VENTE FAURE
29 avril 1878.
Nous avons peu à nous arrêter à cette vente, qui a été couronnée d'un complet insuccès, malgré les plus magnifiques réclames. Le célèbre chanteur de l'Opéra, qui avait déjà vendu, le 7 juin 1873, une assez belle collection, avec de gros bénéfices, a reporté ses goûts de collectionneur sur quelques artistes modernes et principalement sur les impressionnistes. Outre quelques beaux Corot, il avait une série de Manet, qu'il espérait sans doute voir monter à Drouot, à des prix aussi élevés qu'est bruyante la réputation du peintre. La désillusion a été complète, et la plupart des œuvres mises en vente ont dû être rachetées par leur propriétaire. Nous citerons seulement celles qui ont été réellement vendues : Boldini, la Seine à Bougival, 2,700 fr., à M. Fichel; Corot, les Baigneuses, 6,000 fr., à M. Schnas; du même. Allée au bord de rÉtangjk Ville-d'Avray, 9,400 fr., à M. Legrand ; Jongking, Bateaux à l'ancre, 1,050 fr., à M. Goupil ; du même, l'Entrée du port, 1 , 000 fr. , à M . Agnès ; — Manet, PolichineUe, 2,000 fr., à M. Martinet.— Ainsi, sur &2 tableaux mis en vente, 6 seulenient ont eu acquéreurs. Le Bon Bock, de
M. Manet, mis à prix à 10,000 fr., n'a suscité aucune surenchère ; on a dû le retirer.