‹ L'ange de minuit drame en six actesChapitre 86 sur 116 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ARY, SHEBEL.

(Tous deux entrent rivement.)

SHEBEL.

Qu’as-tu donc, mon cher Ary ? En vérité, il y a longtemps que je ne t’avais vu si joyeux.

ARY

C’est que depuis longtemps, Shebel, je ne m’étais pas senti tant d’espérance! Tiens, ce que j’éprouve, je ne l’avais

E as éprouvé depuis l’heure bienheureuse où le comte de Stramerg a pu se lever de son lit de souffrance et marcher plein de force au-devant de ses enfants. Scliebel! maintenant j’espère. Ce malade au chevet duquel j’ai été appelé, je réponds de lui; car je ne l’ai pas vue, elle!

SHEBEL, étonné.

Qui? elle?...

ARY, se troublant.

Rien, rien; je divague.

SHEBEL.

Mais tu pâlis...

ARY, souriant.

La fatigue... Je suis brisé!... Et puis cette chaleur, ces lumières... Je vais me reposer ici quelques instants; va, She* bel, va dire à nos amis qn’Ary Kœrner est heureux, et qu'il les aime.

SHEBEL.

A bientôt! (a part.) Qu’a-t-il donc ? (il s’éloigne.)

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