ANESTHÉSIE DE LA MAIN
La main reçoit de Favant-bras les nerfs cubital, médian et
Fig. 194. — Anesthésie de la main.
Zone d’anesthésie après injection du médian et du cubital et infiltration du « bracelet » autour du poignet.
radial ; des deux premiers sont sous-aponévrotiques et les terminaisons- du nerf radial sous-cutané. La figure 195 montre une coupe transversale de Favant-bras au-dessus du poignet, indiquant la direction dans laquelle' il faut enfoncer Faiguille vers le médian et le cubital. Pour obtenir Fanesthésie de toute la main, il est nécessaire d'injecter le médian et le cubital au poignet (pages 174 et 178), de faire une infiltration superficielle en bracelet, audessus du poignet, eit d’infiltrer profondément la' loge postérieure de Favant-bras. •
Injecter 50 à 60 cc. de la solution à 1/2 p. 100.
Des anesthésies partielles pourront être obtenues en cas de besoin, sans qu’il y ait lieu d’anesthésier toute la main. C’est ainsi que pour les parties molles de la paume de la main, on piquera Faiguille sur la face dorsale entre les métacarpiens, jusqu’à ce que sa pointe
arrive sous la peau de la paume et soit perçue par le doigt de Popé*
Fig. 105. — Aiesthésic de la main.
Coupe au niveau de l’apophyse styloïde dueubitus. Remarquer la direction des aiguille'; pour l’injection du médian et du cubital et la zone grise d’infiltration sous-eutanée.
rateur. On fera autant qu’il en faudra de piqûres pour circonscrire
Fig. IDü. - - nistributioii de la sensibilité à la main.
le champ opératoire intéressé, en poussant l’injection progressivement de la profondeur vers la.surface.
anbsthébie Segmentaire
Pour les parties molles du dos de la main, on entourera le champ opératoire de solution à 1/2 p. 100.
Fig. 197. — Anesthésie de la main.
Manière d’infiltrer la paume de la main en passant par les espaces interossenx. Hemarquer le doigt de l’opérateur qni contrôle la pointe de l’aiguiUe.
La figure 199 montre les injections répondant à une série d’éven-
Fig. 198. — Anesthésie de la main.
Coupe montrant le trajet des aiguilles à travers la paume, jusqu’en B, oô le pointe est perçue par le doigt de l’opérateur (fig. 197).
tualités. Il n’est, besoin que d’entourer trois côtés du champ opératoire en forme de fourche ou d’U, puisque l’innervation descend
KESTHÊSIE RÉCIOKAZÆ. 8<) édit.
ANESTHÉSIE RÉGIONALÉ
ici exclusivement du bras ; on pourra pousser l’injection d’abord sous les tendons, puis sous la pèau et l’anesthésie atteint les parties sous-aponévrotiques.
Mais il est bien entendu qu’il ne faudra jamais faire d’anesthésie
Fig. 199. — Anesthésie delà main.
Série do tracés d’infiltration pour petites opérations sur lo dos do la main.
partielle de la main en cas de phlegmon ou de tout autre lésion chirurgicale infectée. Il sera préférable de faire l’anesthésie des nerfs au coude ou celle du plexus brachial au-dessus de la clavicule.
ANESTHÉSIE DES DÔIGTS
La technique de l’anesthésie d’un doigt par injection « en bague », sous la peau de la première phalange, est bien décrite par Reclus et trop connue pour que nous nous y attardions ; mais on peut anesthésier avec le doigt les parties adjacentes du métacarpien.