ACTE QUATRIÈME
Et l’on va voir une belle fin de bal... toute rouge! (a Karl.) Arrache-moi ta vie, toi, maintenant, je t’en délie !
RUTTER, s'élançant sur le baron.
11 faut le désarmer... (Mais il recule et tombe blessé. — Nouvelle terreur.)
MARGUERITE a vu cc mouvement.
Ail ! (Elle tombe évanouie; on l’entoure. Le comte se lord les mains de désespoir.)
KARL, <|ui s’est enfin dégagé, revenant au baron.
Ici ou ailleurs, Unissons ! (ils croiseut le fer.)
ARY, se jetant entre eux.
Bas lus épées ! (il les prend à pleine main, et, remontant juiqu’A la garde, il s’en saisit par une secousse furieuse, en s'écriant:) S’égorgCt-011, ici? (a cé moment, on voit Randal, Sbcbel et Gardcn qui pèsent chacun de tout son poids sur chaque porte du fond.)
LE BARON, avec rage et frappant du pied.
Ah ! (tes portes éclatent avec bruit.)
KARL, au baron.
Nous reprendrons nos épées au lieu du combat.
LE BARON, d’une voix sourde.
Soit ! (Se voyant entre Lulz et Ranspach et leur prenant la main.) Vous êtes mes témoins, messieurs?... (iis s’inclinent.) Un duel à mort!
KARL
Je n’en veux pas d'autre ! (au comte.) Mon père, je veux vous voir la force d’assister votre lils .. (a Ary.) avec toi, frère ! (Tous trois se serreut la main.)
ARY, à part, en regardant les épées qu’il tient à la main.
C’est Karl qui va se battre... et avec lui j’ai vu la Mort ! (il
sort avec le comte et Karl.)