Ipswich, 14 janvier
consiructif cherche par une législation pratique à élever la condition, à améliorer Tétat moral et intellectuel des classes laborieuses. L*autre, le radicalisme hurleur, est trop occupé d*idéals impossibles pour songer à une législation raisonnable et pratique K » Entre les deux radicalismes, le choix de J. Chamberlain n'a jamais hésité : il est un homme pratique, / afn a practical man^ et il cherche à améliorer, non à renverser l'État, to improve not to upset the govem^' ment*. Aussi garde-t-il le respect de la vieille constitution, prise dans son ensemble : « Le peuple repousserait dédaigneusement toute tentative pour briser notre vieille constitution' »; il y a, seulement, le petit détail des Communes qu'il veut améliorer sans cesse : « Nous sommes gouvernés par la couronne, les lords et les Communes. Je ne veux rien dire de la prérogative royale, sinon que tout effort pour l'étendre amènerait un contre-effort pour la limiter. Je ne veux rien dire des lords; certains prétendent que le moment serait venu de reviser la situation et le rôle de celte chambre. Moi, je me hasarde à dire que la question urgente, la question initiale pour tout vrai réformateur, est toujours la réforme des Communes *. »
Il a voulu constamment réformer les Communes et les mettre sous le contrôle plus immédiat du peuple par l'extension du suffrage à tous les membres de la communauté. La loi sera parfaite et pourra travailler efficacement au bonheur de tous, quand les Communes ne seront plus que le procureur des droits