‹ L'ange conducteur dans la dévotion chrétienne [microforme]Chapitre 185 sur 236 · L. J: vous offre, Ô doux Jésus, pour les · texte numérisé non relu

L. J: vous offre, Ô doux Jésus, pour les

ames du Purgatoire, tous les cris de joie, et qui n'étaient pour vous qu'autant de douleurs, dont ces ames infidèles firent retentir l’air, en vous voyant, dans leurs poursuites furieuses, honteusement condamné au supplice de la Croix.

H. Je vous ofire , à doux Jésus , pour les ames du Purgatoire, les sanglantes froissures que vous fit cette Croix effroyablement pesante, lorsqu'elle fut impitoyablement jetée sur vos épaules toutes déchirées et décharnées.

HI. Je vous offre, à doux Jésus, pour les ames du Purgatoire, tous les excès que vous firent d’une exécrable inhumanité, ces détestables bourreaux, vous traïnant au heu du sup plice, à leur gré,et vous frappant à grands coups pour vous faire hâter, mourant d'envie de vous voir mourir.

IV. Je vous offre, à doux Jésus , pour les ames du Purgatoire, ces cinq mortelles chutes

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que vous fites sous la pesanteur de cet insupportable fardeau, sous lequel vos membres sacrés tremblaient de faiblesse par l'excès de Jeurs souffrances, tout votre Corps étant si meurtri, qu'à peine pouviez-vous respirer.

V. Je vous offre, à doux Jésus, pour is ames du Purgatotte, la grande douceur que vous témoignâtes aux indignes procédés de tous ces désespérés qui, pour vous accabler dans le mépris et l’opprobre du monde, vous faisaient marcher au milieu de deux infàmnes larrons, comme si vous eussiez été le principal de ces abandonnés , ou une créature indigne.

VI. Je vous offre ; ô doux Jésus, pour les ames du Purgatoire, les langueurs et défaillances que vous ressentites, ne pouvant porter plus avant cette pesante Croix, et dont on fut obligé, non pas par pitié, mais de peur que vous n’expirassiez en chemin, de vous en décharger, et la faire porter par Simon, Cyrénéen, vous faisant à grands coups de bâtons hâter le pas. |

VIL. Je vous offre, Ô doux Jésus, pour les ames du Purgatoire, le breuvage que ces cruels vous présentèrent lorsque vous fûtes, tout tremblant et hors d'haleine, arrivé sur le haut du Calvaire, de crainte qu'une mortelle défaillance ne vint à terminer leur exécrable rage ; vous le refusâtes, ne voulant pas qu'aucune partie de votre Corps reçût quelque soulagement dans l'excès de ces dernières souffrances.

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