Cf. Review of BeviewSy janvier 1805, p
saint Paul sur le suffrage des femmes. Il calcule la fin prochaine du monde et l'absorption non moins prochaine de la Russie par la Chine, ou Tavenir du cannibalisme, ou l'union de la chrétienté, ou la fédération panbritannique. Il se demande pourquoi on ne laisse pas TAllemagne annexer l'Argentine et l'Espagne reprendre l'Aquitaine, ou ce que dirait Jésus en débarquant à Charing-Cross. Surtout, il combine les plans de défense contre l'inVasion française qu'il attend tous les matins...
Mais les sports ont encore ses préférences. Il passe des heures à suivre et à critiquer, d'après son journal, les péripéties d'une partie de foot-ball ou de cricket. Il médite, de longs dimanches, les conseils de Sandow pour devenir un homme fort. Quelques-uns pourtant, dans l'intervalle des laborieuses digestions de ces longs dimanches, ouvrent parfois un livre, mais un seul. Car il leur arrive de mettre leur hobby (dada) — et il est sélect d'avoir son hobby — à se proclamer l'homme de Ruskin, ou de Carlyle, ou de Shakespeare, et à ne parler que de leur auteur et par citations même de leur auteur : « Rien n'est plus fatal à la vie de l'esprit, dit un autre Américain *, que l'Angleterre actuelle. L'existence extérieure ne pivote qu'autour du plaisir de tuer ou de voir tuer des choses, comme on dit. La vie intime n'est que club et dîners. Les maisons de campagne qui pourraient être des centres de vie intellectuelle ne sont que mode, sport et gastronomie. La perte du temps, la routine des engagements sociaux, la tyrannie des opinions reçues ne laissent ni loisir ni place pour la méditation. » Et la Contemporary Beview, tirant la