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ANESTHÉSIE DU CRANE

Les nerfs sensitifs qui desservent la peau du front, de la région temporale et du cuir chevelu, passent tous à peu près sur une ligne encerclant le crâne, depuis les arcades sourcilières, jusqu’à la protubérance occipitale externe ; ils émergent au niveau de ce cercle, pour se porter vers lé vertéx où ils s’épanouissent, cheminant sous la peau et sous l’aponévrose crânienne ; il est très facile de les atteindre par une injection circulaire. Ces nerfs n’insensi-

Fig. 166. — Anesthésie du crâne.

T.ius les nerfs sensitifs du crâne, à l’exception des nerfs temporaux profonds (pointillé) cheminent sous la peau, au niveau d’une ligne encerclant le crâne, passant par les sourcils et la protubérance occipitale externe

bilisent pas seulement la peau et l’épicrâne, mais aussi les os de la voûte du crâne et leur périoste. La dure-mère n’est sensible à la douleur que vers la,base du crâne, tandis que sous la voûte, les actes opératoires n’y éveillent jamais aucune sensibilité douloureuse ; c’est pourquoi la simple injection circonférencielle sous la peau et sous l’épicrâne, suffit pour faire des trépanations et des opérations sur le cerveau.

Quand des muscles recouvrent les os du crâne, sur la ligne d’injection, il faut en infiltrer la tranche. Un bandeau d’infiltration parti des arcades sourcilières, passant par les fosses temporales et se poursuivant au-dessus du pavillon de l’oreille, insensibilise la voûte crânienne entière. Il n’est pas nécessaire de faire d’injections sous-périostées.

Ce bandeau anesthésique a un autre avantage : les artères de la voûte crânienne montent comme les nerfs, en rayonnant vers le vertex, sous la peau, sous l’épicrâne ou comme les artères temporales, dans les ■ muscles. La surrénine les rétracte, le champ opératoire estischémié, les divers modes d’hémostase préventive ou provisoire sont superflus ; parfois, les grosses artères saignent un peu et doivent être pincées ; les petites artères ne donnent rien.

Pour les petits champs opératoires, la solution à 1/2 % suffit ; pour les grands lambeaux très vasculaires, la solution à 1 % est préférable. Elle ■ donne une meil- . . .

leure hémostase et détermine jTisqu”*Ta^toe^tre“® moins de tension douloureuse, parce que employée en plus faible quantité.

Les «boutons» qui marquent les points d’introduction de l’aiguille doivent être d’autant plus rapprochés les uns des autres que la courbure de la calotte crânienne ne permet pas à l’aiguille de ramper très bien sous la peau.

Fig. 156. — Anesthésie du crâne.

Bandeau anesthésique, résultant d’une infiltration souscutanée de solution à 1 p. 100 faisant le tour du chapeau.

d’anesthésie, ■ qui s’étend

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