RÉGIONS LIMITROPHES
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officier d'administration de 1" classe d’artillerie coloniale, J. Decorse, médecin aide-major de J" classe des troupes coloniales, et Maîtret, âgent de culture, quittait Brazzaville le 5 août 1002. Après avoir étudié ta région située entre ! Itubangui et Fort Crathpel, la mission se dirigeait sur >'délé la capitale de Snoussi, qui s’est ralliée a la France et commence déjà a tourner son activité vers la mise en valeur de son pays; puis ayant visité, vers le sud, les ruines de Mbèlé au point de passage des trois bassins du Congo, de FQubangui et du Nil, elle remonta au nord pour reconnaître le Mamouri que les indigènes considèrent comme un lac. comparable au Tchad et <1111 11 est qu une immense plaine marécageuse où viennent se perdre quelque rivières.
P:n i le Kouti et la vallée du Bangoran, M* Chevalier gagna ensuite Fort Archambault et vers le nord alla relever la position du lac Iro qui, comme le Mamoun, est loin d’avoir rinijfortance que lui attribuent les indigènes.
foute cette région est uniformément plate, sillonnée d’anciens lits de rivières plus nu moins ensablés où Ce a 11 ne coule plus; Pendant l'hiveruage, cette vaste plaine se transforme en marécages s’étendant à perte de vue. Après avoir suivi le bahr Erguig qui ne serait qu'un ancien lit du Lhan, la mission visita Tchekna la nouvelle capitale du Baguirmi, puis le lac desséché de Baro ol poussa une pointe dans le Hanoi n iusou’à Mondo.
Be phénomène le plus intéressant de toute cette région est son assèchement graduel et l'empiétement pour ainsi dire du Sahara sur le Soudan, bc lac Filin, en effet, s’est complètement asséché en IBÜ3 et le lac Tchad suit progressivement son exemple. Mais ce mouvement du Sahara n’est pas régulier et le Tchad a eu, à plusieurs reprises, des débordements considérables. Au commencement d’octobre 1903, M. Chevalier se trouvait encore dans I archipel du Tchad et. le 25 décembre toute la mission était réunie a Brazzaville ayant admirablement rempli son programme scîenlifique et rapporté de régions eu grande partie inexplorées auparavant, de précieux documents cartographiques. Nous donnons ci-contre une ré duction de la belle carte dressée par M. Courte! que nous devons à 1 obligeance du chef de la mission Chari-bae Tchad.
Au Congo français mentionnons l'exploration dirigée dans le bassin de la Likouala par F administrateur Bobichon,
Bans Fbtat indépendant du Congo le capitaine Lemaire qui so trouvait a Dongoii au commencement de Cannée (voir Année cartoqr. fasc. 15 s est rendu par le flaut-Ouellé dans le nord de l'enclave de bado, sur le x\il t eu faisant l'exploration scientifique de toute cette région. Le capitaine Jacques a poursuivi ses éludes du projet de chemin de fer au K a tanga et fait l'inventaire économique du pays,
La commission de délimitation germano-congolaise a reconnu le bien Imide des prétentions belges au sujet de la région du Kiyou. Ce lac en effet est silue encore plus a I ouest de la frontière que ne le croyait l'Etat Indépendant, de sorte que le territoire Ion testé et qu'il avait occupé lui a p p a v 1 ie n l dé fini t i ve m e n I,
AFRIQUE ORIENTALE
In naturaliste français M, Alluaud, chargé de mission par le Ministre de l instruction publique, a exploré la région entre Mombaz cl le Victoria,
b es territoires éthiopiens ont continué en W03 à être le théâtre d'ex- 1 > lora tion s m té res sa n tes.
An commencement de l'année, une importante expédition anrio-améririunc dirigée par M. Mac-Millan a tenté d’explorer le cours du Nil Bleu depuis Je lac 1 an a [usqu'à Khartoum afin d’en reconnaître la navigabilité y de rechercher s il ne pourrait pas constituer une voie susceptible de drainer vers les territoires anglo-égyptiens une grande partie du commerce éthiopien actuellement dirigé sur Djibouti, Cette tentative avant complètement échoué, sou chel ne s’est pas découragé et a songé à rccommencer son exploration on sens inverse. Accompagné du colonel Harrington, ministre anglais auprès de MénéliMI. Mac-Millan a du quitter Khartoum au mois de décembre pour remonter le 3Nil T puis le Sobat et celui des affluents de cette rivière qui donnera le mieux accès sur le plateau éthiopien. 1
M. Skinner, consul gênerai des États-Unis d'Amérique à Marseille, a dirigé vers la fin de 1 année, une importante mission diplomatique auprès du negus Ménelik* Chemin faisant M. Skinner a effectué diverses études géographiques et scientifiques.
