‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 48 sur 124 · ACTE II. — SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II. — SCÈNE IV

Siegmund quelle va le conduire au Walhall où il retrouvera A\ dise son père, où le saluera joyeusement la troupe des héros défunts, où la fille de Wotan lui présentera familièrement la boisson. Sans doute ces mots de Brünnhilde ne laissent pas de faire impression sur lui ; mais lorsque, ayant demandé à la Walkyrie si Sieglinde l’accompagnera, Brünnhilde lui répond que non, Siegmund s’écrie : « Salue alors Walhall, — salue aussi Wotan , — salue encore Wdlse — et tous les braves... — Vers eux je n'irai pas. » En vain Brünnhilde promet, pour sauver le gage d’amour que Sieglinde a conçu de lui (fragments du chant d’amouretde printemps) de prendre soin d’elle. Mais lorsque la Walkyrie lui dit que le destin va le séparer impitoyablement de Sieglinde, car son glaive lui-même, Détresse, ne peut rien contre le destin, il brandit son glaive : « Nul autre que moi — ne la doit toucher vivante! » Brünnhilde qui a suivi jusqu’ici l’ordre de Wotan est saisie d’une violente compassion : « Arrête, Wdlsung ! — Crois à ma voix ! — Sieglinde vive , et Siegmund vive avec elle ! » Le motif du Walhall, ainsi que ceux de Hunding, de la Walkyrie, de l’annonce de la mort, de la luite et de l’amour jouent naturellement, durant cet entretien, selon son contenu, un grand rôle.

Un motif, appliqué tout spécialement dans cette scène, doit prendre le nom de motif de la « résistance au destin ». Il suit d’abord les mots de Siegmund :

POCHHASIMF.R.

LA WALKÎRIK

« Vers eux je n' irai pas /» (Voy. la citation 6'*) paraît ensuite de différentes façons, avec un grondement doux ou fort sous les paroles de Siegmund ou de Brünnliilde — uni au motif de l'annonce de la mort — et également en un puissant crescendo par des répétitions fréquentes et rapides.

Sur de vaincre, Siegmund suit du regard la Walkyrie qui s’éloigne. Une page animée, faisant allusion à la poursuite de Hunding qui s’approche, conclut cette scène — l’une des plus intéressantes de l’œuvre entière, au point de vue psychologique — et le motif d’amour conduit à la scène suivante.

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