‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 14 sur 218 · N^ 90 du catalogue de la yente · texte numérisé non relu

N^ 90 du catalogue de la yente

2. M. Eugène Piot a contesté, avec, sa haute compétence ordinaire, cette attribution, dans ses articles sur l'exposition historique du Trocadéro, où cette frise a figuré.

relief de l'École italienne, représentant la Nativité, donné par M. His de la Salle, en février; un vitrail, Marie et r Enfant Jésus, donné par M. Oudinot ; une série de 12 médailles ou plaquettes italiennes en bronze, donnée en avril par M. Dreyfus ; un bas-relief d'un grand intérêt historique, représentant F Armée de Henri IV sur le quai du Louvre, donné par M. Fillon ; enfin 3 tapisseries de Beauvais et 10 vases de Sèvres de la plus belle qualité, àdmi-^ rablement choisis par le conservateur, et donnés par l'État. Ces vases ont été placés dans les salles de dessins. — Nous devons dire qu'au commencement de l'année, M. Barbet de Jouy a fait ouvrir deux nouvelles salles de sculpture moderne ; elles font suite à l'ancienne salle de sculpture française, — salle Ghaudet, — et comprennent les œuvres des sculpteurs du xa* siècle. Voici la liste des œuvres qui y ont été placées : le Spartacus de Foyatier, qui était au jardin des Tuileries; Vénus, de Simart; Toi-^ ktted'Atalante, Sapho, Psyché et un Fils de Niobé, par Pradier ; J, -Louis David, buste en marbre, de Rude ; le Christ, le Jeune Pécheur napolitain, la Jeanne d'Arc, et le célèbre Mercure du même artiste; Philopœmen, de David (d'An-: gers) ; Souvenir de Pompéi, par Jaley ; Jeune Pécheur dansant la tarentelle et Vendangeur improvisant, par Duret ; Thésée combattant le Minotaure, qui était au jardin des Tuileries, par Ramey; enfin r Enfance de ^aecAttô, chef-d'œuvre de Perraud, que l'on a fait entrer au Louvre, quoique les dix ans réglementaires fussent loin d'être écoulés.

Dans le département de la sculpture antique nous avons à signaler l'acquisition du beau marbre de la Vénus accroupie, trouvé près de Vienne (Isère) et qui avait été remarqué en 1877 à l'Exposition rétrospective de

Lyon. Il est difficile de porter aujourd'hui encore un jugement certain sur cette œuvre, qui est d'une bellefacture et qui nous semble appartenir à l'époque du Bàs- Ëmpire. Elle a été achetée 28,000 francs: M. Ravaisson, le savant et actif conservateur, a fait aussi divers aménagements très heureux dans sa section, et la galerie des antiques possède aujourd'hui une installation charmante. Un véritable catalogue est écrit sur les piédestaux des statues ; il ne reste plus maintenant qu'à reproduire ces notices en volume, pour en faire une œuvre d'une extrême utilité, qu'on pourra étudier à loisir. En terminant, nous nous permettrons d'émettre un vœu. Pourquoi la direction des Musées ne ferait-elle pas périodiquement, au mois de décembre, une exposition des œuvres acquises ou données pendant l'année, comme la ville de Paris? Le public pourrait ainsi se rendre compte des accroissements de nos collections ; il apprendrait à connaître les noms des amateurs généreux à qui il doit sa reconnaissance ; enfin, il verrait ce que savent faire, avec la part modeste du budget qui leur est allouée, les hommes habiles et éclairés qui ont la garde de nos chefs-d'œuvre.

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