Une mission anglaise organisée parM. A. Butter uuquel furent adjoints rc :P res ? ntailts ,lü a exploré les régions méridionales de
Ethiopie a m de permettre à Sir John Harrington, le ministre anglais auprès de Menelik, de discuter en connaissance de cause la question de la frontière anglo-abyssine qui doit prochainement être déterminée dans ces régions-
.-..fo 116 d'Addis-Ababa, l’expédition se dirigea par la chaîne des lacs ieis le sud. Au confluent des rivières Aouata et Alla tu elle se divisa en plusieurs groupes qui sillonnèrent d’itinéraires le pays Liban et Dirré Apres avoir reconnu le village d’Aréro qui constitue le seul poste abyssin
ou sud du Sidamo et déterminé la direction de l'escarpement de Goro qui forme la limite occidentale des hauts plateaux du pays des Boran, l'expédition, réunie de nouveau sur les rives du Rodolphe, longeait le lac vers le sud pour gagner ïc chemin de for de l’Ouganda et la côte de l’océan Indien, M, Butter a rapporté de sa belle exploration une carte fort intéressante dont une copie a moindre échelle a paru dans le Geogmphicai Journal de Londres.
Nous donnons ci-contre, d’après cette copie, une réduction des itinéraires de la mission Butter et nous avons complété notre tracé à l'aide des magnifiques cartes à grande échelle publiées récemment par les Milteilungen de Gotha et les Zeitschrift de la Société de géographie de Berlin où sont réunis, d^Shc façon définitive, les remarquables travaux exécutés dans cette région de l’Afrique par MM. von Erlanger et Wickenburg (voir Année cartographique, fasc. I l et 12).
FAITS POLITIQUES
Un décret présidentiel en date du 29 décembre 1903 a remanié complètement l'organisation administrative et territoriale du Congo français. Dorénavant nos possessions du Congo comprennent quatre grandes régions naturelles :
1* Le Gabon, c'est-à-dire l ensemble de la région maritime comprise outre la Guinée espagnole, le Cameroun et les limites du bassin conventionnel du Congo, Chef-lieu Libreville*
2 Q Le Moyen Congo comprenant tous les territoires limités par le Gabon et la frontière du Cameroun jusqu’au 7° de latitude Nord, puis par ce parallèle jusqu’à la ligne de partage des eaux jusque et non compris le bassin de FUnibella et l'enclave de Baiigui; enfin par la frontière de I Etat Indépendant du Congo et colle de l'enclave portugaise de Cabinda Chef-lieu Brazzaville.
7é> Le territoire de l’Oubangui-Chari comprenant toute la région située au nord et à l'est du Moyen Congo; il est limité au nmd par le 7 n de latitude jusqu’au point où ce parallèle coupe à l'est la ligne du bassin conventionnel, puis par cette ligne elle-même jusqu'à la frontière de lEtat Indépendant. Chef-lieu Bangui.
1 Le territoire du Ichad, comprenant toute la région située au nord du précédent sans limites précises. Chef-lieu non déterminé*
Nous avons ci-contre reproduit graphiquement dans un même carton les nouvelles, divisions administratives de nos possessions de l'Afrique Occidentale française telles qu'elles résultent du décret du î tf octobre 1902 et celles du Congo français d’après la récente réorganisation territoriale de la Colonie*
l'n arrêté du Gouverneur général de l'Afrique Occidentale française en date du 12 mai, a décidé que le protectorat dos Maures du Sénégal (me droite) sera organisé et placé sous la direction d'un délégué du Gouverneur général, et trois petits postes ont été créés en pays Trarza : SoUtelMa, Khrqufa, Nouakchott* C'est le comméncement de l'occupation de la Ma u ritan i e 0 ce i de n tal e (voir A n née cart oy ra ph iqne, fasc, il).
Le Cercle du Macina a été distrait du l** territoire militaire (Tombouctou) et réuni à l’administra Lion civile.
L'Angleterre et le Portugal ont soumis à l'arbitrage du roi d'Italie la solution de leur différend relatif à la détermination du pays des Barotsé.
CHEMINS DE FER
Au mois de décembre a été votée et promulguée une loi qui déclare d utilité publique la construction d’un chemin de fer do Tlemcenà Lalla- Maghnia et à la frontière du Maroc,
La construction du chemin de fer de Kayes à Bammako s’est fort avancée et la ligne atteindra prochainement le Niger.
Les travaux du chemin de fer de Konakry au Niger ont été poussés ^ a la fin de l’année, la ligne était construite jusqu’à Kindia à
14J kilomètres de la côte et commencée au delà de ce point.
A la Côte d'ivoire un décret en date du 6 novembre a autorisé l'ouverture des travaux de la première section du chemin de fer d'Àbidiean à Ery-Makouguîé, J
A la Côte de l'Or la construction du chemin de fer de Sekondi à Koumassi est terminée; le premier train est arrivé le l" r octobre à Koümassi* La voie ferrée en construction au Dahomey a continué à progresser et ion kilométrés environ sont en exploitation.
Les travaux du chemin de fer en construction de Stanley ville à Pontnierville le long du Congo sont en bonne voie. Une dizaine de kilomètres de rails sont déjà posés.
Le chemin de fer reliant Boulouvayo aux Chutes Victoria a été ouvert au trafic et un pont est en construction pour franchir le Zambèze.
Les travaux de la voie ferrée anglo-égyptienne Berber à Souakim ont ete commencés aux deux extrémités à la fois* La ligne aura 400 kilomètres environ de longueur.
M, Cjiksxcau,
AMÉRIQUE
AMÉRIQUE DU NORD