‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 21 sur 218 · Voy. à l'Appendice, page · texte numérisé non relu

Voy. à l'Appendice, page

22,000 francs pour 1879, et nous verrons, en étudiant. Tannée prochaine, le budget des beaux-arts, comment il comptait Teipployer ^

A la cérémonie de la distribution des prix de PÉcole des arts décoratifs qui eut lieu le 4 août, à FÉcole des Beaux-Arts, M. Eugène Guillaume prononça un discours dans lequel, s'adressant aux élèves, il les félicita des succès remportés par eux dans les concours de VUnion œntraie *, ainsi qu'à TExposition universelle. « Votre envoi, dit le directeur général des Beaux-Arts, riche, rangé avec soin, exposé dans des conditions qui sont celles de toute la classe dont vous faites partie, votre envoi a été beaucoup remarqué... L'estime que vous accordent vos rivaux, les résultats obtenus et ceux que Ton peut espérer encore, vous les devez, j'en suis certain, au système traditionnel d'enseignement, à la méthode qui président k vos études. . . » Mais, d'un autre côté, le directeur de l'École, M. Louvier de Lajolais, tout en se félicitant des résultats obtenus, ne cacha pas qu'ils ne répondaient pas à ses visées. Prenant la parole après M. Guillaume, il s'écria : ({ Pour nous, l'Exposition de l'École au Champ de Mars est l'œuvre brillante du passé ; mais elle ne suffit pas à nos désirs, et nous n'avons pas attendu pour préparer les dispositions nécessaires à l'avenir et améliorer le programme de notre enseignement. Nous sommes unanimes pour reconnaître qu'il y aurait grande faute à

1. Ce crédit a été accordé presque entièrement par les Chambres, suivant les conclusions du rapporteur du budget pour 1879, M. Ântonin Proust, qui a fait allouer la somme supplémentaire de 19,380 francs^ au lieu de 22,000 francs demandés.

Page 1