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si la Chine a réellement importé ou exporté des métaux précieux ; tuais i Londres, ni au Foreign office ni an Board of trade, on n’a pu me fournir des données, même approximatives, pour dresser un pareil tableau; on n'y connaît que le mouvement du commerce entre le Céleste Empire et la Grande-Breugoe.
Dans une correspondance officielle au sujet de l'opium , qui vient d’être imprimée pendant cette année 1857 pour le parlement, je recueille, sur la matière qui nous occupe, quelques données malheureusement trèsvagues. Une grande maison de commerce suppose qu’en 1854 et 1858 on n'a point exporté des métaux de Chine; deux autres maisons et le ministre plénipotentiaire sir J. Bowring assurent qu’au contraire on en a importé, s'appuyant pour cela sur les publications de la Compagnie péninsulaire et orientale que je viens de citer. Mais ils parlent ainsi pour justifier le commerce de l'opium , et répondre au reproche que font 1 ce commerce les antiopistes, de causer un grand préjudice i la Chine en lui enlevant ses métaux. Et ils ne font point entrer en ligne de compte les métaux exportés par les vaisseaux particuliers ou clippers ; seulement sir i. Bowring y fait allusion, quoique d’uue manière vague et hypothétique, avouant (janvier 1856) qu’il ne peut donner des renseignements positiCs sur la question de l’importation et de l'exportation des métaux, et ajoutant que les ministres à Londres doivent avoir des statistiques plus exactes que celles qu’il possède.
Ces pages ne manqueront pas d'impatienter cerlains économistes théoriciens pénétrés de cette doctrine que l'importation et l'exportation des métaux précieux est chose indifférente pour un Etat. Nous prions ces économistes de cousidérer qu’il s'agit ici , non de principes , mais de faits. L'exportation de l’argent a été 1a cause de la guerre de 1840 , source elle-même de la guerre actuelle et des autres guerres qui surgiront peutêtre pins tard. Le point qui nous occupe est donc très-essentiel , il importe de le bien éclaircir, afin de pouvoir juger du passé , du présent et de l'avenir.
Dés avant le commencement de ce siècle jusqu'en 1854 la balance du commerce a été défavorable à la Chine. Parmi les autorités multipliées que je pourrais citer pour dissiper toute espèce de doute 4 ce sujet , je me contenterai d’un petit nombre. l , . ..
Je commencerai par M. S. Wells Williams , directeur depuis longuet années de la revue si estimée qui a pour titre Chinete Repotitory, et auteur du grand ouvrage publié en 1848 sous le litre de The Mtdlt Kingdotn. Son chapitre relatif au commerce de la Chine avec les étrangers se termine ainsi : • On estime que la contrebande de l'opium repré-