pointe risquerait

Fig. 62. — Anesthésie du nerf dentaire inférieur.

3® temps. — Ramener l’aiguille entre les deux incisives médianes inférieures, soulever le pavillon de 1 cm. ; enfoncer doucement et injecter on avançant jusqu’à 2 cm. de profondeur. Ne pas dépasser 2 cm. 5 sous peine do rater. Injecter 3 cc. de solution à 2 p. 100.

d’y rester. Ne jamais exercer une forte pression sur l’aiguille qui s’avance ; elle doit cheminer librement au-dessus des tissus denses qui recouvrent le squelette. Bi l’on rencontrait de la résistance, il faudrait modifier légèrement la direction de l’aiguille. Injecter 3 cc. de solution à 2 %.

Le nerf lingual sera anesthésié du même coup.

Fig. 63. — Anesthésie du nerf dentaire inférieur.

Cette coupe montre clairement la direction de la face interne de la branche montante du maxillaire inférieur et celle du trigone rétro-molaire. Les flèches indiquent les trois mouvements à suivre pour atteindre sûrement le nerf dentaire inférieur. Le nerf lingual est anesthésié du même coup.

ZONES D’ANESTHÉSIE

Toute la moitié du maxillaire inférieur, y compris les dénts et les gencives, une partie, du menton et de la lèvre inférieure.

INDICATIONS

Extractions multiples. Ostéo-synthèses du maxillaire inférieur.. Curettages. Kystes dentaires et para-dentaires.

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