‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 86 sur 124 · ACTE III. — SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCÈNE III

La même phrase accompagne ensuite les paroles de la Walkyrie ; un nouveau thème vient s’y ajouter, par lequel elle lui annonce : « O Siegfried — pur héros! Trésor du jour! » thème dont la douceur, pleine de sentiment, exprime l’amour qui jaillit du cœur de la femme.

A partir de là, elle prie bien encore Siegfried de la laisser, mais sa prière devient plus tendre; la « Walkyrie » s’efface devant la « femme ». Siegfried le remarque bien et, avec l ardeur du premier amour, il la presse : « Sois mienne! sois mienne! sois mienne ! » — « Oh ! Siegfried , tienne je fus toujours! »

— « Si tu Vêtais, montre-le donc ! » — « Tienne à tout jamais, je le suis! »

Siegfried letreint et elle s’abandonne à l’amour passionné qu’elle exprime ainsi : « En riant je t'adore

— en riant je m'aveugle, — en riant courons — nous perdre au gouffre ouvert. » Le motif de l’abandon d’amour (130) uni au motif 117 corrobore les paroles de

130 Motif tfp / 'abandon à l'amour

Brünnhilde et, après un duo brûlant de passion, l’orchestre célèbre, en une courte péroraison, ce moment

LE CRÉPUSCULE DES DIEUX

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