‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 31 sur 124 · ACTE I. — SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I. — SCÈNE II

des Wâlsungen » nous trahissent sa véritable descendance. Le motif de Sieglinde (34) à la clarinette interroge avec intérêt et le motif d’amour (38) au hautbois pose-une question insinuante : « Si pour moi tu ri aimes parler , » demande Hunding a Siegmund

hésitant, « à celle-ci fais réponse : — vois l'attente qui la tient ! » Innocemment et avec sympathie, Sieglinde interroge à son tour : « Hôte ! qui tu es — dis-le moi. » De nouveau, le motif 39 retentit au violoncelle avec tendresse et douleur. Le récit suivant de Siegmund est un chef-d’œuvre de musique et de poésie. Nous y apprenons le rapt de sa sœur, le meurtre de sa mère, la disparition de son père et le combat où il a brisé son bouclier et son épée. Aux mots « mon père avait disparu, » la disparition énigmatique de « Loup » c est le nom qu’il donne à son père —nous est principalement expliquée par l'identité de Wotan avec Loup, tandis que retentit le motif du Walhall (IL 13). Pour illustrer la chasse donnée

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à Loup le père et au louveteau — Siegmund luimême — nous entendons aux cors des fanfares

de chasse; et lorsqu'il mentionne les envieux qui poursuivaient le couple, le motif de Hunding nous indique que c’était la tribu de celui-ci. Siegmund raconte ensuite qu’il a recherché les faveurs des femmes : avec une tendresse expressive, la clarinette expose le motif d’amour (38) mais : « J'allai chez lotis, en tout

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LA WALKYR1E

endroit , — cherchant l'ami, — l'amante aussi , — mais partout , /ows me repoussent... — Malheur est sur moi. » Enfin lorchestre nous figure le combat d’où Siegmund est venu ici chercher asile ; tableau musical d une extrême animation où paraît entre autres, à la lin du récit, un motif qui trouvera son application dans Siegfried et dans le Crépuscule des dieux et qu’on peut désigner sous le nom de « motit héroïque des Wiilsungen » (42). Cette conclusion orchestrale du récit

de Siegmund est précédée d’une modulation d’une inimitable beauté où s’exhale, par des sons qui vont au cœur, la douleur de sa vie manquée, sans bonheur et sans amour (43). Comme suite à ce thème 42 résonne

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