I. Voir Board o) T ide J '. décembre 1898 : la Suède Un
porte de Bambou rg pour i1) millions de marks en 1S06, pour 57 en 18 17, dont 22 millions de café, i à •"> millions dé viandes con- Bervées, <:\ •"> à G millions de coton, peaux, salpêtre, etc.
i. Miscellaneous Séries, n' 4ï>2 : Trade of lïambwg in yarns and t issues.
renvoyer à tout l'univers certains produits agricoles de la grande plaine allemande. Car cette Allemagne merveilleuse a su garder ses champs et développer ses cultures, tout en construisant ses usines et en décuplant ses cités. En milliers d'hectares, les betteraves et les pommes de terre couvrent la Saxe, le Mecklembourg et le royaume de Prusse. Elles ont fait de Hambourg le port de l'alcool et des sucres1. L'alcool pour nègres a conduit son commerce vers toutes les barbaries africaines et malaises. Le sucre l'a conduit chez tous les peuples civilisés. Les neuf grandes Compagnies de navigation se sont partagé le monde, trois pour l'Amérique du Nord, du Centre et du Sud, deux pour les côtes occidentale et orientale de l'Afrique, une pour le Levant, une pour l'Australie, une pour l'Inde, la dernière pour la Chine : toutes ont distribué en 1897 un fort dividende à leurs actionnaires. La plus grande de toutes, la Compagnie Hambourgeoise-Américaine, au capital de 70 millions, a payé 6 0/0 net; d'autres ont donné 6,50 et 7.50 0/0; quelques-unes, 12 00. La seule Compagnie Hambourg-Calcutta s est plainte des affaires, à la suite des mauvaises récoltes et des épidémies de l'Inde 2.
Outre le sucre et l'alcool, d'autres industries agricoles fournissent à Hambourg des frets d'exportation : le beurre, le fromage et les œufs pour l'Angleterre, la bière pour le reste du monde. Le pale aie anglais régnait autrefois sur les deux hémisphères. Tous les rapports de consuls anglais signalent depuis dix ans sa disparition. Partout, au Chili comme en Chine, dans la Méditerranée comme dans les mers austra-