‹ L'ange conducteur dans la dévotion chrétienne [microforme]Chapitre 162 sur 236 · AIRE UNE · texte numérisé non relu

AIRE UNE

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dans l'assistance d’un malade. 395

ter ; et prier que Jésus, selon sagrande miséricorde, lui fasse part de ses mérites infinis, et qu'il lui veuille pardonner ses péchés; qu’il adoucisse aussi les peines et angoisses qu’il doit souffrir en ce dernier passage , surtout qu'il reçoive son ame lorsqu'elle sortira de son corps, pour la placer en votre compagnie, pour l'aimer et glorifier avec vous éternellement. Ainsi soit-il.

Oruison très-utile, qu'il faut faire dire au malade avant qu'ildevienne plus indisposé.

on Seigneur et mon Dieu, je veux, pour

votre amour et la plus grande gloire de votre Majesté , endurer volontiers toutes les douleurs de cette maladie, les prenant comme autant de gouttes du Calice de votre douloureuse Passion. Je souhaite les endurer avec un même sentiment d'amour, que vous avez souffert les vôtres sur la Croix.

O très-doux Jésus , en union de la charité avec laquelle vous vous êtes offert à votre Père pour mourir pour moi, je vous offre mon cœur, afin qu'en moi s’accomplisse votre bon plaisir, lequel je choisis pour règle de tous mes désirs.

C'est pourquoi je m'abandonne entièrement à votre divine Providence, vous priant très-humblement de tirer le fruit que vous prétendez de cette visite: ne permettez pas , Ô mon aimable Jésus, que, par mon impatience ou ingratitude, j'y mette aucun empéchement ; mais plutôt châtiez-moi, appliquez-

moi le fer et le feu, si vous voulez, pourvu qu'éternellement je sois l'objet de vos miséricordes. Si vous me rendez la santé, je l'emploicrai à vous mieux servir ; et si vous trouvez bon de me tenir en langueur ou de m'6ter la vie, que votre volonté soit faite.

Ainsi soit-il.

Oraison pour demander pardon de ses pechés, qu'il faut faire dire au malade.

EGARDEZ, Ô Père Eternel, votre Fils bien-

aimé, tourmenté pour moi en une Croix, pour me servir de remède et d'exemple. Il'a déjà satisfait au châtiment que je méritais. Ne soyez donc plus irrité contre moi, mais plutôt jetez les yeux sur la face de votre Fils , et sur ses membres tout meurtris, afin que vous ayez pilié d’une créature si ingrate , qui vous demandele pardon qu’il m'a procuré en mourant. Si vous me faites part d’un seul de ses soupirs , j'en aurai assez pour effacer les crimes d’un million de mondes. Ainsi soit-il.

Avant que lemalade empire, faites en sorte qu'ilfasseune bonne Conti

Asant qu'il fasse son examen , et après , il sera bon de lu faire dire quelques Oraisons à cesujet : vous en trouverez en ce Livre, où il est traité de la Confession, page 60.

Après avoir achevésaConfession, inspirezlui de recevoir le saint ’iatique, et interrogezle ainsi:

EMANDEZ-Vous, N. qu'on vous administre D le sacré Viatique du précieux Corps et

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ES De rh s bien- Croix, le. Il'a ais. Ne plutôt , et sur e vous 11 vous n moude ses es cri- -1l.

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dans l'assistance d'unmalade.

Sang de Notre-Scignear Jésus-Christ, et ensuile le Sacrement de l'Extrême-Onction ? Si on juge qu'il soit temps.

Failes répondre le malude : Oui , je le demande très-humblement.

Pendant qu'on ira chercher le Saint-Sacrement, failes-lui dire quelques Oraisons pour le bien disposer à communier ; vous en trouserez en ce Livre; prenez celle qui vous semblera étre la plus propre, page 71.

Lorsque le Prêtre entrera avec le Saint-Sacrement de l'Autel, faites dire au malade intérieurement, s'il ne le peut de bouche :

oIct mon Créateur ct Sauveur qui vient à

moi, pauvre et indigne créature que je suis, afin que je reçoive son Corps et son Ame pour mon salut. Je vous adore, mon Dieu, avec toutela révérence possible. Je vous désire, mon aimable Seigneur , avec le plus ardent amour que je puis : venez, mon Dieu, venez fortifier ma faiblesse, guérir mes infirmités, adoucir mes douleurs, chasser mes ennuis, me sanctifier de vos grâces , et remplir mon ame de votre amour divin, afin qu’il vous plaise, mon aimable Jésus, demeurer cn moi, et moi en vous.

Le Prêtre ayant fait quelques exhortations au malade, et l'ayant disposé sur la réception de la sainte Communion ou sacré V'iatique qu'il va recevoir tenant la sainte Hostie, et disant, Domine non sum dignus, etc., vous

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le pourrez faire dire au malade en français , de cœur, s'il ne le peut de bouche:

Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez en mon ame, mais dites seulement une parole, et mon ame sera guérie.

Après que le Prêtre sera retiré, lisez quelques Orasons propres pour actions de grâces après la Communion ; il y en a plusieurs en ce Livre, oùiliraite de la sainteCommunion, prenez celles qui vous plairont le plus, page 89.

Rendez grâce à ce très-doux Sauveur pour sa libéralité infinie envers vous, et excitez en voire ame une vraie douleur de tous vos péchés en général, afin que la vertu de ce Sacrement les efface et les abolisse entièrement.

Lorsqu'on se disposera à donner l'Extréme- Onction au malade.

C'IL est en bon jugement, vous pourrez lui S dire : N. Voici de nouveau un remède que Notre-Seigneur vous envoie pour votre salut, tant spirituel que corporel; c’est le Sacrement de l’Extrême-Onction.

L'on vous oïndra les cinq Sens de nature, qui sont les portes par où les péchés entrent dans nos ames, comme aussi les mains et les pieds, afin que par la vertu de cette sacrée Onction, vous receviez le pardon de tous les péchés que vous avez commis par eux.

Cette sainte action effacera aussi tous les péchés, pourvu que vous en ayez une vraie repentance.

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sez quele grâces sieurs ent munion, page 82.

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dans l'assistanced'un malade. 399.

Puis elle vous donnera une force pour résister aux tentations du démon.

En outre vous serez fortifié contre les douleurs de la maladie, les atteintes de la mort, et la crainte du jugement de Dieu.

Aiïnsi elle peut vous rendre la santé du corps, si c’est la volonté de Dieu , et s’il est expédient pour votre salut.

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