‹ L'Année cartographique (volume 3)Chapitre 49 sur 115 · CONGO — AFRIQUE CENTRALE · texte numérisé non relu

CONGO — AFRIQUE CENTRALE

Au Congo français, un grand affinent de FOgooué, rivindo-Ndjadié a été reconnu et levé par M. Taille, agent de la Société du llauUOgooué, l a branche maîtresse de la rivière n'esl ni l’Aïna, nom inconnu des indigène^ ni le N’Djadié, mais le Yeridji.

M. Roussarie, agent de la compagnie Ngoko-Sanga, a exploré la région comprise entre le Ngofco et le Karagouc, un des principaux affluents du Il vin do.

M. Ch. Pierre, sous-direcleur de la Société des Sultanats du llaul-Oubangui. parti du Congo pour étudier l'état actuël du Bahr-el-Ghazal an point de vue commercial, est revenu en Europe par ie Nil, refaisant ainsi nlmeraire effectué parla mission Marchand en 1808.

bans l'Etat indépendant du Congo, le Commandant Lemaire a continué, en 1004, l'exploration scientifique de l'enclave de Lado.

En Éthiopie, l'expédition anglo-américaine Mac-Millan et Harringto \ (voir Am*, cartogr. 1905) a réussi, en remontant de Khartoum le Nil Blanc, le SofiaI cl le liaro, à s'élever sur le plateau abyssin. A Rang, le colonel Harrington s’est séparé de ['expédition pour regagner Addis-Ahaba, tandis que M. Mac-Millan explorait la région située entre le Sobat et le lac Rodolphe, d'où it regagnait le Nil et l'Égypte.

M. Alluaud a continué, en 1904, ses études d'histoire naturelle dans Li région du Victoria Nyanza oL du Ri lima Ndjaro,

FAITS POLITIQUES

Un avis officiel du Ministère de la Guerre détermina ainsi la limite septentrionale de la région saharienne au sud du Maroc : Figuîg, l’oued Lhcgget cl Abid, l'oued cl Guazzani, l'oued el Abiodh jusqu'à Aïn shIL üêhar, la crètedu Djebel el Mahdjeb jusqu’au kstir d'El Atiùiar (non compris ce ksar ni celui de Sfissifa); l'oued Mongïffùl et l’oued Talzaza jusqu'à son confluent avec Toued Guir.

A la fin de 190i, un poste militaire a été fondé à Àqadès, capitale de l'Air.

Un décret présidentiel, eu date du 18 octobre 19IH, modifié de nouveau l’organisation du gouvernement de l'Afrique occidentale française. En conséquence, le gouvernement de l'Afrique occidentale française comprend :

1° La colonie du Sénégal, qui se compose des territoires d'administration directe formant la circonscription actuelle du Sénégal, auxquels sont ajoutés les pays de protectorat de la rive gauche du Niger qui cessent de faire partie de la Sénégamhie-Niger;

2° La colonie de la Guinée française;

5 ,h La colonie, de la Cote d'ivoire;

4“ La colonie du Dahomey.

(Ces trois colonies avec leurs limites actuelles).

5" La colonie du Haut-Sénégal et du Niger, qui comprend les anciens territoires du Haut-Sénégal et du Moyen-Niger et ceux qui forment le troisième territoire militaire. Le chef lieu sera élnhli ù Rammuko. (Cette colonie sc compose : U des cercles d’administration civile, parmi lesquels sont compris ceux qui forment actuellement le deuxième territoire militaire ; 2* d’un territoire, militaire dit* n territoire militaire du Niger w, qui comprend les circonscriptions actuelles des premier et troisième territoires militaires,)

fi 0 Le territoire civil de la Mauritanie.

Le siège du gouvernement général est à Dakar. Chacune des colonies composant le gouvernement général de l'Afrique occidentale française est administrée, sous la liante autorité du Gouverneur général, par un Gouverneur des colonies fort an t le tilre de Lientenani-gouverneur et assisté par un Secrétaire général.

Le territoire civil de la Mauritanie est administré par un Commissaire du Gouvernement général de l'Afrique occidentale française.

Un arrêté du Gouverneur général eu date du 2Ü décembre a fixé l'organisation du territoire militaire du Niger, Le commandement de ce terri loin 1 , est exercé, sous l'autorité du Lieutenant-gouverneur du Haut- Sénégal et Niger, par un colonel qui réside à Niamey sur le Moyen-Niger; le territoire est partagé en trois régions ayant pour chef-lieu Niamey, Tombouctou et Zinder.

Nous indiquons, dans le croquis ci-contre, les nouvelles divisions administratives de l'Afrique occidentale française telles qu’elles résultenl du décret du 18 octobre.

Eu Mauritanie de nouveaux postes ont été créés par M. Coppolanï, le commissaire du gouvernement général, à Mal, Aleg, K'Bout et Mouïl (voir Ann. Cartog,, 1905) et notre pénétration s'avance vers le Ta gant,

A la Côte d'ivoire un arrêté du gouverneur général en date du 1 li juin remplacé le nom de Petit-Bassani par l'appellation de Fort-Boiïet.

Le 8 avril 19li4, un accord franco-anglais, régi a ni différentes questions coloniales pendantes, accorde à la France en Afrique : 1° Une modification de la Iroutière de la Gambie qui assure à notre pays la possession de Yarboutenda et des terrains et points d'aller risse ment appartenant à cette localité. Au cas où la navigation maritime ne pourrait s’exercer jusque-là, un accès sera assuré au gouvernement français sur un poihl de la rivière Gambie située plus en aval et accessible à la navigation ;

2° La possession des îles de Los situées en face Konakry;

ANNÉE CARTOGRAPHIQUE ^Quinzième Armée) 1904

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