CHARENTE-INFÉRIEURE
La Rochelle. — La création du musée de la Rochelle a suivi immédiatement celle de la Société des amis de^ arts, et
cette institution déjà ancienne n'a pas cessé d'être encouragée par l'État et la municipalité. Cette dernière accorde au musée une subvention de 2,000 francs qui, joints aux cotisations annuelles de la Société des amis des arts, permettent d'acheter des toiles choisies aux Salons de Paris par une commission spéciale.
Jusqu'en 1870, le gouvernement envoyait régulièrement chaque année une ou deux toiles à la Rochelle. Depuis, son zèle s'est un peu ralenti, le musée n'a rien reçu depuis 1874.
Heureusement le musée a été enrichi par des donateurs généreux au nombre desquels il convient de citer MM. Meneau (1873), Chandelier (1871), Admirauld (1876). Ce dernier a, notamment, laissé par testament deux toiles de Fromentin, deux Corot, un Ribot, un Jules Noél et un Appian.
Il y a à la Rochelle une belle collection d'objets de la Chine et du Japon, donnée par M. Sanier et par M. le baron Ch. de Chassiron.
Enfin un musée archéologique, déjà intéressant, a été organisé il y a six ans.
Dans les premières années de son existence, la Société des amis des arts organisa et mena à bonne fin six expositions périodiques ; le chiffre élevé des. frais que cette entreprise nécessitait la fit abandonner, et depuis 1856 toutes les ressources de la société furent consacrées à l'acquisition d'œuvres d'art pour le musée.
La ville possède une école municipale de dessin linéaire et d'imitation.