ENSEMBLE
Al A : Il me faut du courage, (Marié au second ^ aeU i^'.) i\
MADAME RATIGNOL.
Sans counr davaaUg«y ,^,, Je trouire ma nièce en ces tiens
Quand je perdais oaurage ; ^
Ah ! cela tient du merveilleux ! t
PRIMITIVE
Sans attendr' davantage Je trouve ma tante en ces lieux.
Elle perdait courage ; Ah ! cela tient du merveilleux^
MADAME PIGRARD.
Sans courir davantage, Eli' trouve sa nièce en ces lieux !
Faut jamais perdr' courage ; Ah ! cela tient du merveilleiix !
MADAME RATiONoi, eviihramxiM Primitive.
Ma chère nièce.!., je disais aussi... il y a dans cette totlrntirô une forme de famille...
MADAHB PICflARD.
En v'ià une rencontre!
MADAME RATIGNOL , Vembrossant encore.
Ah î ça, j'ai de grandes nouvelles àt'apprendre... Ta position sociale se transforme. Il te tombe un héritage, celui de ta cousine Birotteau!... Cinquante mille francs.... rien que ça!...
MADAME PICHARD
Cinquante mille francs!...
PRIMITIVE
Dieu !...
MADAME RATIGNOL*
Tu vas te marier... il faut que tu sortes du corset.
PRIMITIVE
Je n' demande pas mieux, ma tante. ..
SGÈNË X. 19
MADAMB RATIGI70L.
Nous avons sous la main ce qu'il te faut... un jeune tiûmme... très-bien, qui fonctionne... dans les assurances... (^4 madame Pichard^ bas et sourianU) Hein?., y sommes-nous à présent, concierge î
MADAME riCHAKD.
Comment! cette affaire magnifique pour lui... ce serait...
MADAME BATIGNOIi.
Oui, portière... c'est ça...
MADAME piCHARD, à part, fMTenant la main de madame Ratignotj très-émue.
Ça va plus loin que je ne croyais... Ma foi, au petit bonheur... la chance peut nous servir... {Haut.) Madame chose, ce n*est pas pour vous vanter, mais je puis dire que vous avez la main heureuse.