‹ L'Année archéologiqueChapitre 2 sur 132 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Lorsque, parla publication de VAnnitaire de V archéologue français, nous reprîmes, en 1876, une des dernières pensées d'Arcisse de Caumont, nous n'avions pas songé à aller beaucoup plus loin que notre illustre maître, et nous ne comptions nullement quitter le cadre d'un modeste almanach. Le voeu de nos souscripteurs, les avis de plusieurs critiques et nos propres desseins d'agrandissement nous ont entraîné à embrasser des matières de plus en plus nombreuses et à étendre celles que nous çivions déjà traitées. Toutefois nous nous étions imposé géographique ment pour limites celles mêmes de la France, n'espérant pas être assez constamment renseigné poumons occuper des pays étrangers. Mais voilà que, guidé par des vues plus larges et plus hardies, un éditeur courageux abaisse devant nous ces barrières : nous n'avons plus d'autre horizon que l'horizon le plus lointain de la vaste archéologie. Un changement de titre va donner une sorte de consécration

matérielle à ces accroissements ambitieux : tous les volumes de la coUection.à partir du quatrième, porteront désormais le nom d'Année archéologique.

Avec le nouveau titre, voici la division que nous adoptons définitivement, et qui déjà existait en germe dans V Annuaire de 1879:

1" partie, Calendrier archéologique;

W partie, Centenairesi

111' partie, l'Archéologie en France pendant les douze

IV partie, l'Archéologie a l'étranger;

V partie. Mélanges archéologiques, consacrés plus spécialement aux reciierches statistiques, et, lorsque l'espace le permettra, soit à des observations neuves ou piquantes sur différents sujets, soit à des anecdotes ouà de «joyeux

ur les coutumes de nos ancêtres; irtie. Bibliographie, suivie de comptes rendus 13 adressés à l'auteur ;

artie, Sociétés archéologiques de la France et de ', avec les noms, autant que possible, de leurs titulaires ; )artie, Documents administratifs et renseignements

irtie, Projets archéologiques pour l'année à venir. xession de ces divers articles pourra bien n'être ument irréprochable, mais elle nous est imposée lécessités matérielles dont, pour le bien même 'e, nous aurons à tenir le plus grand compte.

Nous sommes un peu moins rassuré sur la manière dont nous remplirons convenablement ce programme, qui va beaucoup au delà de nos promesses de 1876. Comme par le passé, nous arriverons progressivement à combler toutes les lacunes, grâce notamment au concours de plus en plus dévoué que nous apportent les Sociétés savantes, dont quelques-unes ont agréé l'échange régulier de leurs publications avec la nôtre (en voir la liste à la fin du volume).

Nos Mélanges sont sensiblement envahis par le grand nombre de renseignements que nous désirons mettre entre les mains de nos collègues. Ils conserveront toutefois une large part de notre sollicitude ; ne pouvant les faire longs, nous les rendrons aussi intéressants et substantiels que possible. La bibliographie n'y sera pas oubliée ; cette année même, pour premier gage de nos , bonnes dispositions à son égard, nous avons relevé les titres de toutes les thèses soutenues à l'École des Chartes. L'idée de ce travail nous a été suggérée par l'éminent professeur, M. Léon Gautier, qui, de plus, a eu l'obligeance de nous obtenir les autorisations et les communications nécessaires.

Pour les années suivantes, voici quelques-uns de nos projets relativement aux Mélanges,

Dans le volume de 1880-1881, ¥• de la collection, nous commencerons irrévocablement la publication des grandes Chroniques archéologiques, promise dès 1877. Dans ce long travail, qui a tenté et découragé déjà plusieurs érudits à

patieDce bénédictine, nous suivrons siècle par siècle, année par année, tous les événements pouvant intéresser un archéologue. Pour trouver le temps de soigner cette chronologie et de recevoir des communications de dates inédites, pour ménager certaines coïncidences et aussi à cause du grand espace qu'elle va occuper, nous la distribuerons sur seize années, divisées elles-mêmes en deux groupes, de manière à nous conduire jusqu'au xx' siècle. L'ordre suivant répondra à nos intentions :

Pour 1881 de 1000 h * avant J.-C.

— 188S de 1 a 500 après J.-C.

— (883 de 501 à 800 —

— 188i de 801 à 1000 —

— 1885 ■ xi" siàde —

— <886 xu' siècle —

— 1887 xiu' siècle —

— 1888 iiv» siècle —

— <889 XV' siècle —

— 1895 xvi" siècle —

— 1896 de 1601 à 1650 —

— 1897. de 1651 à 1700 —

— 1898 de 1701 à 1760 —

— 1899 de1751à180O —

— 1900 de 1801 à 1850 —

— 1901 de 1851 à 1900 —

L'interruption que nous avons admise pour les cinq années écoulées entre 1889 et 1895 nous permettra de raconter en détail, dans les centenaires relatifs à cette époque, les ventes et les destructions de monuments qui

ont si malheureusement signalé la révolution française.

Parmi les autres travaux de statistique préparés ou à préparer pour les volumes postérieurs à celui-ci, nous pouvons signaler aussi d'avance :

Plusieurs listes successives des cathédrales étrangères, analogue à celle que nous avons publiée en 1877 pour les cathédrales françaises ;

Plusieurs listes des abbayes françaises et étrangères, avec mention de leur situation géographique actuelle, souvent très difficile à retrouver;

Un état comparatif des monuments romains en Europe, en Asie et en Afrique ;

Des relevés» comparatifs des dimensions des plus célèbres obélisques égyptiens, des amphithéâtres romains, des temples grecs et romains, des plus grandes églises du monde, des monuments les plus élevés, etc.;

Des listes des monuments historiques de la France et de l'étranger, dès que nous aurons des documents certains ;

Un petit dictionnaire des ateliers monétaires qui ont existé en France avant le xvi* siècle ;

Divers aperçus généraux sur les monuments préhistoriques;

Une Histoire de Varchèologie, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours ;

Etc., etc.

Sans nous faire négliger le calendrier, qui sera chaque

iu de manière à offrir sous une forme réoréasérieux de recherches, les Mélanges lui seront éféréa et seront maintenus à son détriment ( nous verrons dans l'alternative de supprimer tic d'un volume. La prédominance laissée aux itatistiques nous permettra d'y éviter les poléntes et de réserver les libres manifestations ées personnelles aux comptes rendus bibliooù elles seront mieux à leur place, saurions terminer sans remercier une fois ur indulgente sympathie ceux de nos collègues i nos travaux et nous ont aidé à les dévelopra forcément une limite à la croissance maté- Ire œuvre, il n'y en aura aucune à notre conos efforts et à notre respect pour l'érudition, jours si honorable de servir.

Antsymb Saint-Paul.

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