AMÉRIQUE BORÉALE — ALASKA-CANADA
de Skagway sur le canal de Lynn, qui est la grande voie du Éondike*
Les Lanadiens reçoivent, il est vrai, en compensation, dans l'extrême sud du conteste, le canal de Port!and, les îles Pearsc et Whale qu'occupaient les Américains et qui constituent deux positions stratégiques, d'où ceux-ci dominaient Port Simpson, station canadienne.
Mais ni cette acquisition ni celle du débouché du canal de Portland, non plus que le droit de transit réservé au Canada, à travers le littoral devenu pour toujours américain, ne paraissent compenser la perte dn cana de Lynn avec l'accès direct de l'Océan pour la région aurifère, et Je retranchement pour le Dominion du rivage Pacifique sur un espace de i degrés*
La question qui vient ainsi d’être .tranchée n’éfait pis nouvelle. Le traitr anglo-russe de 1825 en était je point de départ. Mais nul n’aurait songe a ergoter sur ces textes anciens, rédigés dans l'ignorance cotnpiete de la configuration du terrain, si la découverte des gisements d'or du klondike n était venue soudain rajeunir cette question et lui donner un intérêt passionnant pour les deux parties*
L etude topographique et géologique [du territoire de l'Alaska se poursuit sans interruption par les soins du Geologîcat Snrvey des États-finis. Nous y reviendrons en temps voulu, en même temps que sur l'œuvre du Canaâtan Geological Sucrey ,
L exploration des immenses terres polaires et du barren qround canadien apporte chaque année une contribution nouvelle à la physionomie du Dominion,
Nos lecteurs connaissent déjà le nom de D, T. Hanbray, un vétéran de rexploration boréale américaine* Nous avons parlé (Année cartographique onzième année, 1890-1900} de son exploration entre le Chesterfield InlH et le grand Lac des Esclaves. La carte que nous reproduisons dans le présent lascicule a été publiée par lo Ùeoyraphical Journal de la Rouai Society de Londres; Ces expirations de F). T* Ilanburv remontent aux années 1001 et 1902. Parti cette fois de l'embouchure de ta Grande Rivière des Esclaves et. ayant traversé le lac de ce nom dans sa partie orientale, il a repris en sens inversé son précédent itinéraire descendant par la Thelon River la pente naturelle des eaux, jusqu'au lac Baker et au fjord de Chesterfield. lia particulièrement sillonné de ses pas la partie riveraine qui s'étend au nord de ces deux longues nappes d'eau, dont il nous fait connaître la physionomie hydrographique. Puis, revenant en arrière, il se dirige vers le Nord à travers le continent désert, coupe la ligne du Cercle polaire et al teint la côte septentrionale do la Terre Ferme qu'il longe, laissant à sa droite la péninsule de Kent, Cela lui permet de constater mieux qu'on ne le savait auparavant la presque complète insularité de cette péninsule* Enfin, continuant de longer la côte capricieuse du Dominion, il rentre à l'intérieur en remontant le cours de la rivière Copperrnine, puis on descendant la Dease River jusqu'au Grand Lac de l'Ours qu'il traverse pour aller toucher aux rives du Mackenzie. Au point de vue de la représentation du sol, cette importante exploration arctique est une contribution nouvelle très appréciable*
lai lia>ntière ci lire l'Alaska américain et le Canada britannique a été definitivement fixée en novembre 1903, Notre cfirte montre quelles étaient "es revendications des deux parties, Lune demandant que la frontière suivit la direction générale du lifterai, à 30 milles de distance, l'autre qu elle épousât toutes les sinuosités de la côte.
Lotte dernière thèse, celle des Etats-Unis, a eu gain de cause devant l arbitre, au grand désappointement et aijjgrand dommage des Canadiens. Nans ad juger aux Etats-Unis toute la largeur du littoral qu'ils réclamaient, arbitre anglais s'est rallié à leur interprétation tendant à fermer au nuada l'accès de la mer sur le littoral de l'Alaska. Tous les golfes, baies, fjords sont attribués en totalité aux Américains avec les villes de Ryca et