‹ L'ange conducteur dans la dévotion chrétienne [microforme]Chapitre 220 sur 236 · DE LA PÉNITENCE · texte numérisé non relu

DE LA PÉNITENCE

EIGNEUR ne me reprenez pas dans votre

fureur, et nemechâtiez pas en colère.

Ayez pitié de moi, Seigneur, car je ne suis que faiblesse.

O Seigneur, guérissez ma langueur, toutes mes forces sont abattues.

Mon ame est dans un trouble extrême :jusqu’à quand différerez-vous de la rassurer ?

Revenez à moi, Seigneur, délivrez mon ame, sauvez-moi par votre miséricorde:

Car dans la mort éternelle on ne se souvient point de vous, et nul ne vous bénira dans l'enfer. TE |

Je me suis lassé à force de gémir, toutesles nuits j'arrose mon lit de mes larmes.

Mes yeux sont affaiblis par la douleur, j'ai vieilli environné de ceuxqui me haïssent.

Retirez-vous tous de moi, ouvriers d’iniquités: car le Seigneur a exaucé la voix de mes pleurs. wo

Le Seigneur m'a accordé ma demande ; le Seigneur a reçu ma prière.

Que tous mes ennemis rougissent de con-

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fusion, qu’ils soient saisis d’étonnement et de crainte, qu'ils se précipitent dans une honteuse fuite.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint- Esprit, ainsi qu’elle étaitau commencement,

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1 cles des siècles. Ainsi soit-il.

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EUREUX ceux dont les fautes ont obtenu

Her pardon, et dont les offenses sont remises.

Heureux est l'homme à qui Dieu n’a point imputé de péché, et qui n’a nul déguisement dans l'esprit.

J'ai vieilli dans mes désordres pour ne les avoirpas avoués, j'ai poussé des cris continuels.

Sous la pesanteur de votre main, qui m'était un puissant aïiguillon pour me faire rentrer en moi-même.

Mais aussitôt que je vous ai confessé mon crime, et que je n'ai plus tenu mon iniquité secrète. |

Dès que j'ai dit : Seigneur, j'ai péché, en même temps vous m avez remis la peine que javais méritée.

Cet exemple de clémence portera tous vos Saints à vous adresser leurs prières dans le temps favorable aux pécheurs.

Afin que lorsque les péchés inonderont.

termine un déluge, ils ne soient enveloppés: -

Vous êtes mon refuge dans les maux qui m'environnent, et vous qui êtes ma joie, déivrez-moi de mes persécuteurs,

Et dites-moi: Je vous donnerai la connais.

sance du chemin que vous devez suivre, et J'attacherai mes yeuxsur vous, pour vous em.

pêcher de vous égarer.

Ne vous conduisez pas comme le cheval et le mulet qui sont privés d’entendement.

Et qu'il faut dompter avec le mors et la bride pour s’en faire obéir.

Les pécheurs sont destinés à de grands chàtiments ; mais la miséricorde du Seigneur environne ceux qui espèrent en lui.

Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur, | soyez dans une pleine joie; vous tous qui avez | la droiture de cœur, glorifiez-vous en lui.

Gloire soit au Père, etc.

EIGNEUR, apaisez votre colère avant que de

me reprendre, laissez passer votre indignation avant que de me châtier.

Car vos coups m'ont percé, etje suis abattu sous la pesanteur de votre main.

Vos châtiments ont couvert tout mon corps de blessures, et la connaissance de mes crimes troublela paix de mon ame.

Car mes péchés sont en si grand nombre, qu'ils s'élèvent par-dessus ma tête, et qu'ils m'accablent de leur poids.

La pourriture et la corruption se sont formées dans mes plaies, à cause de mes égarements.

Je suis rempli de misères, dans un ennui qui ne finit point ; je marche tout le jour avecuün visage où la tristesse est dépeinte.

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Mes entrailles brülent du feu qui les consume, nulle partie de mon cœur ne seraexempte de douleur.

Je suis dans une affliction et un abattement extrême, et mon cœur ne pousse que de tristes soupirs.

Seigneur, mes désirs vous sont connus; et vous savez ce que mes gémissements espèrent de vous.

| Mon cœur est agité d'inquiétudes mortelles, les forces me manquent, et je perds la vue par l'abondance des larmes que répandent mes yeux.

Mes amis et mes proches se sont élevés contre moi, et m'ont insulté.

Ceux que leur devoir attachait à ma personne se sont éloignés de moi ; et ceux qui haïssent ma vie se sont efforcés de la ravir.

Et dans le dessein de me nuire, ils m'ont accusé fausement, et ont cherché sans se lasser les moyens de me perdre.

Maisje ne leur répondais pas plus que si j'eusse été sourd, et je ne leur parlais pas plus que sij'eusse été muet.

Je me rends semblable à un homme qui n'entend point, et qui n'a point delangue pour repousser les injures.

Parce que j'ai espéré que vous prendriez ma défense.

Oui, Seigneur, mon Dieu, vous exaucerez ma prière.

Dans cette confiance, empêchez queje sois un sujet de joie à mes ennemis, qui m’ontin-

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