‹ L'angelus operacomique en un acte paroles de M. J. AderChapitre 15 sur 26 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

AIMERI, MABILIE, CALANSON, dans

la chapelle. i

MABILIE, à part. C’est lui !..

AIMERI , d part. Tenon9-qous bien.

MABILIE, haut , un peu émue. Eh quoi!

messire, on vous laisse seul dans cette galerie.

AIMERI, montrant la chapelle. J'ai pu y faire mes dévotions â la vierge et la conjurer de toucher le cœur de la dame que je prie d’amour!

CALANSON, paraissant sur le seuil. Us sont ensemble... serait-ce pour elle? Attention !. „l'ra ! et ne perds pas un mot.

MABILIE, Sans jdoute elle exaucera votre prière, car un jongleur comme vous peut prétendre aux plus hautes alliances.

AIMERI. C'est faire trop d’honneur â mon savoir... (Avec intention .) Et d’ailleurs, ce n’est point â une alliance que j'aspire. y

CALANSON, d part. Cela me semble assez clair !

mabilie. Comment l’entendez-vous , messire ?

aimeri. Certes, noble daqje^ j’achèterais de mon sang la liberté ne celle en qui j’ai mis mon amour; châtelaine adorable entre les châtelaines , et qui possède toutes les vertus... excepté la miséricorde!..

MABILIE, i part. Que veut-il dire ?

AIMERI. Mais puisque des nœuds que rien ne saurait rompre la lient â un autre , que du moins j’obtienne d’elle un regard, une douce parole...

CALANSON, à part. Elle l’a regardé, je crois... Pauvre baron!

aimeri. Et le comte Aimeri de Sarlat mourra content.

mabilie. Le comte Aimeri de Sarlat !

vous en convenez donc!

CALANSON, à part. lien convient!

AIMERI. liélast noble dame, si vous ne m’avez pas reconnu d’abord , je suis le plus malheureux des hommes.

MABILIE. Mais, seigneur, je... croyais vous voir pour la première fois.

* AIMERI. Eh, quoi! madame, ne vous souvicnt-il pas qu’au château deÎRomanin, au dernier plaid d'amour,

lb Magasin t$£atbal.

MABILIE. e’était VOUS,

ÀiMKRi, à part . Sub ma foi, je ne l’y avait pas vue? {Haut.) Oui, noble dame , ‘j’épiais vos moindres nas; dans cette foule innombrable, je irai vu, e n’ai pu voir que vous... et quand, le sojh retiré dans mon castel, je voulus chasser les idées qui m'oppressaient , votre ima^e m’apçaraissait sans ceslc... dans mon réveil, dans me$ songes, c’était vous, toujours vous.

CALANSOft, d part. Comme Azalafs ‘à moi

aimeiu. Je vous envoyai vîngl messages! .

MABlUE. Des messages!

AIMERI. Dites, oh! dîtes moi qu*Hs ne . sont pas àtVivés jusqu’à vous ; ce mot peut seu) me rendre la vie.

M viiiUE, u part. Le baron les aura interceptés l"

CAL Assoit, d part. Je n’en ai- pas vu un!.'.

aimeri. Alors, désespéré, j’atosé prendre ce déguisement.

MABtLiE. Seigneur, le trouble où vous me jetez...

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