‹ L'anneau d'argentChapitre 17 sur 30 · SCENE XIIÏ · texte numérisé non relu

SCENE XIIÏ

Les MftMEs, PLACIDE.

PLACIDE, «n peu agité et riant avec affec-

tation.

LA ! . . . Je l'aurais parié ! .

tout effrayées!- - -

Voilâ ces dames

AGLAÉ

Qu'y a-t-ildonc?

Ce qu'il y a?

AGLAÉ

Vous êtes blessé ?

PLACIDE, riant d'une façon affectée.

Rien ! Rien ! . . Une plaisanterie... \\n défi ... Je pariais avec monsieur Arthur que jo tuerais une hirondelle. Je me suis fait mal ; mais ce n'est rien.

AGLAÉ, riant.

Toujours adroit , ce pauvre frère !

PLACIDE, lui lançant un regard singulier qu'elle ne voit pas. (À part.) Il n'est pas temps dédire la vérité.

CÉCILE, à part, sur le devant et de côté. Je ne sais pourquoi je suis toute tremblante. {Placide disparaît un moment : Madame de Folleville s'approche de Cécile et se place avec intention de manière à la cacher à ceux qui entrent par la porte.)

MADAME DE FOLLEVILLE

A peine remise d'une maladie nerveuse, cette commotion t'a troublée, Cécile.

PLACIDE , rentrant et ramenant de force Arthur qui reste près de la porte.. . * Je le veux, monsieur, de Vérigny!. . . Avant que vous partiez, il faut qu'elle vous voie. CÉCILE, à part, comme soulagée.

Ah!

PLACIDE

Ma sœur a été effrayée par ce coup de fusil que j'ai tiré maladroitement ; Dieu sait ce qu'elle imaginerait, si elle ne nous voyait pas ensemble , et de bonne amitié! Oui. . . . nous sommes amis... et même bientôt frères.

AGLAÉ, riant.

Frères ?

PLACIDE

Monsieur Arthur de Vérigny vient de me demander votre main que je lui ai accordée. AGLAÉ, avec un peu de joie.

Est-ce vrai?. .. . {Cécile qui a prêté l'oreille avec l'air de quelqu'un qui ne 'comprend pas, saisit la main de sa tante et écoute avec la plus vive anxiété; madame de Folleville est devant elle, et Arthur ne la voit pas.)

Parlez, Monsieur.

ARTHUR, pâle, triste, mais résigné.

Oui, Mademoiselle, j'ai demandé votre main

A monsieur de Melval , votre frère ; il me l'a

promise — Conflrmcrcz-vous sa promesse?

kGtxt, étonnée, elle hésite d'ahord, puis regarde

Arthur.

Monsieur

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