‹ L'Angleterre et l'impérialisme: Avec 1 ct. en couleur hors texteChapitre 107 sur 143 · Blue Booky C- 4715, p · texte numérisé non relu

Blue Booky C- 4715, p

3. Pour tout ceci, je renvoie le lecteur aux beaux articles publiés, dans la Revue de Paris, par M. Charles Andler et à son livre Le Prince de Bismarck (librairie 6. Bellais).

302 L'ANOLETEBRE ET L'IMPERIALISME

les poussées de la nation. Mais il ne les avait nullement provoquées : il les subissait. Comme dans tout le reste de sa politique, il ne fit que suivre le mouvement national , en le ralentissant ]>our le maîtriser. Lui disparu, Tindustrie et le commerce secouèrent ces entraves protectionnistes qui ne profitaient qu*aux agrariens.

Los libre-échangistes anglais avaient donc toison de dire à la Commission de 1885 que le protectionnisme bismarckien était funeste aux industriels germaniques, — t( is a notorious fact that a greaf many industries in Germany suffer from it.,; so far from benefiting Germany ihe import duty is actually injurions to German interests *. Les Fair Traders calculent néanmoins que seuls les droits de douane, assurant aux manufacturiers allemands le monopole du marché intérieur, leur permirent la conquête des autres marchés, où le commerce allemand leur écoulait à perte le surplus de leurs marchandises^. Ce calcul est indigne d'aussi bons commerçants : les droits ne permettaient pas à TÂllemagne industrielle de tels bénéfices intérieurs qu'elle pût longtemps supporter de telles pertes extérieures. Par la suite, d'ailleurs, TAllemagne fut obligée de revenir presque au libre-échange pour sauvegarder son expansion commerciale.

Le successeur de Bismarck, en 1892, exposa au Reichstag la politique nouvelle , qui , également éloignée du libre-échange et de la protection, devait être, disait-il, une politique autonome : « Maintenant que notre industrie a grandi, il faut nous occuper

Page 1