OBSERVATION VII
SENATOR. — Polymyosile. — Mort.
D.., patron boulanger, 5o ans, bien portant jusqu’en 1885 malgré un catharre bronchique professionnel, eut quelques points de myosite, et un peu de glycosurie; amélioré par une cure à Carlsbad et par la diète.
Janvier 1891 : des douleurs au mollet droit, puis au gauche, le réduisant à l’immobililé ; pression des muscles très douloureuse. Rien à la peau, jointures indemnes, fièvre faible. Les cuisses s’endolorissent, fièvre nettement progressive, atteinte des groupes musculaires Au bras, du thorax. des deux avant-bras; au-dessus des régions musculaires douloureuses, taches bleu-violacé plus ou moins circonscriles où diffuses ; muscles très durs à la palpation, respiration très douloureuse, mouvement fébrile semblable à celui de la typhoïde, langue sèche ; développement d’une pneumonie de la base
gauche, autres viscères indemnes. Ratc: exploration impossible à
cause de l’état douloureux des muscles du tronc; urines abondantes. (4 à 5 1. en 24 heures) avec des traces d’albumine et 5,8 o/o de sucre, Puis la douleur s’atténue aux mollets ; mort le 16 janvier.
Pas d’autopsie, mais un morceau de biceps, excisé, a été examiné : pâle, pas de pus, forte myosite interstitielle avecinfiltration cellulaire: intense, prolifération des noyaux. — Un œdème louche était sous
la peau.