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18 l'angletehre et L'impérialisme
petit volume, intitulé Avant que Joseph vînt en Egypte^ ils ont réuni, de ses discours anciens, les passages les plus contradictoires, semble-t-il, à son langage actuel. A première lecture, les contrastes sont un peu choquants en effet. Avant d'aller en Egypte, Joseph disait aux électeurs de Sheffield :
« Le Times m'appelle libéral avancé, et je serai toujours fier d'être un libéral avancé, si l'on entend par là que j'emploierai toutes les occasions et toutes mes forces pour avancer mon libéralisme, et non, comme tant d'autres le font aujourd'hui, tout mon libéralisme pour avancer mon influence '. »
Il disait à son peuple de Birmigham :
« La baisse de notre commerce deviendra, je le crains, pire de jour en jour. Mais lord Derby assure que la production de nos terres pourrait être doublée, si l'on y mettait un capital suffisant. Voilà donc, au milieu de nous, un commerce encore intact, qui nous donnerait un revenu annuel de 250 millions de livres et qui assurerait à nos classes laborieuses du travail et des salaires. Et pour gagner ce commerce, nous n'aurions ni à coloniser les déserts de l'Afrique, ni à exporter la civilisation dans nos caisses d'opium, ni à l'imposer à des peuplades ignorantes à la pointe de nos baïonnettes, ni à nous concilier des rois nègres en favorisant la traite, mais simplement à libérer le sol de l'Angleterre des entraves du passé ^. »
11 disait aux Communes :
« L'Angleterre, sans doute, a des millions de livres à dépenser pour flatter le bas patriotisme des cafésconcerts, the vulgar patriotism of-^music halls\ Ce nouvel Impérialisme a déjà infecté bien des juge-