GALICIE ET POLOGNE
Quoique ce% pajt no forment point, au point do tuo politique, des territoires indépendants, nous croyons devoir, en raison du mouvement artistique très particulier et caractéristique qui j règne, les mettre à part.
Le gouvernement autrichien n'alloue aucun crédit pour les beaux-arts en Galicie ;«il n'accorde aux Polonais que le droit de prendre part aux concours officiels de YieniM. L'empereur fait seulement parfois des dons sur sa cassette pa^ liculiôre. Quant aux écoloiL d'art, aux Académies (comme l'école polytechnique de Lemberg et l'Académie de Cracovie, dirigée par Matejko^ ainsi que les hauts emplois artistiques, ils sont soutenus par les conseils municipaux de chaque ville, et par le conseil général de la Galicie siégeant dans la capitale. Ces diverses assemblées votent encore des sommes pour des concours ou des travaux d'art. Les musées, expositions, etc., sont établis et subventionnés par des sociétés privées : ces sociétés facilitent, par ce moyen, la vente des œuvres d'art. La principale de ces sociétés est, en Galicie, la Société det amis dei beaux-arl» de Lemberg.
Pour la Pologne, qui se rattache politiquement à l'empire russe, elle reçoit moins encore du gouvernement. Les beaux-arts j sont soutenus, comme on Galicie, par des sociétés particulières dont la plus importante est la Société d'encouragement deg beaux-arU de Varsovie. Il n'existe pas de musées, mais de nombreuses collections particuUères appartenant à de riches familles polonaises et dont beaucoup sont plus importantes que de grands musées. Une des plus célèbres est celle do Tillanow.