IV. — Le diagnostic en est difficile ; il reposera sur
le caractère des hématuries,
l'absence de signes de malignité,
l’urosélectan, qui montrera une image lacunaire,
la pyélographie rétrograde, qui trouvera ici toute sa valeur et qui, réitérée, montrera l’état stationnaire de la iésion.
En cas d'incertitude c’est l'exploration seule du rein et même son ablation qui trancheront le diagnostic.
V. — En effet, la gravité des symptômes exige un traitement énergique ; en premier lieu les hémostatiques et la transfusion arrêteront l’hémorragie. Si celleci persiste, une intervention directe sera de mise, qui consistera en une exploration soigneuse du rein. Si la lésion est d'accès facile son ablation devra être tentée par néphrotomie ou pyélotomie, mais dans l’incertitude on a surtout pratiqué la néphrectomie, qui amène à coup sûr une guérison radicale, et c’est encore à elle que l’on devra avoir recours quand le diagnostic d’an-
giome n'aura pas été solidement établi.
Vu : ru.
Le Doyen, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, JEAN LÉPINE. CIBERT.
Vu et pernus d'imprimer :
Lyon, le 15 Juin 1939.
Le RECTEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ
A. LIRONDELLE.