ACTE I. — SCÈNE I
complétant par le motif de Sieglinde les mots de celleci qui dit seulement que la maison et la femme appartiennent à Hunding.
Dans leur conversation nous apprenons que Siegmund a reçu une blessure insignifiante. 11 n'y fait pas attention car : « Mes membres demeurent — fermes encor. — Si ma lance comme mon bras — eût garde sa puissance, — je n aurais jamais fui : — mais ma lance tomba rompue... » Pendant cette explication nous entendons le motif de la tempête en rythme ponctué. Sieglinde a cependant (motif de Sieglinde) rempli d hydromel et offert à son hôte une corne. Siegmund boit, et tous deux se regardent quelque temps. Pour préparer la déclaration de Siegmund : « De mon sort triste lu prends pitié 1 «les violoncelles et contrebasses exposent un motif qui se répétera lorsqu’on rappellera les misères de Siegmund et de sa race, les Wâlsungen. On pourrait appeler ce motif des Wàl-
Moiif de la Détresse 39 >ies Wâlsungen
sungen, motif de la détresse des Wâlsungen :
Siegmund veut reprendre la fuite pour détourner de Sieglinde le malheur qui s'attache à ses pas. Mais Sieglinde s’oublie à lui dire : « Demeure alors ! Quels maux me peux-tu porter !... — Malheur habile ici! » Profondément ému, Siegmund reste, revient
Cor
vers le foyer devant lequel il s’assied en prononçant ces mots : « Wehwalt reine], c’est mon surnom! — Hun-